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Les prestigieuses universités américaines plus sujettes aux manifestations anti-Israël

Manifestations et campements contre la guerre à Gaza seraient moins nombreux dans les universités américaines moins prestigieuse, fréquentée par des étudiants à faible revenu

Des sympathisants pro-palestiniens de l'Université de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT) rassemblés dans un campement anti-Israël au MIT, à Cambridge, dans le Massachusetts, le 22 avril 2024. (Crédit : Joseph Prezioso/AFP)
Des sympathisants pro-palestiniens de l'Université de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT) rassemblés dans un campement anti-Israël au MIT, à Cambridge, dans le Massachusetts, le 22 avril 2024. (Crédit : Joseph Prezioso/AFP)

Selon les conclusions d’une étude publiée vendredi, les manifestations et campements pro-palestiniens et anti-israéliens seraient davantage l’apanage des universités prestigieuses que de celles fréquentées par des étudiants plus modestes.

L’étude du Washington Monthly a tenté d’établir dans quelle mesure les manifestations contre la guerre de Gaza, qui ont déferlé sur les campus américains ces sept derniers mois, étaient spécifiques aux universités d’élite.

En utilisant les données du Crowd Counting Consortium de Harvard, qui suit de près les manifestations qui ont lieu aux États-Unis, et des reportages sur les manifestations ou les campements dans les universités, le Washington Monthly a découvert que, dans la majorité des cas, les universités les moins prestigieuses, fréquentées en majorité par des étudiants bénéficiant de la bourse Pell pour étudiants à revenu moyen ou faible, n’avaient pas connu de manifestations sur leur campus.

Les données sont présentées sous forme de nuages de points, les universités n’étant pas nommément citées. Les graphiques établissent dans quelle mesure les universités ont ou non connu des manifestations ou des campements sur leur campus, sans préciser le pourcentage d’étudiants impliqués.

Les résultats montrent qu’à l’exception de chiffres manifestement aberrants, la majorité des universités ayant connu des manifestations ou des campements sont des établissements avec moins de 40 % des étudiants bénéficiaires de bourses Pell. Pour leur part, les universités avec 40 % à
60 % d’étudiants bénéficiaires de bourses Pell ont connu davantage de manifestations que de campements.

Ces mêmes données attestent que la plupart des universités les moins prestigieuses, fréquentées par une majorité d’étudiants bénéficiaires de bourses Pell, n’ont connu ni manifestation ni campement sur leur campus lors de ces sept derniers mois.

Des étudiants pro-palestiniens à l’Université de Columbia, à New York, le 12 octobre 2023. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

S’agissant des universités privées, les données montrent sans équivoque que la grande majorité des campements ont eu lieu dans les universités aux frais de scolarité les plus élevés, bien moins fréquentés par des étudiants bénéficiaires de bourses Pell.

Les universités privées aux frais de scolarité modérés, avec 60% ou moins d’étudiants bénéficiaires de bourses Pell, ont connu des manifestations, là où celles pratiquant des frais de scolarité bien plus bas, avec davantage d’étudiants boursiers Pell, n’avaient connu ni campement ni manifestation.

La tendance est nettement moins claire au sein des établissements publics, qui ont connu bien plus de campements et de manifestations que leurs homologues privés. Pour autant, les universités pratiquant les frais de scolarité les plus bas, avec davantage d’étudiants boursiers Pell, n’ont connu ni campement ni manifestation.

Le Washington Monthly explique ces résultats par le fait que les étudiants issus de familles à faible revenu ont des impératifs plus urgents – un emploi ou des parents à charge -. Il pourrait également y avoir derrière ces chiffres une réalité politique, à savoir que les étudiants des universités plus conservatrices ont pu se censurer.

Les manifestations anti-israéliennes ont commencé dans de nombreuses universités, un peu partout dans le monde, le 7 octobre, jour où Israël a déclaré la guerre au Hamas en réaction à l’attaque sans précédent menée par l’organisation terroriste contre Israël, au cours de laquelle 1 200 personnes, essentiellement des civils, ont été tuées et 252 prises en otage.

Des manifestants anti-Israël du campus de l’Université Columbia déployant une banderole alors qu’ils se barricadent à l’intérieur du Hamilton Hall, baptisé du nom d’un enfant palestinien qui aurait été tué par Israël à Gaza dans le cadre de la guerre en cours avec le Hamas, à New York, le 30 avril 2024. (Crédit : Alex Kent/Getty Images via AFP

Ces manifestations ont particulièrement retenu l’attention en avril dernier, lorsque des manifestants de l’Université Columbia à New York ont établi un campement sur le campus afin d’exiger de leur établissement qu’il rompe toute forme de relation avec Israël.

Envoyée sur place pour démonter les tentes, la police a interpelé une centaine de manifestants, et le campement a été rétabli dans les jours qui ont suivi.

Inspirés par l’exemple de Columbia, des étudiants d’universités américaines et européennes ont eux aussi établi des campements, dont certains ont été démantelés par les manifestants eux-mêmes, une fois un accord trouvé avec leur université.

Dans certaines universités, les campements ont rapidement donné lieu à des manifestants et des occupations de bâtiments, réprimés par la police.

En dépit de l’apparente importance de ces manifestations, un sondage Generation Lab publié par Axios ce mois-ci a révélé que seule une petite minorité (8 %) d’étudiants aux États-Unis avaient pris part à de telles manifestations, 81 % d’entre acceptant la responsabilité des dégâts occasionnés ou des règlements enfreints.

La situation au Moyen-Orient se classe au neuvième rang des préoccupations des étudiants, après celles relatives aux soins de santé, au financement de leurs études ou au contrôle des armes à feu.

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