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L’EI revendique l’attaque qui a tué 11 militaires égyptiens

Le bilan de l'attaque contre une station de pompage hydraulique militaire dans la péninsule désertique est l'un des plus élevés enregistrés par l'armée égyptienne depuis des années

Illustration : Un membre des Forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis retirant un drapeau de l'État islamique dans la ville de Tabqa, en Syrie. (Crédit : Delil Souleiman/AFP Photo)
Illustration : Un membre des Forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis retirant un drapeau de l'État islamique dans la ville de Tabqa, en Syrie. (Crédit : Delil Souleiman/AFP Photo)

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué dimanche via son organe de propagande Amaq l’attaque qui avait fait la veille onze morts dans les rangs de l’armée égyptienne dans le Sinaï.

Ce bilan est l’un des plus élevés enregistrés par les forces égyptiennes depuis des années sur leur sol.

L’attaque contre une station de pompage hydraulique militaire dans la péninsule désertique, où sévissent des cellules radicales dont certaines ayant fait allégeance à l’EI, a suscité une vague de condamnations à l’étranger.

L’Union africaine, Paris, Washington ou Khartoum ont tous dénoncé un acte « terroriste » qui, a promis le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, ne « viendra pas à bout de la détermination du pays et de son armée à couper le mal du terrorisme à la racine ».

L’armée et la police ont lancé en février 2018 une vaste opération « antiterroriste » dans le Sinaï mais aussi dans le désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye.

Dans le Sinaï, les attaques se concentrent particulièrement sur un point: les oléoducs et gazoducs qui approvisionnent Israël et la Jordanie.

Régulièrement, l’armée annonce avoir tué des jihadistes dans cette zone.

En tout, plus d’un millier de jihadistes et des dizaines de membres des forces de sécurité ont été tués, selon les chiffres officiels –mais aucun bilan de source indépendante n’est disponible et le Nord-Sinaï est interdit aux journalistes.

Le dernier attentat d’importance au Caire remonte à mai 2020, quand une attaque a visé les pyramides de Guizeh dans le sud-ouest de la capitale, faisant 17 blessés un mois avant que l’Egypte n’accueille la Coupe d’Afrique des Nations de football.

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