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Tsahal affirme qu’un journaliste d’Al Jazeera blessé hier est également un commandant du Hamas

Après une salve de roquettes meurtrières, le gouvernement pressé de durcir sa position au nord * Les familles des otages à La Haye portent plainte contre le Hamas pour crimes de guerre

  • Les forces de sécurité israéliennes sur les lieux de l'impact d'une roquette tirée du Liban vers la ville de Safed, le 14 février 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)
    Les forces de sécurité israéliennes sur les lieux de l'impact d'une roquette tirée du Liban vers la ville de Safed, le 14 février 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)
  • De la fumée après une attaque à la roquette à Safed le 14 février 2024.(capture d'écran : X)
    De la fumée après une attaque à la roquette à Safed le 14 février 2024.(capture d'écran : X)
  • Des familles d'otages avant leur décollage pour La Haye, le 14 février 2024. (Crédit : Forum des familles d'otages et de disparus)
    Des familles d'otages avant leur décollage pour La Haye, le 14 février 2024. (Crédit : Forum des familles d'otages et de disparus)
  • Cette image diffusée par l'armée israélienne le 14 février 2024 montre des soldats de l'armée israélienne sur le terrain dans la bande de Gaza. (Crédit : Porte-parole de l'armée israélienne/AFP)
    Cette image diffusée par l'armée israélienne le 14 février 2024 montre des soldats de l'armée israélienne sur le terrain dans la bande de Gaza. (Crédit : Porte-parole de l'armée israélienne/AFP)

L’Allemagne dit pousser l’UE à envisager d’imposer des sanctions contre des extrémistes israéliens

La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock lors d'une conférence de presse à Jérusalem, lors de sa visite de deux jours, le 14 février 2024. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)
La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock lors d'une conférence de presse à Jérusalem, lors de sa visite de deux jours, le 14 février 2024. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a déclaré que Berlin poussait l’Union européenne à envisager des sanctions contre les résidents d’implantations extrémistes qui attaquent les Palestiniens en Cisjordanie – après que la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont imposé des sanctions similaires.

« Convenons ensemble de sanctions en Europe. Pour cela, nous avons besoin des 27 États membres. En tant qu’Allemands, nous avons poussé cela sur la voie européenne », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse à Jérusalem, ajoutant que, dans la zone de libre circulation Schengen, les interdictions d’entrée nationales ne pourraient entrer en vigueur que si elles étaient adoptées par l’ensemble du bloc.

Baerbock a également affirmé qu’une incursion terrestre de Tsahal sur Rafah, dans le sud de Gaza, serait une catastrophe humanitaire : « 1,3 million de personnes attendent là dans un espace très réduit. Ils n’ont pas vraiment d’autre endroit où aller pour le moment… Ce serait une catastrophe humanitaire si l’armée israélienne lançait une offensive sur Rafah dans ces conditions. »

Les États-Unis se disent « dévastés » par la mort d’un adolescent américano-palestinien près de Ramallah

Mohammad Ahmad al-Khdour. (Crédit : Bureau américain des affaires palestiniennes/X)
Mohammad Ahmad al-Khdour. (Crédit : Bureau américain des affaires palestiniennes/X)

Les États-Unis se disent « dévastés » par la récente mort de l’adolescent américano-palestinien Mohammad Ahmad al-Khdour en Cisjordanie et exigent une enquête sur sa mort.

Le Washington Post a rapporté que le jeune homme de 17 ans avait reçu une balle dans la tête par les troupes israéliennes à Bidu, près de Ramallah, dans des circonstances peu claires. L’armée israélienne n’a pas encore émis de commentaire sur l’incident.

« Les États-Unis n’ont pas de plus grande priorité que la sûreté et la sécurité des citoyens américains. Nous appelons de toute urgence à une enquête rapide, approfondie et transparente », peut-on lire dans un tweet du Bureau américain des affaires palestiniennes.

La mort d’Al-Khdour s’ajoute à une liste croissante d’incidents concernant des citoyens américains sur lesquels l’administration Biden a demandé des éclaircissements à Israël.

Le mois dernier, un autre jeune de 17 ans, Tawfic Abdel Jabbar, a été abattu en Cisjordanie. La police a déclaré qu’un agent des forces de l’ordre en congé, un soldat et un résident d’implantation israélien avaient tous ouvert le feu sur Jabbar après l’avoir perçu comme une menace. Les États-Unis ont également demandé une enquête sur cet incident.

