Le tribunal interne du Likud rejette les recours contre la fusion avec Koulanou
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Le tribunal interne du Likud rejette les recours contre la fusion avec Koulanou

Deux députés de la Knesset s'étaient opposés à cette mesure qui les a fait descendre plus bas sur la liste électorale du parti, mettant en danger leur siège à la Knesset

Benjamin Netanyahu et Moshe Kahlon, le 21 janvier 2013. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Benjamin Netanyahu et Moshe Kahlon, le 21 janvier 2013. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le tribunal interne du Likud a rejeté dimanche un appel interjeté par des parlementaires mécontents contre un projet de fusion avec le parti Koulanou avant les prochaines élections, par crainte de perdre leur siège à la Knesset.

Le tribunal a également rejeté un appel en faveur de la tenue de nouvelles primaires du parti avant les élections du 17 septembre, mais a statué que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne peut émettre de nouvelles réserves pour ses choix personnels sur la liste que si le Comité central du Likud donne son approbation.

Plus tôt ce mois-ci, deux parlementaires d’arrière-ban du Likud ont déposé un appel officiel devant le tribunal une semaine après que le secrétariat du Likud a approuvé un accord de fusion entre le parti et le parti de centre-droit Koulanou du ministre des Finances Moshe Kahlon, avec quatre places sur la liste du Likud réservées aux membres Koulanou : numéros 5, 15, 29 et 35.

L’alliance – qui ramène Kahlon, autrefois ministre du Likud, dans le giron de son ancien parti – a irrité certains membres du Likud et survient au moment où le pays s’apprête à procéder à une deuxième élection sans précédent en un an, après l’échec des pourparlers de coalition suite aux élections d’avril.

Les députés Michal Shir et Ariel Kallner s’étaient farouchement opposés à la décision de fusionner. Shir, actuellement numéro 29 sur la liste du Likud, et Kallner, numéro 34, seront tous deux repoussés de trois places dans le cadre de l’accord. Le parti compte actuellement 35 sièges à la Knesset.

Les deux députés nouvellement élus ont prétendu que la décision avait été approuvée sans application régulière de la loi et à l’encontre des règles internes du parti.

La députée du Likud Michal Shir lors d’une journée d’orientation à la Knesset, le 29 avril 2019. (Crédit : Noam Moscowitz/Knesset)

Bien que le vote d’approbation du secrétariat a été adopté à une large majorité, Shir et Kallner n’étaient pas les seuls membres du Likud à ne pas être satisfaits du retour de Kahlon dans le parti. Les députés Haim Katz et Gideon Saar ont été parmi ceux qui ont boycotté le vote, selon le site d’information Walla.

Dans un effort apparent pour apaiser les députés d’arrière-ban qui perdront probablement leur position en raison de l’alliance, le secrétariat du Likud s’est également engagé à étendre la loi dite norvégienne, qui permet aux ministres de démissionner en tant que membres de la Knesset et de quitter leur siège au profit des candidats suivants sur la liste du parti. Le Likud a déclaré qu’il modifierait la loi – qui est actuellement limitée à une démission par parti – à quatre.

Le parti Koulanou a été créé par Kahlon avant les élections de 2015 et défend des politiques économiques socialement favorables, en particulier pour les jeunes familles.

Aux élections du 9 avril, le Likud a remporté 35 sièges et Koulanou en a remporté quatre, contre 10 lors des élections de 2015. M. Netanyahu a dit qu’il espérait que la fusion porterait le nombre de sièges du Likoud à 40.

Après avoir échoué à former une coalition majoritaire après le vote d’avril, Netanyahu a dissous le Parlement et convoqué de nouvelles élections pour septembre.

A l’occasion des prochaines élections, plusieurs partis de gauche et de droite se sont montrés intéressés pour s’unir avec des alliés sur des listes communes afin de maximiser leurs chances de gagner des sièges à la Knesset.

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