Le prix du pétrole grimpe alors que les négociations avec l’Iran restent dans l’impasse
Selon un expert financier, le blocus américain des ports iraniens met à rude épreuve le système pétrolier, avec des répercussions sur les prix futurs
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Les cours du pétrole ont augmenté, dans la journée de mercredi, alors que les négociations qui visent à mettre un terme à la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran semblent être au point mort et que la réouverture du détroit d’Ormuz, d’une importance cruciale, n’est pas près de survenir.
Alors que la Maison Blanche a fait savoir que le président américain Donald Trump et son équipe examinaient la dernière proposition de Téhéran – qui vise à rétablir le trafic dans cette voie maritime de premier plan, par laquelle transite un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux – CNN et le Wall Street Journal ont rapporté que Trump avait exprimé son scepticisme face à ce plan.
Le plan qui a été présenté cette semaine par la république islamique prévoit apparemment la levée du blocus du détroit par le régime de Téhéran et la fin du blocus qui avait été mis en place en représailles par Trump sur les ports du pays pendant toute la durée des pourparlers, avec un report des discussions sur le programme nucléaire iranien, qui se tiendront à une étape ultérieure.
Si le secrétaire d’État américain Marco Rubio a dit que la proposition de l’Iran était « meilleure que ce que nous pensions qu’ils allaient soumettre », il a rejeté l’idée de mettre de côté la problématique du nucléaire et il a insisté pour que tout accord éventuel soit « un accord qui empêche définitivement les Iraniens de se précipiter vers l’arme atomique ».
Le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, a pour sa part estimé que Washington « devait renoncer à ses exigences illégales et irrationnelles », ajoutant que les États-Unis n’étaient « plus en mesure d’imposer leur politique à des nations indépendantes ».
Le Qatar a mis en garde contre un « gel du conflit » si une résolution définitive ne devait pas être trouvée.
Le blocus du détroit par l’Iran avait commencé peu après que les États-Unis et Israël ont lancé leur guerre contre la république islamique, le 28 février, avec pour objectif de déstabiliser le régime iranien et de détruire ses programmes de missiles balistiques et nucléaires – ce qui avait provoqué une forte hausse des prix de l’énergie dans le monde entier.
Les inquiétudes liées à l’enlisement des négociations ont fait grimper les prix du brut depuis plus d’une semaine, la décision de Trump d’annuler le voyage de ses émissaires qui devaient se rendre au Pakistan, le week-end dernier, pour des pourparlers ayant ajouté à la morosité ambiante.
Le Brent se situe au-dessus du niveau qu’il avait atteint avant que les deux parties n’annoncent un cessez-le-feu, au début du mois d’avril, tandis que le West Texas Intermediate a franchi la barre des 100 dollars mardi pour la première fois en deux semaines.
Les deux ont continué à grimper mercredi, le Brent se maintenant au-dessus de 113 dollars et le WTI au-dessus de 101 dollars.
« L’Iran souhaite que le blocus soit levé et que l’accès à ses flux soit rétabli », a écrit Stephen Innes, qui travaille au sein de SPI Asset Management.
« C’est Washington qui dispose de ce levier et l’administration américaine n’est pas pressée de le céder sans en tirer profit », a-t-il ajouté.
« En attendant, plus la situation s’éternise, plus les effets secondaires commencent à se faire sentir. La pression sur les stocks s’accumule, des risques liés à la production apparaissent et le système commence à se tendre d’une manière que les prix à terme ne peuvent ignorer », a-t-il poursuivi.
L’information qui avait laissé entendre que les Émirats arabes unis, producteur de premier plan, avaient décidé vendredi de se retirer des cartels pétroliers de l’OPEP et de l’OPEP+, expliquant que cette décision était stratégique, n’a suscité que peu de réactions. Les Émiratis ont depuis confirmé la nouvelle.
Toutefois, CNN a également cité des sources proches des pays médiateurs qui ont confié que les deux parties n’étaient pas aussi éloignées l’une de l’autre qu’elles semblaient l’être.
La chaîne a ajouté que les initiatives diplomatiques intenses qui ont été entreprises se poursuivaient et que les discussions se concentraient sur un processus par étapes – la première phase d’un accord potentiel visant à revenir à la situation d’avant-guerre et à rouvrir le détroit.
Le programme nucléaire iranien serait traité ultérieurement, a-t-elle précisé.
Malgré l’incertitude, les marchés boursiers asiatiques ont progressé dans leur majorité, Hong Kong gagnant plus d’un pour cent, tandis que Shanghai, Séoul, Wellington, Manille, Bangkok, Mumbai et Jakarta ont également progressé.
Sydney, Singapour et Taipei ont reculé, tout comme Londres, Paris et Francfort.
Tokyo était fermé pour cause de jour férié.
Les traders ont reçu un signal baissier de Wall Street, où le Nasdaq a mené les pertes en raison d’une vague de ventes dans le secteur technologique, suite à un article du Wall Street Journal qui a indiqué qu’OpenAI, le créateur de ChatGPT, n’avait pas atteint ses objectifs en termes de nombre d’utilisateurs et de chiffre d’affaires.
Cette information a été rendue publique alors que les marchés se préparent à la diffusion, cette semaine, des résultats des géants de Wall Street que sont Amazon, Google, Meta et Microsoft.
La Réserve fédérale conclura également une réunion de deux jours plus tard dans la journée, les investisseurs surveillant de près ses perspectives en matière d’inflation et de taux d’intérêt alors que les coûts de l’énergie s’envolent.
la Communauté du Times of Israël !







