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L’eurodéputée RN Maxette Pirbakas rejoint à son tour Eric Zemmour

De nombreux transfuges du parti de Marine Le Pen se rallient au parti Reconquête, en pleine guerre fratricide à l'extrême droite à l'approche de la présidentielle

L'eurodéputée Maxette Pirbakas. (Capture d'écran YouTube)
L'eurodéputée Maxette Pirbakas. (Capture d'écran YouTube)

L’eurodéputée RN Maxette Pirbakas, élue de Guadeloupe, a à son tour annoncé son ralliement à Eric Zemmour mardi soir dans Le Figaro, en pleine guerre fratricide à l’extrême droite à l’approche de la présidentielle.

Mme Pirbakas imite les eurodéputés Jérôme Rivière et Gilbert Collard ou l’ancien identitaire Damien Rieu, transfuges du parti de Marine Le Pen eux aussi.

Eric Zemmour, « c’est quelqu’un qui n’est pas politicien. Je me retrouve en lui. Il est à l’écoute, il ne prétend pas parler à la place des Ultramarins », estime l’élue guadeloupéenne, âgée de 46 ans.

Des remous ont également eu lieu chez les élus RN de Paca, depuis que Sophie Grech, conseillère régionale et élue municipale des quartiers nord de Marseille, a annoncé donner son parrainage au candidat Reconquête! plutôt qu’à Marine Le Pen.

La dirigeante du Front national (aujourd’hui Rassemblement National) Marine Le Pen assiste au congrès annuel du parti d’extrême droite dans la ville française de Lille le 10 mars 2018. (AFP Photo/Philippe Huguen)

Elle a été tancée par Thierry Mariani dans un tweet : « comme les 39 élus au Conseil Régional sur la liste que je conduisais en PACA, elle avait signé un engagement sur l’honneur de parrainer Marine Le Pen. Étonnant cette conception de l’honneur qui ne dure que 8 mois ».

Le sénateur RN des Bouches-du-Rhône et conseiller municipal, Stéphane Ravier, a préféré temporiser : « Après les événements d’hier, je réunis ce soir les élus de mon groupe municipal où tous les patriotes marseillais ont leur place. Sophie Grech, comme les autres, peut compter sur mon amitié. Le rassemblement contre le macronisme se fera par la discussion ».

En revanche, Stéphane Ravier a nié formellement tout départ imminent dans le camp Zemmour : « il n’en est pas question une seule seconde », a insisté son entourage, interrogé par l’AFP. « Stéphane n’est pas sur le départ. A défaut de partager le départ de Sophie Grech, il la comprend. Depuis le début il dit qu’il faut arrêter de s’envoyer des pavés car chacun aura besoin de l’autre au second tour. Stéphane veut jouer le rôle de casque bleu ».

« Ce que je n’admets pas, c’est la dissimulation, le moment et la volonté de saboter ma campagne beaucoup plus que de porter la campagne de quelqu’un d’autre », a fustigé Marine Le Pen, mardi à Brest, sans donner de nom.

Éric Zemmour, candidat à l’élection présidentielle, au JT de TF1 dans les studios de la chaine à Boulogne-Billancourt, en région parisienne, le 30 novembre 2021. (Crédit : Thomas COEX / POOL / AFP)

La veille, elle avait demandé à l’eurodéputé Nicolas Bay de clarifier sa position.

De son côté, la nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal, avait reconnu vendredi « pencher » pour Eric Zemmour mais sans le rallier à ce stade.

Les deux rivaux tiennent meeting samedi : Marine Le Pen à Reims et Eric Zemmour à Lille.

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