Israël en guerre - Jour 146

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Les employés des universités en grève dans le cadre d’un conflit sur les salaires

Les professeurs mettent en garde contre une grève "d'avertissement", disant qu'ils perçoivent leurs difficultés salariales à travers l'inflation

Des étudiants sur le campus du "Mont Scopus" à l'université hébraïque lors de la rentrée universitaire, le 23 octobre 2023. (Crédit :  Olivier Fitoussi/FLASh90)
Des étudiants sur le campus du "Mont Scopus" à l'université hébraïque lors de la rentrée universitaire, le 23 octobre 2023. (Crédit : Olivier Fitoussi/FLASh90)

Les enseignants des plus grandes universités du pays ont annoncé jeudi qu’ils allaient lancer une série de grèves sous forme d’avertissement, le 1er mai, avant d’autres actions potentielles dans le cadre d’un conflit sur les salaires.

Le Coordinating Council of Senior Academic Staff a fait savoir que cette grève serait organisée en raison « d’une impasse dans les négociations concernant l’accord salarial, des négociations qui sont entreprises de mauvaise foi et de manière inacceptable ».

L’organisation a indiqué que dans les jours qui ont suivi la grève de lundi, des débrayages auraient lieu dans plusieurs institutions d’enseignement – l’université de Haïfa et le Technion resteront fermés mardi ; le Weizmann Institute, l’université de Tel Aviv et l’université Bar Ilan n’accueilleront pas leurs étudiants mercredi et jeudi, la grève touchera l’Université hébraïque de Jérusalem et à l’université Ben Gurion du Neguev.

La professeure Anat Zeira, cheffe du Conseil, a indiqué qu’après la fin de l’accord salarial collectif en 2019, il semblait que les universités et le ministère des Finances « ne veuillent pas signer un nouvel accord ».

Selon Zeira, les conditions économiques impliquaient que les salaires des maîtres de conférence avaient effectivement été réduits de 8,75 % depuis la fin de l’accord avec de nouvelles dégradations à venir dans les salaires.

« La dégradation est devenue plus significative avec l’inflation croissante et l’incertitude économique qui caractérisent la période actuelle », a-t-elle expliqué.

Les étudiants de l’université de Tel Aviv au premier jour de l’année universitaire, le 14 octobre 2018. (Crédit : Flash90)

Zeira a indiqué que les représentants des universités n’avaient pas reçu de cadre budgétaire, une condition pour le début des négociation, et que l’autre partie « traînait les pieds ».

Selon le communiqué, le corps enseignant des universités israéliennes avaient eu l’assurance qu’ils obtiendraient un accord similaire à celui signé entre le ministre des Finances et le syndicat de la Histadrout, le mois dernier – qui permettra, grâce à un nouvel accord dans le secteur public, d’obtenir une hausse de 11 % au cours des quatre prochaines années. En retour, le syndicat garantira le calme jusqu’en 2027 et les fonctionnaires auront la capacité « d’améliorer les services offerts aux citoyens par le biais de l’introduction de la mobilité technologique et de celle des travailleurs », une initiative visant apparemment à diluer les lois sur les protections des travailleurs.

Les grèves à l’université démarreront le 1er mai, la Journée internationale du travail, une date déterminante pour le mouvement des travailleurs dans le monde et pour les droits des travailleurs.

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