Les soldats israéliens simulent le sauvetage d’un navire ‘naufragé’
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Les soldats israéliens simulent le sauvetage d’un navire ‘naufragé’

Dans un simulateur d'entraînement sur la base de la marine israélienne à Haïfa, les marins apprennent à maintenir un navire à flot après un naufrage

Le Major Omri Levy sur la base d'entraînement maritime de Haïfa, le 11 juin 2017 (Crédit : Andrew Tobin/JTA)
Le Major Omri Levy sur la base d'entraînement maritime de Haïfa, le 11 juin 2017 (Crédit : Andrew Tobin/JTA)

JTA — Les navires israéliens coulent rarement, mais la marine israélienne ne veut prendre aucun risque.

Jeudi, trois soldats ont effectué pour JTA la simulation du sauvetage d’un navire en train de couler. Et en 15 minutes, ils ont pu repousser l’eau qui affluait dans le « simulateur d’inondation » sur la base d’entraînement de la marine à Haïfa.

« C’est une partie essentielle du processus d’entraînement et qui permet de tester différentes choses chez les soldats – leurs capacités professionnelles, leurs capacités mentales et – plus important – leur capacité à travailler sous la pression », a commenté le major Omri Levy, commandant de l’école d’ingénierie de la base, à JTA.

« Les bateaux ne coulent pas très souvent, mais c’est l’une des éventualités auxquelles ils doivent être préparés », a-t-il ajouté.

Les soldats de la marine israélienne effectuent ce test à plusieurs occasions durant leur entraînement de base, a déclaré Levy. Leur première tentative a lieu au milieu de la nuit, poursuit-il, et la panique apparaît sous la pression.

Les militaires choisis pour l’exercice de jeudi avaient de l’expérience. Ensemble, dans leurs uniformes et portant leurs casques, ils ont calmement étanché la tour en acier, agencée de manière à ce que l’eau puisse arriver à travers des trous dans ses parois et dans ses tuyaux. Ils ont bloqué les trous grâce à des bouts de tissu, de corde et des morceaux de bois, des éléments qui peuvent tous être trouvés sur un vrai navire.

Mais même les meilleurs soldats ne peuvent empêcher l’eau d’entrer indéfiniment. L’objectif est donc de gagner autant de temps que possible, ce qui, dans la vie réelle, offrirait le délai nécessaire pour permettre aux secours d’arriver.

Watch Israeli Navy soldiers rescue a 'sinking ship' in a live simulation.

Posted by JTA News on Sunday, 11 June 2017

Selon Levy, une grande partie de l’entraînement de base implique des exercices d’une apparente inutilité. Il se souvient que pendant sa formation d’officier, lui et d’autres étaient réveillés après quelques heures de sommeil avec pour instruction de faire le tour de la base en deux minutes. Lorsqu’ils échouaient, il leur était ordonné de recommencer en portant leur matériel. Et s’ils échouaient encore, le commandement était de sauter dans l’océan et de le faire une troisième fois.

Et pourtant, d’une certaine manière – ayant froid, mouillés, avec le matériel sur eux – ils finissaient par parvenir à terminer la course en deux minutes, ou tout du moins suffisamment bien pour être autorisés à retourner vers leurs baraquements. L’essentiel, raconte Levy, était de venir en aide au soldat le plus lent pour qu’il termine dans les temps.

Tous les Israéliens qui servent dans l’armée savent qu’ils doivent s’appuyer les uns sur les autres. Mais cette leçon est particulièrement importante dans la marine, où les soldats sont parfois entassés dans des porte-missiles et dans des sous-marins pendant des semaines.

Pour ajouter à la pression, les navires sont parmi les machines de guerre les plus avancées et les plus coûteuses en Israël, certains portant même, selon des informations, des armes nucléaires. Et tandis que les frontières terrestres israéliennes sont protégées en étendant le réseau des barrières physiques, la marine est la première ligne de défense de la ligne côtière de plus de 270 kilomètres.

Pourquoi s’est-il porté volontaire au poste d’officier de la marine, qui exige un engagement de dix ans, ce qui représente bien plus que les quelques années de service de la majorité des Israéliens ? Levy a expliqué qu’il avait eu le sentiment de ne pas avoir le choix.

« Peut-être est-ce quelque chose en relation avec la manière dont j’ai grandi », a-t-il répondu. « Je veux simplement donner tout ce que je peux, et cela a été ma vocation ».

Lorsque l’eau dans le simulateur a atteint le niveau de la poitrine, un commandant a arrêté le robinet. Les soldats ont grimpé à une échelle et sont ressortis sous le soleil de la mi-journée, trempés jusqu’aux os et respirant bruyamment. Bon travail, a indiqué le commandant : Les secours seraient arrivés à temps.

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