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Liberman accorde une indemnisation aux salariés et auto-entrepreneurs en quarantaine

Le ministère des Finances dit que l'enveloppe d'indemnisation - qui serait de 250 millions de shekels - viendra compenser les pertes essuyées pendant les quarantaines

Ricky Ben-David est journaliste au Times of Israël

Des Israéliens, certains portant le masque, sur Jaffa Street, le 6 janvier 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Des Israéliens, certains portant le masque, sur Jaffa Street, le 6 janvier 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le ministère des Finances a approuvé un plan d’indemnisation pour les travailleurs, mardi, qui permettra à l’État de financer la plus grande partie des journées passées en quarantaine – suite à une infection à la COVID-19 ou à l’exposition à un cas confirmé – pour les employés salariés et pour les auto-entrepreneurs.

Les auto-entrepreneurs pourront recevoir 430 shekels d’indemnisation quotidienne pour quatre journées de quarantaine obligatoire, une mesure qui s’applique rétroactivement à partir du 1er janvier.

Il est également possible de demander, de manière rétroactive là aussi, une indemnisation pour jusqu’à trois jours de quarantaine pour la période s’étendant du mois de juillet au mois de décembre 2021, a fait savoir le ministère.

Les employés salariés sont éligibles à un paiement dès le premier jour de leur quarantaine – jusqu’à présent, ce premier jour n’était pas pris en charge par l’État qui couvrait le reste de la période à 75 % du salaire touché par le travailleur, en fonction de la taille de l’entreprise.

Un homme joue de la guitare sur son balcon lors d’un flash mob organisé dans toute l’Italie pour rapprocher les gens et tenter de faire face à la quarantaine généralisée, à Milan, en Italie, le 13 mars 2020. (Crédit : AP Photo/Luca Bruno)

Mardi matin, le ministère de la Santé a fait savoir que les Israéliens positifs à la COVID-19 devraient se placer en quarantaine pendant une semaine – jusqu’à présent, cette période de quarantaine était de dix jours – si aucun symptôme ne se présentait au cours des trois dernières journées de ces sept jours. En cas de symptômes pendant la semaine, la quarantaine reste de dix jours, conformément à la règle actuelle qui s’impose à toute personne contaminée par le coronavirus.

Cette enveloppe d’indemnisation, estimée à 250 millions de shekels, s’appliquera à toutes les périodes de quarantaine des salariés et des auto-entrepreneurs au cours du mois qui arrive, selon l’annonce qui a été faite mardi.

Cette initiative est survenue dans un contexte de recrudescence record du taux de morbidité, une hausse qui envoie de plus en plus d’Israéliens en quarantaine, laissant craindre de possibles répercussions économiques alors que de nombreuses personnes se trouvent dans l’incapacité de travailler parce qu’elles sont malades ou qu’elles doivent s’occuper d’un enfant qui ne peut pas aller à l’école.

Le variant Omicron, hautement contagieux, se propage actuellement dans le pays. Le nombre de nouveaux cas quotidiens a atteint un niveau sans précédent mais le pic de l’épidémie est encore à venir, ont fait savoir les autorités sanitaires.

Le directeur de l’hôpital Ziv, Salman Zarka, assiste à une cérémonie à l’hôpital dans la ville de Safed (nord), le 25 février 2020. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Le responsable de la lutte contre le coronavirus dans le pays, Salman Zarka, a indiqué lundi que le pic allait arriver d’ici trois à cinq semaines et il a averti qu’il pourrait falloir réfléchir à un « confinement significatif ».

Dans une conférence de presse qui a eu lieu mardi, un responsable du ministère des Finances a expliqué qu’Israël se trouvait « au cœur de la cinquième vague » de coronavirus et que « le mois à venir ne sera pas simple ».

« Le gouvernement continue à mettre en œuvre sa politique de ‘vivre dans l’ombre du coronavirus’, sans envisager de confinement. Cette stratégie a fait ses preuves : l’économie fonctionne. Nous sommes revenus aux chiffres du chômage pré-pandémie. En 2021, nous avons enregistré une croissance de plus de 7 % ».

Une employée du Magen David Adom fait un test antigénique rapide à la COVID-19 à un enfant israélien dans un centre de dépistage de type drive-in à Jérusalem, le 10 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

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