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Les violences contre le personnel médical font planer une menace de conflit social

Le dirigeant de la Histadrout a agité la menace d'une grève générale, en plus de celle des médecins, pour protester contre l'agression brutale d'un de leurs pairs

Arnon Bar-David s’adresse aux membres de l’organisation syndicale Histadrut, le 29 mars 2019 (Crédit : Capture d’écran via Facebook)
Arnon Bar-David s’adresse aux membres de l’organisation syndicale Histadrut, le 29 mars 2019 (Crédit : Capture d’écran via Facebook)

Le chef du syndicat Histadrout a brandi, mercredi, la menace d’un conflit social à défaut de mesures prises, dans les 10 jours, pour lutter contre la violence envers les fonctionnaires.

« Si, dans les 10 prochains jours, aucune mesure efficace n’est prise par les ministères et autorités compétentes pour mettre un terme à la violence envers les fonctionnaires, je déclencherai une grève générale dans le secteur public, et chaque semaine, j’inviterai des acteurs sociaux solidaires à se joindre au mouvement », a averti Arnon Bar-David. « Depuis le personnel médical jusqu’aux fonctionnaires en passant par les chauffeurs du transport public. »

Les propos de Bar-David font suite à une série de violences contre les professionnels de la santé qui a conduit, mardi, le syndicat des médecins à annoncer des débrayages de la part des personnels des hôpitaux et cliniques publics, qui assureront un service réduit jeudi et vendredi, comme le week-end.

La grève des personnels de santé a été déclenchée suite à l’interpellation, par la police, d’un homme qui a attaqué et blessé un médecin dans une clinique de Beer Yaakov, au moyen d’un pied-de-biche.

Il s’agit du dernier incident en date d’une série d’actes de violence dans les hôpitaux et les cliniques, ces derniers mois.

Il s’agit par ailleurs du deuxième mouvement de grève déclenché par le syndicat des médecins ces dernières semaines. Une grève avait eu lieu le mois dernier après l’agression, par la famille d’un patient décédé dans un hôpital de Jérusalem, de membres du personnel médical. L’ unité de soins intensifs avait été vandalisée par la famille à cette même occasion.

Une photo publiée par le ministère de la Santé donne à voir un médecin qui a été attaqué par un patient dans une clinique à Beer Yaakov, le 14 juin 2022 (Crédit : Ministère de la Santé)

« Nous avons clairement dit, ces derniers mois que nous ne tolèrerions aucune violence», a déclaré mardi le président de l’Association médicale israélienne, le professeur Zion Hagay. « A l’issue de la toute dernière grève, le gouvernement s’est engagé à poster des agents de police aux urgences, mais nous devons examiner la manière dont les choses sont mises en œuvre sur le terrain », a-t-il ajouté.

« En l’absence de mesures et d’actions tangibles, d’effet immédiat, nous continuerons nos actions jusqu’à ce que l’on prenne conscience du fait que la violence, au sein du système de santé, a pris des proportions incontrôlables. »

Le syndicat des infirmières a annoncé, mercredi, qu’il se joindrait à la grève.

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