L’Etat choisit un leader des implantations à la tête de l’instance qui légalisera les avant-postes
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L’Etat choisit un leader des implantations à la tête de l’instance qui légalisera les avant-postes

L'ancien directeur du conseil de Yesha, Pinchas Wallerstein, est chargé de trouver des solutions juridiques à la construction non autorisée en Cisjordanie

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Pinchas Wallerstein près des murs de la Vieille Ville de Jérusalem, 29 novembre 2016 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Pinchas Wallerstein près des murs de la Vieille Ville de Jérusalem, 29 novembre 2016 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

La commission de la Fonction publique a nommé jeudi Pinchas Wallerstein, un éminent résident d’implantations, à la fonction de président d’une nouvelle commission chargée de légaliser les avant-postes en Cisjordanie.

Wallerstein, qui a occupé pendant 29 ans le poste de président du conseil régional de Binyamin et qui a été pendant deux ans le directeur général du groupe de coordination du Conseil de Yesha, dirigera le groupe de travail pour parvenir à des solutions juridiques pour la construction juive non autorisée en Cisjordanie.

Selon l’organisation La Paix maintenant, environ 100 avant-postes ont été établis au-delà de la Ligne verte sans l’approbation du gouvernement au cours des trois dernières décennies.

La commission a été établie sur la base d’une décision du Cabinet à la suite de l’évacuation de l’avant-poste illégal d’Amona en février, dans le but d’éviter de telles démolitions à l’avenir.

L’avant-poste dans la partie centrale de la Cisjordanie a été rasé après que la Haute Cour de justice a statué qu’elle avait été construite sur des terres palestiniennes privées.

Un nouvel avant-poste construit près de l'implantation d' Adam, à l'ouest de Ramallah, en Cisjordanie, le 19 avril 2017. (Crédit : autorisation/La Paix Maintenant)
Un nouvel avant-poste construit près de l’implantation d’Adam, à l’ouest de Ramallah, en Cisjordanie, le 19 avril 2017. (Crédit : autorisation/La Paix Maintenant)

Lors d’un entretien avec le Times of Israel jeudi, Wallerstein a inqdiqué qu’il n’avait pas encore été informé de ses fonctions exactes, mais a été honoré par la nomination. Il a ajouté qu’il était impatient de travailler au nom des résidents d’implantation en Cisjordanie.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué la nomination de la commission de la Fonction publique, affirmant que Wallerstein est une « personne honorable qui contribuera beaucoup au mouvement des implantations ».

L’envoyé en chef du Conseil de Yesha, Oded Revivi, a salué le gouvernement de Netanyahu pour avoir établi la commission et a déclaré que Wallerstein était la bonne personne pour la diriger. « Wallerstein est un homme d’action dans le monde des implantations et est intimement familier avec le sujet et les diverses contraintes. »

Dror Etkes, de l’organisation Kerem Navot, a fustigé sa nomination. « Dans une société normale et en bonne santé, M. Wallerstein, qui est impliqué dans un nombre incalculable d’actions criminelles d’accaparement de terres et de dépossession, écrira probablement ses mémoires de prison en ce moment, mais en 2017 … il est traité comme un héros de la culture », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Wallerstein et la nouvelle commission devraient travailler dans les limites de la loi, qu’il a parfois transgressée.

Plus tôt cette année, un groupe de propriétaires palestiniens a présenté une requête à la Haute Cour de justice demandant que Wallerstein et le président du Conseil de Yesha, Avi Roeh, soient inculpés pour avoir participé à l’établissement d’un avant-poste illégal sur des terres privées.

Dans sa réponse de septembre à la requête, la juge Esther Hayut, qui a été assermentée jeudi comme présidente de la Cour suprême, a écrit une critique cinglante de la conduite des chefs des implantations dans cette affaire.

« Dans leurs actions, qui comprenaient l’octroi de permis de construire — écrits et verbaux — sans autorité, Wallerstein et [Roeh] ont fait preuve de mépris et de non-respect aux principes fondamentaux de la primauté du droit et ont causé des dommages graves et prolongés aux droits de propriété des demandeurs », a déclaré Hayut.

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