Le principal suspect de la fusillade de Haifa et son complice présumé restent en prison
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Le principal suspect de la fusillade de Haifa et son complice présumé restent en prison

L’homme qui aurait tué un chauffeur de camionnette et blessé un juge rabbinique lors d’un attentat terroriste présumé s’est rendu jeudi à la police

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des médecins légistes enquêtent sur le lieu où un homme a été assassiné après qu'un tireur inconnu ait ouvert le feu, faisant un mort, à Haifa, le 3 janvier 2017 (Crédit : Meir Vaknin/Flash90)
Des médecins légistes enquêtent sur le lieu où un homme a été assassiné après qu'un tireur inconnu ait ouvert le feu, faisant un mort, à Haifa, le 3 janvier 2017 (Crédit : Meir Vaknin/Flash90)

Vendredi, un tribunal de Haifa a décidé de garder le principal suspect dans l’affaire de la fusillade meurtrière survenue mardi dans la ville portuaire en garde à vue, ainsi qu’un homme suspecté d’être son complice, a annoncé la police.

Jeudi, l’individu soupçonné d’avoir mortellement blessé par balles le chauffeur d’un fourgon âgé de 47 ans et d’avoir blessé modérément un juge rabbinique s’était rendu à la police, dans le sillage d’une chasse à l’homme de grande ampleur lancée dans le nord d’Israël.

Un autre homme qui, selon la police, a aidé le suspect, a également été appréhendé ce jour-là.

Le Tribunal a décidé vendredi de conserver les deux hommes en détention jusqu’au 15 janvier au moins, a fait savoir la police.

Mardi, Yehiel Iluz, 48 ans, juge éminent d’un tribunal de conversion rabbinique de Haifa, avait été légèrement blessé lors d’une première fusillade perpétrée sur la route d’Haatzmaut, dans la ville.

30 minutes plus tard, Guy Kafri, 47 ans, qui conduisait un fourgon et était originaire du quartier Nesher de Haifa, avait été mortellement touché par une balle alors qu’il circulait rue Hagiborim, située à proximité.

Les forces de l’ordre ont envisagé la possibilité que les deux fusillades étaient une attaque terroriste, mais la police n’a pas encore formellement apporté de confirmation. L’avocat du suspect a rejeté cette accusation et a indiqué à la Deuxième chaîne qu’il se retirerait de l’affaire si les fusillades devaient avoir eu des visées terroristes.

L’enquête a été placée sous embargo et peu de détails ont été révélés à la presse.

La famille et des amis se sont rassemblés lors des funérailles de Guy Kafri, assassiné lors de la fusillade survenue )à Haifa, dans un cimetière de la communauté d'Ofer, au sud de Haifa, le 5 janvier 2017 (Crédit : hBasel Awidat/Flash90)
La famille et des amis se sont rassemblés lors des funérailles de Guy Kafri, assassiné lors de la fusillade survenue )à Haifa, dans un cimetière de la communauté d’Ofer, au sud de Haifa, le 5 janvier 2017 (Crédit : hBasel Awidat/Flash90)

Jeudi, l’ordonnance a été partiellement levée, le principal suspect dans cette affaire s’étant rendu à un commissariat de police situé dans le nord d’Israël. Son identité et d’autres caractéristiques le concernant ne peuvent être publiées pour l’instant.

Selon la police, l’homme a déclaré qu’il “avait compris que la chasse à l’homme lancée contre lui se rapprochait de lui”.

La police a salué des “renseignements déterminés et des efforts opérationnels” qui ont inclus la localisation de l’arme utilisée lors de la fusillade, encourageant le suspect à se rendre.

Il a été confié aux services de sécurité du Shin Bet où il subira un interrogatoire plus poussé pour déterminer si la fusillade était en effet une attaque terroriste.

Jeudi également, Kafri a été enterré à Ofer, au sud de Haifa. Des centaines de personnes endeuillées ont assisté à ses funérailles.

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