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Le plus grand hôpital de Gaza, Shifa, reprend partiellement du service – OMS

L'armée israélienne avait montré qu'al-Chifa était le principal centre de commandement des opérations du Hamas dans la bande de Gaza

Des patients à l'hôpital al-Shifa dans la ville de Gaza, le 10 novembre 2023. (Crédit : Khader al-Zanoun/AFP)
Des patients à l'hôpital al-Shifa dans la ville de Gaza, le 10 novembre 2023. (Crédit : Khader al-Zanoun/AFP)

Le plus grand hôpital de la bande de Gaza, durement touché par la guerre entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, a réussi à reprendre partiellement du service, selon l’OMS qui l’a ravitaillé pour la première fois depuis deux semaines.

« Une équipe de l’OMS et des partenaires ont été en mesure d’atteindre l’hôpital d’al-Chifa dans le nord de Gaza aujourd’hui et de livrer 9 300 litres de fuel ainsi que des fournitures médicales, pour soigner 1 000 patients victimes de traumas et 100 patients nécessitant des dialyses », a annoncé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans la nuit de jeudi à vendredi sur le réseau social X (ex-Twitter).

L’équipe de l’agence des Nations unies a pu constater que l’hôpital était à nouveau en mesure de dispenser des soins grâce à une équipe médicale forte de 60 personnes.

Al-Chifa dispose à nouveau de 40 lits en chirurgie et en médecine générale, d’un service d’urgence et de quatre salles d’opération, a détaillé le patron de l’OMS, dont l’organisation avait fait une description apocalyptique des lieux à la mi-décembre, avec des centaines de blessés soignés à même le sol et, pour les plus mal en point d’entre eux, une évacuation hasardeuse vers un autre hôpital.

Le docteur Tedros a aussi indiqué qu’al-Chifa disposait de nouveau d’un service de base en gynécologie-obstétrique et en radiologie, d’une capacité limitée d’hémodialyse et de capacités « minimales » pour les analyses.

« La reprise partielle des services à al-Chifa signifie que la consommation de carburant est beaucoup plus élevée et que les besoins en fournitures médicales augmentent », a souligné le chef de l’OMS, en réclamant un accès régulier et sûr à cet hôpital comme à l’ensemble des infrastructures de santé du territoire.

« Nous insistons, une fois de plus, sur le fait que la santé doit être protégée et jamais visée ou militarisée », a-t-il souligné.

L’hôpital d’al-Chifa, dans le nord de la bande de Gaza, s’est retrouvé au centre des intenses bombardements, puis des combats au sol, qui ont marqué les premières semaines de la guerre lancée contre le mouvement islamique Hamas par Israël. L’armée israélienne avait montré qu’al-Chifa était le principal centre de commandement des opérations du Hamas dans la bande de Gaza, ce que le groupe terroriste islamiste palestinien dément. Des informations corroborées par des renseignements américains.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage plus de 240 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza. Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Plus de 23 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 8 500 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre

Le système de santé de Gaza est au bord de l’effondrement, selon l’OMS.

La situation humanitaire dans le territoire est « indescriptible » et la distribution de l’aide doit faire face à des obstacles « quasiment insurmontables », avait dénoncé mercredi encore le patron de l’OMS.

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