Plusieurs Américano-Palestiniens ont également été arrêtés par Israël en Cisjordanie et à Gaza ces derniers jours, suscitant d’autres commentaires inquiétants de la part de responsables du gouvernement américain.

L’ONU déclare que « l’escalade dangereuse » entre le Liban et Israël doit cesser

Les forces de sécurité israéliennes sur les lieux de l'impact d'une roquette tirée du Liban vers la ville de Safed, le 14 février 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)
Les forces de sécurité israéliennes sur les lieux de l'impact d'une roquette tirée du Liban vers la ville de Safed, le 14 février 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU a appelé à l’arrêt des violences en hausse entre Tsahal et le Hezbollah au Liban, dans un contexte de crainte d’un conflit plus large.

« La récente escalade est effectivement dangereuse et devrait cesser », a déclaré Stéphane Dujarric, soulignant que les soldats de la mission de maintien de la paix de l’ONU au Liban avaient remarqué « un changement inquiétant dans les échanges de tirs entre les forces armées israéliennes et les groupes armés au Liban ».

Les attaques, dit-il, incluent un « ciblage de zones éloignées de la Ligne bleue », la frontière délimitée par l’ONU en 2000 après le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban.

Le Département d’État américain affirme que les exigences du Hamas sur le Mont du Temple sont vouées à un « échec évident »

Des Palestiniens assistent aux célébrations de l’Aïd al-Fitr près du sanctuaire du Dôme du Rocher, dans l’enceinte de la mosquée Al Aqsa, sur le Mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 21 avril 2023. (Crédit : AP Photo/Mahmoud Illean)
Des Palestiniens assistent aux célébrations de l’Aïd al-Fitr près du sanctuaire du Dôme du Rocher, dans l’enceinte de la mosquée Al Aqsa, sur le Mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 21 avril 2023. (Crédit : AP Photo/Mahmoud Illean)

Le porte-parole du Département d’État américain, Matthew Miller, a déclaré que la demande du Hamas de limiter la souveraineté d’Israël sur le Mont du Temple dans le contexte des négociations en cours sur les otages était vouée à un « échec évident ».

Cette demande était l’une des nombreuses demandes formulées par le Hamas dans sa réponse au début du mois à un cadre d’accord sur les otages élaboré par des médiateurs qataris, égyptiens et américains. Le président américain Joe Biden a déclaré que certaines des exigences du Hamas étaient « exagérées », mais cela semble être la première fois qu’un responsable américain précise les vues de Washington concernant la réponse du Hamas.

« Vous avez vu un certain nombre de questions qui étaient manifestement vouées à l’échec, par exemple, le statut d’Al-Aqsa ne sera pas résolu par la négociation des otages », a déclaré Miller lors d’un point presse.

Il a également noté que le gouvernement israélien avait pris des mesures pour garantir que l’aide soit acheminée via le terminal de Kerem Shalom en déclarant la zone environnante zone militaire fermée afin d’empêcher l’accès à des manifestants d’extrême droite qui chercheraient à empêcher l’aide d’atteindre Gaza. Miller a affirmé que l’armée israélienne avait également déplacé ses troupes vers le passage pour s’assurer que l’aide soit acheminée, même si les manifestants ont souvent réussi à contrecarrer les troupes.

« Nous pensons qu’il est extrêmement regrettable que le passage ait été bloqué à plusieurs reprises. Nous dialoguons avec le gouvernement israélien et avons clairement indiqué que la position des États-Unis est que le passage devait rester ouvert, et qu’ils devaient prendre toutes les mesures possibles pour s’assurer qu’il reste ouvert », a déclaré Miller.

Smotrich affirme que les rassemblements pour les otages nuisent aux chances de les ramener chez eux

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich dirigeant une réunion de faction à la Knesset, à Jérusalem, le 29 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre des Finances Bezalel Smotrich dirigeant une réunion de faction à la Knesset, à Jérusalem, le 29 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré que les manifestations de masse appelant à un accord sur la libération d’otages compromettaient les perspectives de libération des otages.

Dans une interview accordée au journal Kikar Shabbat Haredi, Smotrich a déclaré que « l’une des choses qui nuisent le plus aux chances de ramener les otages chez eux est l’activisme et les manifestations ».

