Liberman ne soutiendra peut-être aucun Premier ministre, à part lui-même
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Liberman ne soutiendra peut-être aucun Premier ministre, à part lui-même

Le leader d'Yisrael Beytenu prévient que si aucun des deux principaux candidats, ne satisfait ses exigences de base, il ne les recommandera pas pour former un gouvernement

Une affiche de campagne d'Yisrael Beytenu sur l'autoroute Ayalon à Tel Aviv montrant le chef du parti, Avigdor Liberman, le 21 janvier 2020. (Miriam Alster/Flash90)
Une affiche de campagne d'Yisrael Beytenu sur l'autoroute Ayalon à Tel Aviv montrant le chef du parti, Avigdor Liberman, le 21 janvier 2020. (Miriam Alster/Flash90)

Le leader d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a déclaré dans une interview publiée vendredi qu’il ne soutiendra aucun candidat au poste de Premier ministre après les élections de la semaine prochaine, à moins que l’un d’eux réponde à ses exigences de base pour un gouvernement sioniste progressiste.

Liberman a fait savoir au quotidien Maariv qu’il n’avait toujours pas décidé qui il recommandera au président Reuven Rivlin pour la formation d’une coalition après les élections, et que si personne ne correspond à ses attentes, il pourrait même envisager de mettre son propre nom en avant.

« La recommandation dépendra des positions et des principes de base que les candidats présenteront après les élections du 2 mars », a ainsi déclaré le leader d’Yisrael Beytenu, qui s’est positionné comme grand défenseur des droits des citoyens laïcs. « Peu importe qui est Premier ministre, les positions de base du prochain gouvernement sont ce qui est vraiment important pour nous. En ce qui nous concerne, toutes les options sont ouvertes et sur la table ».

En novembre, lors des négociations de la coalition, Liberman a publié une liste de revendications concernant la religion et l’État, affirmant qu’elles constituaient le minimum absolu auquel son parti laïc consentirait dans toute négociation visant à former un gouvernement.

Parmi celles-ci figuraient : l’adoption d’un projet de loi visant à incorporer les membres de la communauté ultra-orthodoxe dans l’armée, sans amender celle qui avait été élaborée lorsqu’il était encore ministre de la Défense ; l’abolition d’une loi régissant l’ouverture des supérettes le samedi ; l’autorisation des transports publics le samedi à la discrétion de chaque municipalité ; l’octroi aux rabbins municipaux du pouvoir de procéder à des conversions au judaïsme et il doit exister des droits illimités au mariage civil.

Le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz (à droite) et le chef d’Yisrael Beytenu Avigdor Liberman après leur rencontre à Ramat Gan, le 14 novembre 2019. (Avshalom Sassoni/Flash90)

Le député a donné des signaux mitigés sur ses intentions après les élections de lundi, en disant qu’il ne rejoindra pas un gouvernement dirigé par le Likud si le Premier ministre Benjamin Netanyahu est toujours à la tête du parti, et que son principal challenger, le leader du parti Kakhol lavan Benny Gantz, n’est « pas prêt à être Premier ministre ».

Il a également renoncé à ses précédentes demandes pour un gouvernement d’union entre le Likud, Kakhol lavan et son parti Yisrael Beytenu, tout en promettant de ne pas laisser le pays se diriger vers une quatrième élection.

Après les scrutins d’avril et de septembre, Liberman était en position de faiseur de rois, détenant l’équilibre du pouvoir entre le bloc orthodoxe de droite dirigé par Netanyahu et l’opposition de centre-gauche-arabe de Gantz, mais il s’est abstenu de rejoindre l’un comme l’autre.

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