L’ex-directrice scientifique du ministère israélien de l’Environnement à l’OMS
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L’ex-directrice scientifique du ministère israélien de l’Environnement à l’OMS

Sinaia Netanyahu nommée directrice du Programme des Impacts Environnementaux et Sanitaire à l’Organisation Mondiale de la Santé en Europe

L'ancienne scientifique en chef au ministère de la Protection de l'environnement, Sinaia Netanyahu. (Capture d'écran de YouTube)
L'ancienne scientifique en chef au ministère de la Protection de l'environnement, Sinaia Netanyahu. (Capture d'écran de YouTube)

L’ancienne scientifique en chef du ministère de la Protection de l’Environnement a été nommée ce jeudi au plus haut poste officiel tenu par un citoyen israélien à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), succès dont le gouvernement se félicite.

Sinaia Netanyahu, directrice scientifique du ministère de la Protection de l’Environnement de 2011 à 2017, va être à la tête du Programme pour les Impacts Environnementaux et Sanitaires au bureau européen de l’OMS, a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

« Ces dernières années, le ministère des Affaires étrangères s’est efforcé de faire entrer des Israéliens à des postes variés de l’ONU et ses agences. Le choix du Dr Netanyahu pour ce poste est donc une très bonne nouvelle et une étape
importante », selon une déclaration du ministère.

Netanyahu, qui a travaillé des décennies comme experte de l’Environnement et de l’Economie, espère pouvoir aider au développement d’un programme qui « crée un environnement qui permet de réduire l’inégalité sanitaire par rapport à l’exposition environnementale. »

Netanyahu, qui a également écrit pour le Times of Israel, était mariée à Nathan Netanyahu, informaticien et cousin germain du Premier Ministre Benjamin Netanyahu. Depuis son départ du ministère de la Protection de l’environnement en 2017, elle critique ouvertement la politique environnementale du gouvernement, avertissant régulièrement des dégâts sur la vie humaine, le sanitaire, la biodiversité et l’écologie.

L’OMS, basée à Genève en Suisse, est l’agence de l’Organisation des Nations Unies responsable de la santé publique et de la coopération globale des crises sanitaires.

Durant la pandémie du coronavirus, le mois dernier, le gouvernement de Trump a annoncé formellement à l’Organisation des Nations Unies son retrait de l’OMS, mais ce retrait ne prendra effet que l’an prochain, ce qui signifie qu’un nouveau gouvernement pourrait sans doute annuler cette décision.

L’annonce du retrait suit logiquement le souhait que le président américain Donald Trump avait émis fin mai, de mettre un terme à la participation américaine à l’OMS, dont il critique violemment la réaction à l’épidémie du coronavirus, et qu’il accuse d’être à la coupe de l’influence chinoise. Les Etats-Unis sont les plus généreux donateurs de l’OMS, avec plus de 400 millions de dollars par an.

Ses détracteurs ont accusé Trump de chercher un bouc émissaire pour la situation catastrophique des États-Unis, qui compte le plus grand nombre de cas et de morts causés par le virus. Trump a ignoré la menace du virus pendant la majorité du temps jusqu’à ce que l’épidémie soit répandue dans tout le pays.

L’OMS dément les accusations selon lesquelles l’organisation aurait sous-estimé la sévérité de l’épidémie, montrant des avertissements de plus en plus urgents depuis janvier dernier.

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