Les incendies font rage en Israël, frappé par une vague de chaleur
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Les incendies font rage en Israël, frappé par une vague de chaleur

La consommation d’électricité a atteint un chiffre record alors que des températures très élevées étaient enregistrées dans plusieurs parties du pays

Un incendie près du kibboutz Reim, à l'est de la frontière avec Gaza, le 25 juillet 2018 (Autorisation : Services des incendies et des secours, district du sud)
Un incendie près du kibboutz Reim, à l'est de la frontière avec Gaza, le 25 juillet 2018 (Autorisation : Services des incendies et des secours, district du sud)

Les pompiers ont lutté contre un certain nombre d’importants incendies mercredi alors que les Israéliens, pour leur part, se sont mis en quête de fraîcheur pour se soustraire à une vague de chaleur intense qui a battu tous les records pour un mois de juillet.

Ce sont plusieurs feux d’ampleur qui se sont déclenchés dans l’après-midi dans les forêts de Horshim, dans le centre d’Israël, d’Ahihud, dans le nord, ainsi que dans celle de Churchill, située aux abords de Nazareth Ilith.

Sept équipes de pompiers et quatre canadairs sont également intervenus pour venir à bout d’un incendie massif signalé à proximité du Kibboutz Reim, à l’est de la frontière de Gaza, l’un des dix brasiers qui se sont déclarés hier aux abords de la frontière.

L’un des porte-paroles des services de secours a affirmé que l’un des incendies survenus à proximité de Gaza avait été allumé par un ballon incendiaire. Il a précisé qu’à ce stade, aucun élément ne permet d’affirmer que les autres incendies avaient été causés par ce type de dispositif.

Par ailleurs, La police et les pompiers ont été appelés mercredi pour venir à bout d’un incendie à Karmei Tzur, au nord de Hébron, qui, selon l’armée, a été causé par un certain nombre de cocktails molotov jetés à la clôture de sécurité de l’implantation.

Les flammes se sont propagées à la première lignée d’habitations de l’implantation, causant des dégâts significatifs à trois d’entre elles au moins. Les équipes d’urgence sont parvenues à évacuer les résidents du secteur. Aucun blessé n’est à déplorer.

Les dégâts subis suite à un incendie par une habitation dans l’implantation de Cisjordanie de Karmei Tzur qui, selon l’armée, a été causé par une attaque aux cocktails molotov, le 25 juillet 2018 (Crédit : Asaf Wilf)

Cette vague d’incendies survient dans un contexte de chaleurs intenses dans tout le pays. Le service israélien de la météorologie a enregistré des températures atteignent les 43° dans la station balnéaire d’Eilat, sur la mer Rouge.

A Beit Dagan, dans le centre d’Israël, et à Negba, dans le sud du pays, des températures jamais atteintes ont été notées, tandis que les 41° enregistrés dans le bande de Gaza sont également un record pour un mois de juillet.

Des soldats réservistes se sont plaints dans une vidéo, relayée par le site d’information Walla, sur les conditions rudimentaires auxquelles ils devaient faire face en 2018.

Alors que les Israéliens n’ont cessé de chercher la fraîcheur lors de cette vague de chaleur inégalée, les responsables de la compagnie électrique israélienne ont connu un pic de consommation s’élevant à 12,921 mégawatts à 14h50 – soit 16 mégawatts de plus que le dernier record qui avait été enregistré en septembre 2015.

Selon les services de météorologie, les températures devraient chuter de manière substantielle jeudi pour retrouver une moyenne conforme à cette période de l’année, avec des températures qui pourraient même être inférieures à cette dernière vendredi et samedi.

De jeunes ultra-orthodoxes dans la ville de Safed, dans le nord du pays, le 25 juillet 2018 (Crédit : David Cohen/Flash90)

De plus, le ministre des Finances, Moshe Kahlon, a officiellement déclaré l’état de sécheresse dans le désert du Negev.

Kahlon a approuvé les recommandations, mercredi, émises par la commission de la sécheresse, qui a rassemblé des responsables de l’Autorité fiscale et du ministère de l’Agriculture.

Cette décision permet l’octroi en urgence des fonds de secours à destination des agriculteurs dont les récoltes devraient être affectées par la pénurie d’eau. Selon un communiqué émis par le ministère des Finances, des exploitations de blé, d’orge, d’avoine et de pois chiches sont concernées.

La sécheresse devrait toutefois être relativement légère, ont estimé les responsables, et les dégâts ne devraient pas dépasser les 3 à 4 millions de shekels. Les années de sécheresse, dans le passé, avaient causé des dommages dans les cultures des exploitations du sud du pays qui s’étaient élevés à 30 millions de shekels.

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