Les exportations israéliennes vers la France en hausse de 7,5 % en 2019
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Les exportations israéliennes vers la France en hausse de 7,5 % en 2019

Sur l'année, les échanges commerciaux ont augmenté de 6,8 % entre les deux pays ; Israël est le second fournisseur de la France parmi les pays du Moyen-Orient, derrière l’Iran

Un Airbus A320-200 (Crédit : Wikicommons, Laurent ERRERA, CC)
Un Airbus A320-200 (Crédit : Wikicommons, Laurent ERRERA, CC)

Israël est le 48e client et 49e fournisseur de la France sur l’année 2019, a révélé dans un rapport le service Economique de l’ambassade de France en Israël le 30 mars dernier.

« Sous l’effet d’une progression comparable de nos flux de biens, le solde de notre balance commerciale demeure excédentaire et s’établit au même niveau que l’an dernier, à 231 millions d’euros », explique le personnel de l’ambassade.

La France a ainsi exporté vers Israël en 2019 pour 1536,3 millions d’euros, et a importé à hauteur de 1305,1 millions d’euros. En 2018, l’export français s’élevait à 1445,2 millions et l’import israélien à 1214 millions.

Les exportations ont augmenté de +6,3 %, et les imports de +7,5 %. Entre 2018 et 2019, les échanges commerciaux ont ainsi augmenté de 6,8 % entre les deux pays, atteignant un record de 2,84 milliards d’euros. « Pour rappel, il n’avait progressé que de 2,1 % par an en moyenne entre 2008 et 2018 et s’était même contracté en 2018 de 5,8 % », explique l’ambassade.

Parmi les principaux biens importés d’Israël vers la France, on trouve des équipements mécaniques, de matériel électrique, électronique et informatique (24,6 %), des produits chimiques, parfums et cosmétiques
(20 %) et des produits agricoles (13,2 %) — ce dernier poste a affiché la croissance la plus importante : +29 % en glissement annuel. Israël est le second fournisseur de la France parmi les pays du Moyen-Orient, après l’Iran.

Les principaux produits d’exportation de France vers Israël sont les équipements mécaniques, le matériel électrique, électronique et informatique, les produits chimiques, parfums et cosmétiques et les matériels de transport. Les ventes d’aéronefs (8 % des exportations françaises vers Israël) enregistrent l’augmentation la plus importante en atteignant 123 millions d’euros (+126 % en glissement annuel). Cette hausse s’explique principalement par la livraison d’un Airbus A321neo à la compagnie israélienne Arkia en juin 2019.

Parmi les pays du Levant, Israël serait le second client de la France après l’Egypte, et la part de marché français s’établirait à 2,7 % en moyenne sur les 11 premiers mois de 2019, après 2,9 % en 2018. Le rapport ajoute que, selon les estimations préliminaires du FMI, la France serait le 10e fournisseur d’Israël, après les Etats-Unis, la Suisse, la Chine, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique, la Turquie, l’Italie et les Pays-Bas.

François Petit, chef du service Economique de l’ambassade de France à Tel Aviv, explique que « les échanges commerciaux entre la France et Israël ne sont pas à la mesure du poids économique de la France, ni du niveau de développement d’Israël. Si le montant de nos exportations a atteint un record en 2019, celui-ci est très relatif puisqu’il ne représente que 39 % des exportations vers les pays du Proche Orient, alors même que le PIB d’Israël équivaut à près de 50 % du PIB total de la zone ».

« Les perspectives pour l’année 2020 ne sont pas de nature à être optimistes. Au-delà de la crise sanitaire et économique, qui pèsera très sensiblement sur la croissance des échanges mondiaux et sur le commerce franco-israélien, il nous faudra trouver d’autres relais de croissance pour nos exportations dans la mesure où la compagnie israélienne Arkia est en grande difficulté financière, qu’Israir n’a pas de projets d’acquisition et qu’El Al n’a, jusqu’à maintenant, jamais fait appel au constructeur européen », ajoute-t-il.

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