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L’Iran met au point un missile de moyenne portée susceptible d’atteindre Israël

"Sa maniabilité et sa vitesse extrême lui permettent d'atteindre des cibles dans un rayon de 1,450 km", précise le site des Gardiens de la Révolution islamique

Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iraniens défilent lors du défilé militaire annuel marquant l'anniversaire du déclenchement de la guerre dévastatrice de 1980-1988 contre l'Irak de Saddam Hussein, dans la capitale Téhéran, le 22 septembre 2018. (Crédit: Stringer/AFP)
Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iraniens défilent lors du défilé militaire annuel marquant l'anniversaire du déclenchement de la guerre dévastatrice de 1980-1988 contre l'Irak de Saddam Hussein, dans la capitale Téhéran, le 22 septembre 2018. (Crédit: Stringer/AFP)

Les Gardiens de la Révolution islamique, l’armée idéologique de l’Iran, ont annoncé mercredi sur leur site officiel Sepah News la création d’un nouveau missile de moyenne portée, susceptible d’atteindre Israël.

Selon le général Mohammad Bagheri, chef d’état-major des forces armées, il s’agit d’un missile stratégique dénommé Kheybarchékan (du nom d’une victoire des partisans de Mahomet au VIIe siècle).

Il a dévoilé cet engin lors d’une visite sur une base de missiles sol-sol des forces aérospatiales des Gardiens, en présence du général Amirali Hajizadeh, chef du département aérospatial.

« Sa maniabilité et sa vitesse extrême lui permettent d’atteindre des cibles dans un rayon de 1,450 km », précise le site.

De « fabrication locale », Kheybarchékan peut percer un bouclier antimissile, selon Sepah News.

En 2019, l’Iran avait annoncé avoir testé avec succès un missile de croisière d’une portée supérieure à 1 350 km.

Le 24 décembre dernier, Téhéran avait tiré 16 missiles balistiques à l’issue de cinq jours de manœuvres militaires qui, selon des généraux iraniens, constituaient un avertissement à Israël. L’Iran se trouve à environ 1 500 km des frontières d’Israël.

Brian Hook, représentant spécial américain pour l’Iran, devant des missiles à courte-portée iraniens (Qiam) à la base conjointe Anacostia-Bolling de Washington, le 29 novembre 2018 (Crédit : AP Photo/Carolyn Kaster)

« Le développement et la prolifération de missiles balistiques par l’Iran est une menace pour la sécurité internationale ainsi qu’un défi important pour la non prolifération », a réagi à Washington une porte-parole de la diplomatie américaine, Jalina Porter.

Elle a ajouté que les Etats-Unis entendaient continuer à « utiliser plusieurs outils » pour « empêcher toute nouvelle avancée du programme de missiles de l’Iran ».

Selon l’International Institute for Strategic Studies (IISS), l’Iran possède une vingtaine de types de missiles balistiques ainsi que des missiles de croisière et des drones. Leur capacité est variable. Le Qiam-1 a une portée de 800 km alors que celle du Ghadr-1 peut atteindre 1 800 km.

D’après cet institut de recherche britannique en relations internationales, la priorité en matière d’armement pour l’Iran est désormais la précision de ses missiles.

Lundi, le général Bagheri avait déclaré que son pays « était plus qu’autosuffisant en armes et en équipements », et avait ajouté qu’il deviendrait l’un des plus grands exportateurs d’armes au monde si les sanctions américaines sont levées.

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