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Les attentats mortels contre la communauté juive en France

Depuis la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive en France a été la cible de quatre attentats meurtriers

Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)
Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)

Outre l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic en 1980 à Paris dont le procès s’ouvre ce lundi, la communauté juive en France a été la cible de trois attentats après la Seconde Guerre mondiale.

Un commando rue des Rosiers en 1982

Le 9 août 1982 à 13H15, un commando de trois à cinq hommes lance une grenade en direction du restaurant Jo Goldenberg, rue des Rosiers à Paris. Il mitraille ensuite l’intérieur de l’établissement ainsi que des passants de ce quartier juif historique du Marais. Cette attaque qui aura duré trois minutes fait six morts et 22 blessés.

Le président François Mitterrand interrompt ses vacances dans le Sud-Ouest et assiste le soir même du drame à un office organisé dans la synagogue de la rue Pavée, toute proche de la rue des Rosiers. Le restaurant baptisé du nom de son propriétaire, Jo Goldenberg, lieu emblématique de la vie communautaire juive parisienne, devient un symbole du terrorisme antisémite international.

Les secours et la police rue des Rosiers, à Paris, après un attentat qui a fait six morts et 22 blessés, le 9 août 1982. (Crédit : Jacques Demarthon/AFP)

L’attentat est attribué au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d’Abou Nidal, groupe palestinien dissident de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le seul suspect aux mains de la justice française, un Palestinien naturalisé Norvégien de 63 ans, Walid Abdulrahman Abou Zayed, extradé en décembre 2020 par la Norvège, clame toujours son innocence.

Les juges pensent avoir identifié trois autres suspects, deux localisés en Jordanie, dont le cerveau présumé de l’attentat, et un troisième en Cisjordanie. La Jordanie a refusé à plusieurs reprises leur extradition.

Attaque dans une école juive de Toulouse en 2012

Le 19 mars 2012, un homme casqué à scooter tue, devant l’école juive Ozar Hatorah à Toulouse, Jonathan Sandler un professeur de religion et trois enfants – dont deux fils du professeur, Gabriel et Aryeh Sandler, âgés de 3 et 6 ans, et Myriam Monsonégo, âgée 8 ans. L’homme avait démarré son périple meurtrier une semaine plus tôt en tuant trois militaires, à Toulouse puis Montauban.

Des policiers devant l’école Ozar Hatorah, à Toulouse, le 19 mars 2012. (Crédit : AFP/Archives Remy Gabalda)

Le président Nicolas Sarkozy se rend sur les lieux du drame et les principaux candidats suspendent leur campagne en vue de l’élection présidentielle. Plusieurs centaines d’enquêteurs sont mobilisés pour identifier l’auteur de la série d’attaques.

Deux jours plus tard, les policiers du RAID cernent l’appartement de Mohamed Merah, 23 ans, un Français d’origine algérienne se revendiquant d’Al-Qaïda. Il est tué après 32 heures de siège.

En 2019, son frère Abdelkader Merah est condamné en appel à trente ans de réclusion criminelle pour complicité des sept assassinats. Son pourvoi en cassation est rejeté en 2020.

Les portraits des sept victimes – Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Gabriel Sandler, Aryeh Sandler, Myriam Monsonégo et Jonathan Sandler – des attaques de Toulouse en 2012 pendant une cérémonie de commémoration organisée par le CRIF à Toulouse, le 19 mars 2014. (Crédit : Rémy Gabalda/AFP)

Prise d’otage dans un supermarché casher en 2015

Le 9 janvier 2015, Amedy Coulibaly entre, arme à la main, dans le magasin juif Hyper Cacher de la porte de Vincennes, dans l’est de Paris. Il prend en otage les clients et employés du supermarché pendant plusieurs heures avant le shabbat et tue quatre Juifs, Yoav Hattab, Yohan Cohen, Francois-Michel Saada et Philippe Braham.

Proche des frères Kouachi, auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier, Amedy Coulibaly est tué dans l’assaut des forces de l’ordre. Se revendiquant du groupe État islamique (EI), le délinquant de 32 ans, qui a rencontré Chérif Kouachi en prison, avait déclaré s’être « synchronisé » avec les tueurs de Charlie Hebdo et vouloir cibler « des Juifs ».

« Morts parce que Juifs » ; enterrement en Israël des victimes de l’Hyper Cacher de Vincennes, en janvier 2015. (Crédit : Flash90)

Dans les bureaux du journal, Wolinski, Tignous, Michel Renaud, Mustapha Ourrad, Ahmed Merabet, Bernard Maris, Honoré, Charb, Elsa Cayet, Cabu, Franck Brinsolaro et Frédéric Boisseau ont été tués.

La veille, il avait tué Clarissa Jean-Philippe, une policière municipale à Montrouge, au sud de Paris.

Treize personnes ont été condamnées à des peines allant de quatre ans d’emprisonnement à la perpétuité pour leur rôle dans les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. L’un d’entre eux, Ali Riza Polat, attend l’arrêt de la Cour de cassation.

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