Les Saoudiennes peuvent désormais sortir du pays sans la permission d’un homme
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Les Saoudiennes peuvent désormais sortir du pays sans la permission d’un homme

Le système saoudien de "gardien mâle" assimile les femmes à des mineures toute leur vie durant en les soumettant à l'autorité arbitraire de leur mari, père ou autres parents mâles

Des femmes saoudiennes à l'entrée d'un centre commercial, le 7 novembre 2013. Illustration. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)
Des femmes saoudiennes à l'entrée d'un centre commercial, le 7 novembre 2013. Illustration. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)

Les autorités d’Arabie saoudite ont commencé mardi à appliquer la réforme annoncée début août permettant aux femmes d’obtenir un passeport et de voyager à l’étranger sans la permission d’un « gardien » mâle.

L’administration saoudienne a commencé mardi « à recevoir des demandes de femmes âgées de 21 ans et plus pour obtenir ou renouveler un passeport et voyager hors du royaume sans permission », a annoncé le département des passeports sur Twitter.

La mesure, annoncée le 1er août, a écorné le système saoudien de « gardien masculin », qui assimile les femmes à des mineures toute leur vie durant en les soumettant à l’autorité arbitraire de leur mari, père ou autres parents mâles.

Cette réforme est intervenue alors que plusieurs affaires d’évasions à l’étranger de jeunes Saoudiennes se déclarant victimes de violences de la part de leurs « gardiens » ont défrayé la chronique ces derniers mois.

Elle s’inscrit dans la série de mesures de libéralisation du prince héritier Mohammed ben Salmane, homme fort du royaume ultra-conservateur. La plus emblématique de ces mesures a été celle permettant aux femmes de conduire une voiture depuis juin 2018.

Autres changements qui, sans le démanteler, affaiblissent le système de « gardien » obligatoire pour les femmes : les Saoudiennes peuvent désormais déclarer officiellement une naissance, un mariage ou un divorce, et être titulaires de l’autorité parentale sur leurs enfants mineurs, des prérogatives jusqu’ici réservées aux hommes.

Ces changements ont été largement salués en Arabie saoudite, mais également critiqués comme « anti-islamiques » par des ultra-conservateurs sur les réseaux sociaux.

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