Les terroristes de l’aéroport de Bruxelles seraient 2 frères liés aux attentats de Paris
Rechercher

Les terroristes de l’aéroport de Bruxelles seraient 2 frères liés aux attentats de Paris

"Plus d'une trentaine de personnes ont été identifiées comme liées aux attentats de Paris," a déclaré le Premier ministre français

Une photo diffusée par les autorités belges des terroristes présumés qui auraient mené l'attaque à l'aéroport de Bruxelles en Belgique, le 22 mars 2016 : Khalid El Badraoui, Ibrahim El Bakraoui et Najim El Achraoui (Crédit : Police Fédérale belge)
Une photo diffusée par les autorités belges des terroristes présumés qui auraient mené l'attaque à l'aéroport de Bruxelles en Belgique, le 22 mars 2016 : Khalid El Badraoui, Ibrahim El Bakraoui et Najim El Achraoui (Crédit : Police Fédérale belge)

Les deux frères Khalid et Ibrahim El Bakraoui, soupçonnés d’avoir loué des planques en Belgique pour les terroristes des attentats de Paris, auraient été identifiés comme faisant partie des auteurs des attaques suicide de Bruxelles, ont affirmé mercredi deux télévisions publiques belges, divergeant toutefois sur les lieux où ils se sont fait exploser.

Les autorités avaient diffusé dès mardi une image de vidéosurveillance montrant trois « suspects » des attentats de l’aéroport de Bruxelles, qui ont fait 14 morts mardi matin.

La télévision publique francophone RTBF a affirmé que deux hommes portant des pulls noirs et marchant côte à côte sur cette photo étaient en fait les frères El Bakraoui, tous deux condamnés par la justice pour des braquages.

L’un d’eux, Khalid, aurait notamment loué, sous une fausse identité, un appartement à Charleroi (sud) d’où sont partis les auteurs des attentats du 13 novembre à Paris juste avant de les commettre.

Il est également celui qui aurait loué, toujours sous une fausse identité, l’appartement dans la commune bruxelloise de Forest dont la perquisition a dégénéré en fusillades la semaine dernière, accélérant brusquement la traque d’un suspect-clé des attentats de Paris, Salah Abdeslam, arrêté vendredi par la police à Molenbeek après plus de 4 mois de traque.

La télévision publique néerlandophone VRT affirme quant à elle que les deux frères sont bien impliqués dans les attentats de Bruxelles, qui ont fait une trentaine de morts et 250 blessés, mais qu’ils ont agi dans deux endroits différents : l’un d’eux aurait commis l’attentat à l’aéroport, tandis que l’autre s’est fait exploser dans le métro à la station Maelbeek, qui a fait au moins 15 morts.

Dès mardi soir, une source policière avait indiqué à l’AFP que l’homme qui marchait au milieu des deux autres sur la photo diffusée par la police « pourrait être Ibrahim El Bakraoui ».

Des avis de recherche ont été lancés par la police pour l’aider à identifier chacun des trois hommes de la photo, où on les voit pousser des chariots à bagages avec des valises noires.

Le parquet fédéral n’était pas joignable dans l’immédiat, indiquant seulement qu’il communiquerait dans la matinée.

Le Premier ministre français Manuel Valls présente le plan du gouvernement visant à lutter contre le racisme et l'antisémitisme à la préfecture de Créteil  dans le sud-est de la banlieue de Paris le 17 avril 2015 (Crédit : AFP / Patrick Kovarik)
Le Premier ministre français Manuel Valls présente le plan du gouvernement visant à lutter contre le racisme et l’antisémitisme à la préfecture de Créteil dans le sud-est de la banlieue de Paris le 17 avril 2015 (Crédit : AFP / Patrick Kovarik)

Le Premier ministre français Manuel Valls a indiqué mercredi que « plus d’une trentaine de personnes » ont été à ce jour identifiées comme liées aux attentats jihadistes de Paris le 13 novembre.

« A ce jour, plus d’une trentaine de personnes ont été identifiées comme liées aux attentats de Paris. Onze sont décédées, douze sont sous les verrous, d’autres sont recherchées », a dit M. Valls sur la radio Europe 1, au lendemain des attentats meurtriers de Bruxelles.

« Ces attentats sont organisés depuis la Syrie, planifiés depuis la Syrie, avec une base, c’est évident, à la fois en Belgique mais bien-sûr aussi en France (…) Est-ce que ce sont les mêmes équipes ? Laissons encore une fois les services de police judiciaire et la justice faire toute la lumière sur ce qui s’est passé », a déclaré le Premier ministre.

‘Aucune puissance ne doit se mêler des pourparlers intersyriens’

Aucune puissance étrangère ne doit interférer dans les pourparlers sur la Syrie en cours à Genève, a déclaré à l’AFP le négociateur en chef du régime de Damas avant des entretiens entre Moscou et Washington sur la Syrie.

« Quand nous disons que le dialogue est intersyrien sans intervention extérieure, cela s’applique aux Russes et aux Américains », a estimé l’ambassadeur de la Syrie à l’ONU Bachar al-Jaafari.

Pour lui, croire que Moscou peut exercer une pression sur son allié, le président Bachar al-Assad, est « une fausse lecture » de la situation.

« Si une pression doit être exercée, nous souhaitons qu’elle vienne des États-Unis et s’applique sur les groupes armés et leurs sponsors au Qatar, en Turquie et en Arabie Saoudite afin d’aider à faire avancer les discussions », a-t-il ajouté.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry est attendu mercredi en milieu de journée à Moscou, où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine et son homologue Sergeï Lavrov.

Leurs échanges devraient notamment porter sur le respect de la trêve en vigueur en Syrie depuis le 27 février, et du processus de dialogue entamé en Suisse entre le régime et l’opposition.

La position de la Russie, alliée historique du régime syrien, est particulièrement attendue en raison du poids de Moscou dans le pays.

En intervenant militairement en Syrie fin septembre, la Russie a permis au président Assad de regagner une partie du terrain cédé à ses opposants.

John Kerry (g) et Vladimir Poutine en mai 2015 (Crédit : capture d'écran Telegraph UK)
John Kerry (g) et Vladimir Poutine en mai 2015 (Crédit : capture d’écran Telegraph UK)

Mais, l’annonce-surprise du retrait de la majorité du contingent russe, il y a une dizaine de jours, a été perçu comme un signal envoyé au régime pour qu’il entre sérieusement dans les négociations à Genève.

Malgré cette pression, la délégation de Damas a été critiquée par le médiateur de l’ONU pour s’en être tenue aux déclarations de principe, sans faire de propositions concrètes.

« Nous commençons à sortir de l’impasse sur la forme, mais pas sur le fond », a concédé M. Jaafari dans son entretien à l’AFP.

« Nous sommes proches de briser la glace qui existait lors du précédent round de discussions », interrompu avant même de démarrer en début d’année, a-t-il ajouté.

Mais, a-t-il reconnu, « il n’y a pas de vision commune sur la question de la transition politique ».

Selon la feuille de route fixée par l’ONU, les pourparlers de Genève doivent aboutir à la mise en place dans les six mois d’un « organe de transition », censé élaborer une nouvelle Constitution et organiser des élections d’ici 18 mois.

La vision de cet « organe » divise les deux camps : le régime envisage un gouvernement élargi à quelques membres de l’opposition. Celle-ci exige le départ préalable du président Assad et de réels pouvoirs.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...