Le dirigeant d’extrême droite a déclaré que le chef du Hamas, « regardait les manifestations et les appels au ‘maintenant’ et au ‘à tout prix’ en se disant ‘super, encore un peu de patience et je gagnerai' ».

La Maison Blanche salue Abbas pour avoir appelé le Hamas à conclure un accord avec Israël

Le dirigeant de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie, le 7 février 2024. (Crédit : AP Photo/Mark Schiefelbein)
Le dirigeant de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie, le 7 février 2024. (Crédit : AP Photo/Mark Schiefelbein)

Le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, a salué le dirigeant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour avoir publiquement appelé le Hamas à conclure un accord de trêve avec Israël.

Interrogé sur les commentaires d’Abbas lors d’un point presse à la Maison Blanche, Sullivan a déclaré que peu de membres de la communauté internationale dirigeaient leurs appels vers le Hamas et qu’ils faisaient porter exclusivement le fardeau sur Israël.

« Le Hamas doit également rendre des comptes. Le Hamas se cache parmi les civils… d’une manière qui les met également en danger, et donc certaines des questions et des pressions de la communauté internationale devraient être dirigées vers le Hamas », a déclaré Sullivan.

« Abbas s’est manifesté aujourd’hui dans ce sens, c’est assez inhabituel parce qu’il n’y a pas eu beaucoup de voix dans la communauté internationale », a dit Sullivan.

Netanyahu affirme qu’une opération « puissante » aura lieu à Rafah après le départ de la population civile

Des Palestiniens fuyant l’offensive israélienne sur Khan Younès arrivent à Rafah, dans la bande de Gaza, le 14 février 2024. (Crédit : AP Photo/Hatem Ali)
Des Palestiniens fuyant l’offensive israélienne sur Khan Younès arrivent à Rafah, dans la bande de Gaza, le 14 février 2024. (Crédit : AP Photo/Hatem Ali)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël déplacerait ses forces vers Rafah une fois que les civils réfugiés dans la ville la plus au sud de Gaza auront pu évacuer.

« Nous nous battrons jusqu’à la victoire complète », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, « et cela inclut une opération puissante également à Rafah après que nous aurons permis à la population civile de quitter les zones de combat ».

Londres veut une « garantie » que l’UNRWA n’embauchera pas d’employés cherchant à attaquer Israël

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron au Palais du gouvernement, à Beyrouth, le 1er février 2024. (Crédit : Joseph Eid/AFP/Dossier)
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron au Palais du gouvernement, à Beyrouth, le 1er février 2024. (Crédit : Joseph Eid/AFP/Dossier)

La Grande-Bretagne veut une « garantie absolue » que l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) n’emploiera pas de personnel disposé à attaquer Israël, a déclaré le ministre des Affaires étrangères David Cameron, après des allégations selon lesquelles certains de ses agents seraient impliqués dans l’attaque du 7 octobre.

Le mois dernier, la Grande-Bretagne s’est jointe aux États-Unis pour « suspendre temporairement » le financement de l’UNRWA suite à des allégations selon lesquelles au moins douze sur ses milliers d’employés palestiniens étaient soupçonnés d’être impliqués dans l’attaque du Hamas qui a déclenché la guerre à Gaza.

Lorsqu’on lui a demandé ce dont la Grande-Bretagne avait besoin pour reprendre ses financements, Cameron a répondu : « Ce que nous recherchons, c’est une garantie absolue que cela ne puisse plus se reproduire. Soyons clairs ici : il semble que des personnes travaillant pour l’UNRWA aient participé aux attaques du 7 octobre contre Israël. C’est inacceptable. »

« C’est pourquoi nous avons suspendu notre financement. C’est pour cela que ces examens ont lieu », a-t-il déclaré aux journalistes lors d’un voyage en Bulgarie. « Nous avons besoin qu’ils aient lieu rapidement car de nombreux membres du personnel de l’UNRWA effectuent un travail absolument vital à Gaza, où ils constituent le seul réseau de distribution de l’aide, pour garantir que nous acheminons l’aide aux personnes qui en ont très, très cruellement besoin. »

L’envoi de farine américaine pour Gaza toujours bloqué, regrette Jake Sullivan

Le côté égyptien du poste frontière de Rafah avec la bande de Gaza, le 29 janvier 2024. (Crédit : Said KHATIB / AFP)
Le côté égyptien du poste frontière de Rafah avec la bande de Gaza, le 29 janvier 2024. (Crédit : Said KHATIB / AFP)

Le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, a déclaré qu’Israël retardait toujours une livraison américaine de farine destinée aux Palestiniens de Gaza, en violation des engagements pris par le Premier ministre Benjamin Netanyahu auprès du président Joe Biden.

