L’état des victimes blessées lors de l’attentat en Cisjordanie s’améliore
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L’état des victimes blessées lors de l’attentat en Cisjordanie s’améliore

Eitan Shnerb et son fils Dvir vont quitter les soins intensifs ; les deux se sont retrouvés pour la première fois depuis l'explosion de la bombe qui a tué leur proche

Le rabbin Eitan Shnerb s'exprime aux journalistes sur son lit d'hôpital après avoir été blessé dans une attaque terroriste qui a tué sa fille Rina et blessé son fils Dvir, le 23 août 2019. (Capture d'écran : Ynet)
Le rabbin Eitan Shnerb s'exprime aux journalistes sur son lit d'hôpital après avoir été blessé dans une attaque terroriste qui a tué sa fille Rina et blessé son fils Dvir, le 23 août 2019. (Capture d'écran : Ynet)

L’état du rabbin et de son fils adolescent qui ont été grièvement blessés lors de l’attentat à la bombe survenu ce week-end dans un site naturel de Cisjordanie s’améliore. Ils devraient bientôt quitter l’unité de soins intensifs, a fait savoir un médecin aux médias dimanche.

Rina Shnerb, son père Eitan, 46 ans, et son frère Dvir âgé de 19 ans ont tous été victimes de l’explosion près de l’implantation de Dolev. Rina a succombé à ses blessures sur les lieux de l’attaque, tandis que son père et son frère ont été hospitalisés dans un état grave.

Akiva Nachshon, médecin du service des soins intensifs de l’hôpital Hadassah d’Ein Kerem, a déclaré dimanche que Dvir se trouvait désormais dans un état modéré à bon.

L’état de santé d’Eitan, le père, est bon, a ajouté le médecin.

L’armée israélienne a procédé à plusieurs arrestations en lien avec l’attaque et recherche toujours la cellule terroriste responsable.

Rina Shnerb, 17 ans, tuée dans une explosion terroriste en Cisjordanie,le 23 août 2019. (Autorisation de la famille)

Eitan et Dvir se sont retrouvés samedi pour la première fois depuis la tragédie. L’explosion de vendredi s’est produite à la source Bubin — un lieu apprécié pour la randonnée — située à environ 10 kilomètres à l’est de Modiin.

Le rabbin a par la suite indiqué aux journalistes qu’il « avait attendu [ces retrouvailles] pendant tout le Shabbat ». Il les a décrites comme « pleines d’émotion » et fait savoir que son fils lui avait dit qu’il « n’envisageait pas un monde sans Rina ».

Lorsque les deux se sont retrouvés, « Nous avons pleuré. Cela faisait plusieurs heures que je n’avais pas de nouvelles de lui, je n’étais pas sûr de comment il allait, j’avais très peur ».

Il a indiqué que son fils se trouvait « dans un pire état [que moi], mais Dieu merci, il communique, il est entièrement parmi nous, se souvient de tout… il est fort ».

Concernant sa fille, Eitan Shnerb a déclaré : « Nous n’avons pas le privilège de trop plonger dans le désespoir… Nous avons une petite d’un an qui allaite, et d’autres enfants de 3 ans, 5 ans, 9 ans, 10 ans et 12 ans, ainsi qu’un petit-fils qui a presque un an — ces enfants nous font vivre ».

« Nous devons aller de l’avant, nous ne pouvons pas nous effondrer, je pleure, oui, mais après je me rends compte que nous devons avancer… je suis très pragmatique, je sais qu’il y a du chagrin, de la douleur, il y a la shiva… mais nous voulons aller de l’avant ».

Le père et le fils n’ont pas pu assister à l’enterrement en raison de leurs blessures, mais Eitan a pu adresser un message par téléphone : « Nous essayons d’être forts ici dans la Terre d’Israël, le peuple d’Israël, Rina croyait en cela ».

« Notre réponse aux meurtriers est d’être ici et d’être forts, nous allons gagner ».

Les équipes médicales israéliennes et les forces de sécuritésur le site de l’explosion d’une bombe aux abords de l’implantation israélienne de Dolev, en Cisjordanie, le 23 août 2019 (Crédit : Ahmad GHARABLI / AFP)

L’armée israélienne aurait arrêté trois hommes palestiniens en Cisjordanie, alors qu’elle est toujours à la recherche des terroristes responsables. Selon des médias palestiniens, les soldats israéliens ont arrêté deux des trois hommes lors de raids menés dans le village d’Ein Arik. Le troisième homme serait un résident de la localité voisine d’Ein Qiniya.

On ne sait pas clairement quel était leur lien avec l’attaque à la bombe.

D’après l’armée, c’est un engin explosif artisanal qui a été utilisé dans l’attaque. Des démineurs de la police ont déterminé que la bombe avait été placée à l’avance et déclenchée à distance.

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