Les Juifs d’Allemagne récompensent un journaliste sioniste non juif
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Les Juifs d’Allemagne récompensent un journaliste sioniste non juif

Mathias Döpfner a reçu le prix Leo Baeck doté de 10 000 euros pour avoir fait "de la lutte contre l'antisémitisme une affaire personnelle"

Une survivante allemande de la Shoah Margot Friedlaender félicitée par la chancelière Angela Merkel, le président de la fondation, l'ancien président allemand Christian Wulff (G) et le directeur de la maison d'édition allemande Axel Springer, Mathias Doepfner, lors d'une cérémonie célébrant le 70e anniversaire de la constitution allemande, le 14 mai 2019 à Berlin. (Crédit : Bernd von Jutrczenka/DPA/AFP)
Une survivante allemande de la Shoah Margot Friedlaender félicitée par la chancelière Angela Merkel, le président de la fondation, l'ancien président allemand Christian Wulff (G) et le directeur de la maison d'édition allemande Axel Springer, Mathias Doepfner, lors d'une cérémonie célébrant le 70e anniversaire de la constitution allemande, le 14 mai 2019 à Berlin. (Crédit : Bernd von Jutrczenka/DPA/AFP)

JTA — La principale organisation juive d’Allemagne a décerné son prix Leo Baeck au journaliste et éditeur Mathias Döpfner pour son engagement pour Israël et les Juifs d’Allemagne.

Dans un contexte où les médias et le grand public reprochent de plus en plus à Israël de se défendre, Döpfner défend fermement la vérité, a déclaré Josef Schuster, à la tête du Conseil central des Juifs d’Allemagne.

« Vous ne restez pas silencieux », a ainsi dit Schuster à Döpfner lors d’un dîner de gala organisé le 16 mai à Berlin. « Vous n’essayez pas d’expliquer cette haine pour Israël et pour nous, les Juifs. Ou de la justifier ».

Döpfner, 56 ans, qui s’est qualifié lui-même de sioniste non juif, a fait de « la lutte contre l’antisémitisme une affaire personnelle », a ajouté Schuster.

Josef Schuster, président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, assiste à une conférence de presse après son élection à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne, le 30 novembre 2014. (AFP / Daniel Roland)

Improvisant son discours, Döpfner a dit que sa première visite en Israël, en 1981, avait façonné le reste de sa carrière. Ses amitiés avec des survivants de la Shoah l’ont aussi influencé.

Döpfner a indiqué avoir le sentiment qu’on n’en fait jamais assez pour condamner l’antisémitisme, il faut se dresser contre.

« Pourquoi cela mérite-t-il un prix ?  Cela devrait être une chose évidente », a-t-il déclarant en recevant sa récompense.

Le prix de 10 000 euros a été créé en 1957, et tire son nom du Rabbi Leo Baeck, un leader du mouvement libéral en Allemagne décédé l’année précédente.

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