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a bloqué la livraison parce qu’elle devait être distribuée par l’UNRWA, qui fait l’objet d’une enquête pour l’implication présumée de douze de ses membres dans l’attaque terroriste du 7 octobre. Israël serait en train d’étudier d’autres voies pour distribuer l’aide, comme le Programme alimentaire mondial, mais la cargaison reste entre-temps bloquée au port d’Ashdod.

« Cette farine n’a pas bougé comme nous l’espérions, et nous espérons qu’Israël respectera son engagement d’acheminer cette farine vers Gaza », a déclaré Sullivan, interrogé sur la question lors d’un point presse à la Maison Blanche.

Des sirènes retentissent à Ashkelon et Zikim

Des sirènes ont retenti à Zikim et dans le sud d’Ashkelon, annonçant une ou des probables roquettes tirées depuis Gaza.

Le chef de Tsahal affirme que l’objectif militaire actuel est de « se préparer à la guerre dans le nord »

Le chef d’état-major de Tsahal, le général Herzi Halevi (au centre) et de hauts responsables de Tsahal dans le nord d’Israël, le 14 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Le chef d’état-major de Tsahal, le général Herzi Halevi (au centre) et de hauts responsables de Tsahal dans le nord d’Israël, le 14 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Lors d’une évaluation dans le nord d’Israël, le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, a déclaré que Tsahal se préparait à la guerre dans le nord, face aux attaques quotidiennes du Hezbollah depuis le Liban.

« Nous n’en aurons pas fini tant que les habitants ne seront pas revenus à Metula et dans toutes les communautés du nord, avec un niveau de sécurité très élevé », a dit Halevi, faisant référence aux quelque 80 000 Israéliens déplacés par les attaques du Hezbollah.

« Nous nous concentrons désormais sur notre préparation à la guerre dans le nord. Si cela ne se termine pas par une guerre, cela ne se terminera pas par un compromis sur les acquis », a-t-il dit.

« Le Hezbollah n’est pas ici à la barrière, nous repousserons toutes ses capacités, ce sera beaucoup plus calme ici, il y aura beaucoup plus de stabilité ici et les habitants pourront ensuite rentrer », a poursuivi Halevi. « Est-ce que cela arrivera demain ? Probablement pas. Cela prendra du temps. »

Israël doit assurer la sécurité des civils à Rafah, déclare Jake Sullivan

Le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, a détaillé le plan à multiples facettes que l’administration Biden souhaitait qu’Israël mette en œuvre avant de lancer son opération finale contre le Hamas dans la ville de Rafah, au sud de Gaza.

Interrogé sur la question lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, Sullivan a déclaré que le plan devait aborder la manière dont Israël assurera la sécurité de plus d’un million de Palestiniens se trouvant actuellement à Rafah.

Le plan devra également garantir que l’aide humanitaire pourra être acheminée vers les Gazaouis, alors qu’opérer à Rafah forcerait probablement la fermeture de la frontière avec l’Egypte, au sud de Rafah, a déclaré Sullivan.

Plus tôt ce mois-ci, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a poussé à l’ouverture du terminal d’Erez dans le nord de Gaza, et Biden a poussé le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’un appel plus tôt cette semaine à empêcher des activistes israéliens d’extrême droite de bloquer l’aide à l’entrée du terminal de Kerem Shalom, selon un responsable américain.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui supervise la police, aurait autorisé la poursuite de ces manifestations, en violation du souhait américain.

« Nous avons besoin de réponses aux questions : où iront ces gens ? Comment obtenir un niveau durable d’aide, de nourriture, de médicaments, d’eau et d’abris ? », a déclaré Sullivan.

Le principal collaborateur de Biden a fait référence aux inquiétudes de l’Égypte selon lesquelles une opération à Rafah pourrait conduire les Palestiniens qui s’y abritent à franchir la frontière, amplifiant les craintes au Caire selon lesquelles Israël cherche à déplacer massivement les Gazaouis vers l’Égypte.

« Il doit également y avoir une réponse claire à cette [préoccupation] », a déclaré Sullivan.

