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Les écoles religieuses en Israël favorisées en matière d’argent public

Les Juifs laïcs et les Arabes israéliens bénéficient de subventions publiques inférieures en matière d'éducation

Des étudiants dans une yeshiva harédi (Crédit photo: Nati Shohat/Flash90)
Des étudiants dans une yeshiva harédi (Crédit photo: Nati Shohat/Flash90)

Alors que le ministre de l’Éducation, Shay Piron du parti centriste Yesh atid, a présenté la semaine dernière sa démission suite à la décision du Premier ministre de convoquer de nouvelles élections, une étude met à jour les disparités qui existent en matière de financement de l’éducation.

Selon le quotidien Haaretz qui s’est procuré le rapport, les écoles primaires gérées par les organisations politiques Shaas et Yaadout Hatorah sont largement favorisées en matière d’aides publiques, au détriment de l’école publique.

Chez les religieux-nationaux (dati leoumi), un élève recevra 15 391 shekels du ministère de l’Éducation et 14 013 shekels en cas de scolarité dans une école ultra-orthodoxe.

A l’inverse, l’élève scolarisé dans le secteur public recevra 13 196 shekels et 13 864 shekels dans une école arabe.

En d’autres termes, ces disparités dans le financement public atteignent jusqu’à 15 %. Au lycée, le fossé se creuse véritablement entre lycéens arabes et lycées juifs religieux avec respectivement une allocation de 18 200 shekels et de 31 900 shekels.

Le problème réside véritablement dans le fait que les écoles publiques dirigées par les partis politiques religieux, malgré un financement supérieur à celui des écoles laïques, ne parviennent pas à fournir à leurs étudiants un système éducatif de haut niveau.

Selon Haaretz, le contenu des programmes scolaires n’est pas systématiquement respecté par ces établissements et une utilisation abusive des deniers publics peut être constatée.

Yaïr Lapid, alors ministre du Budget s’était attelé à modifier ce système qui s’est enraciné depuis un accord, en 1991, entre le gouvernement de Yaïr Shamir et les partis politiques religieux.

Lapid a rapidement abandonné ses velléités de réforme après s’être rendu compte que cela impliquerait une modification d’une clause dans une loi budgétaire fondamentale de 1992. L’implosion du gouvernement la semaine dernière ne fera certainement pas évoluer ce statu quo.

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