Tsahal affirme qu’un journaliste d’Al Jazeera blessé hier est également un commandant du Hamas

Ismail Abu Omar, journaliste d'Al Jazeera, au kibboutz Nir Oz le 7 octobre, et après avoir été touché lors d'une frappe à Rafah, dans le sud de Gaza, le 13 février 2024. (Capture d'écran : X)
Ismail Abu Omar, journaliste d'Al Jazeera, au kibboutz Nir Oz le 7 octobre, et après avoir été touché lors d'une frappe à Rafah, dans le sud de Gaza, le 13 février 2024. (Capture d'écran : X)

Ismail Abu Omar, un journaliste d’Al Jazeera qui a été blessé hier lors d’une frappe aérienne israélienne près de Rafah, dans le sud de Gaza, serait également un commandant du Hamas, selon Tsahal.

Le lieutenant-colonel Avichay Adraee, porte-parole en arabe de Tsahal, a déclaré qu’Abu Omar, en plus de travailler pour la chaîne qatarie, était commandant adjoint de compagnie au sein du bataillon Khan Younès Est du Hamas.

Le matin du 7 octobre, Abu Omar s’est infiltré en Israël et a filmé depuis l’intérieur du kibboutz Nir Oz pendant l’assaut du Hamas.

Le caméraman d’Al Jazeera Ahmad Matar a également été blessé lors de la frappe d’hier.

L’armée israélienne a révélé plus tôt cette semaine qu’un autre journaliste d’Al Jazeera était un commandant du Hamas. Le mois dernier, deux journalistes d’Al Jazeera tués lors d’une frappe aérienne israélienne à Rafah ont ensuite été accusés par l’armée israélienne d’être membres du Hamas et du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien.

Jake Sullivan dit qu’une « pause temporaire » à Gaza pourrait devenir « plus durable »

Le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 14 février 2024. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)
Le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 14 février 2024. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)

Le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, a répété que les États-Unis cherchaient à obtenir une pause humanitaire qui permettrait la libération des otages et qui pourrait être utilisée pour « construire quelque chose de plus durable ».

Il a évité de qualifier cette pause de cessez-le-feu lors de son point presse à la Maison Blanche, même si, en privé, l’administration cherche effectivement à transformer toute pause temporaire en une pause permanente, a déclaré un haut responsable américain au Times of Israël la semaine dernière.

« Nous cherchons à obtenir une pause temporaire dans le cadre de l’accord sur les otages, puis à construire sur cette base quelque chose de plus durable », a déclaré Sullivan, réitérant les remarques du président américain Joe Biden plus tôt cette semaine. « À quoi cela ressemble exactement, selon quels paramètres, où le Hamas s’intègre dans tout cela, ce sont des choses sur lesquelles nous devrons travailler avec nos partenaires en Israël et avec d’autres. »

« L’idée serait qu’il y aurait plusieurs phases dans le cadre de la libération d’otages, et il faudra passer d’une phase à la suivante afin que la pause puisse être prolongée », a ajouté Sullivan.

Invoquant des risques, le ministère de la Santé met en garde contre l’importation d’animaux depuis Gaza

Une meute de chiens errants cherchant de la nourriture près d'un char israélien déployé dans le sud d'Israël, près de la frontière de Gaza, le 8 février 2024. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Une meute de chiens errants cherchant de la nourriture près d'un char israélien déployé dans le sud d'Israël, près de la frontière de Gaza, le 8 février 2024. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Invoquant un risque d’introduction de maladies graves, le ministère de la Santé a mis en garde contre l’introduction de chats et de chiens de Gaza en Israël.

Le faire sans autorisation « pourrait propager des maladies, notamment la rage, l’échinocoque, la leishmanie, la leptospirose, la gale et bien d’autres », a indiqué mercredi un communiqué du ministère de la Santé.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux Israéliens partagent des images et des récits d’animaux de compagnie et autres animaux sauvés de Gaza. La plupart de ces sauveteurs sont des soldats de réserve, qui emportent les animaux malgré l’interdiction de ce trafic par l’armée israélienne.

Même sans assistance humaine, les animaux affluent de la bande de Gaza vers Israël alors que la frontière est ouverte aux véhicules et aux troupes militaires. Les mouvements indépendants des animaux ne sont ainsi pas surveillés, a indiqué le ministère de la Santé. Quelque 5 000 chiens seraient entrés en Israël depuis Gaza, indique le communiqué.

Netanyahu affirme qu’une « forte pression militaire et des négociations fermes » sont essentielles pour la libération des otages

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige une réunion hebdomadaire du cabinet à la base de Hakirya à Tel Aviv, le 7 janvier 2024. (Crédit : Yariv Katz/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige une réunion hebdomadaire du cabinet à la base de Hakirya à Tel Aviv, le 7 janvier 2024. (Crédit : Yariv Katz/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réitéré son propos selon lequel le Hamas paralyse les pourparlers de trêve en cours au Caire avec ses « exigences insensées ».

« Cette semaine, nous avons libéré deux de nos otages au cours d’une opération militaire minutieuse », a-t-il déclaré dans une vidéo. « Jusqu’à présent, nous avons libéré 112 de nos otages grâce à une combinaison de fortes pressions militaires et de négociations fermes. C’est également la clé pour libérer davantage de nos captifs : une forte pression militaire et des négociations fermes. »

« C’est pourquoi », a-t-il ajouté, « j’insiste pour que le Hamas abandonne ses exigences insensées, et lorsqu’il abandonnera ces exigences, nous pourrons aller de l’avant ».

Sa déclaration survient après qu’il a décidé de ne pas renvoyer de délégation israélienne au Caire jeudi pour les pourparlers en cours sur une libération des otages, ce qui a suscité la colère du Forum des familles d’otages.

La Croix-Rouge dit avoir demandé « continuellement » à rendre visite aux otages

Un convoi de la Croix-Rouge transportant des otages israéliens se dirigeant vers l'Égypte depuis la bande de Gaza, à Rafah, le 29 novembre 2023. (Crédit : Hatem Ali/AP Photo)
Un convoi de la Croix-Rouge transportant des otages israéliens se dirigeant vers l'Égypte depuis la bande de Gaza, à Rafah, le 29 novembre 2023. (Crédit : Hatem Ali/AP Photo)

Un communiqué du Comité international de la Croix-Rouge indique que l’organisation a appelé à plusieurs reprises et « continuellement » à la libération des otages détenus à Gaza, et a également « depuis le premier jour et continuellement depuis » demandé à pouvoir leur rendre visite, « cela afin de vérifier leur état de santé, prodiguer des soins médicaux et faciliter la communication avec leurs familles ».

Le CICR affirme qu’il « continuera d’exiger » que tous les otages soient libérés dans l’immédiat, mais a reconnu que cela était peu probable et qu’il « accueillerait donc favorablement un accord qui ramènerait les otages chez eux dans leurs familles » et se tenait prêt à jouer un rôle dans un tel accord de libération.

La Croix-Rouge a été vivement critiquée par certains en Israël pour son incapacité à rendre visite aux otages ou à garantir qu’ils reçoivent un quelconque traitement.

Israël réagit aux critiques d’un responsable du Vatican sur le « carnage » à Gaza

Pietro Parolin en 2016. (Crédit : Wikipédia / CC BY-SA 2.0)
Pietro Parolin en 2016. (Crédit : Wikipédia / CC BY-SA 2.0)

Israël s’est insurgé contre le Vatican après que l’adjoint du pape François a décrit la situation à Gaza comme un « carnage » résultant de la réponse militaire disproportionnée d’Israël contre le Hamas.

« Ces propos sont déplorables. Juger de la légitimité d’une guerre sans prendre en compte toutes les circonstances et données pertinentes conduit inévitablement à des conclusions erronées », a déclaré l’ambassade d’Israël auprès du Saint-Siège dans un communiqué.

Un jour plus tôt, le cardinal et secrétaire d’État Pietro Parolin avait réitéré la « demande que le droit à la défense d’Israël, invoqué pour justifier cette opération, soit proportionnel, ce qui n’est certainement pas le cas avec 30 000 morts ».

« Je pense que nous sommes tous indignés par ce qui se passe, par ce carnage, mais nous devons avoir le courage d’aller de l’avant et de ne pas perdre espoir », a déclaré Parolin, ajoutant : « Nous devons trouver d’autres moyens de résoudre le problème de Gaza, le problème de la Palestine. »

Israël autorise l’utilisation de Starlink à l’hôpital de campagne de Rafah

Une antenne du système haut débit par satellite Starlink offerte par le milliardaire américain Elon Musk à la ville d’Izyum, dans la région de Kharkiv, suite à l'invasion russe de l'Ukraine. (Crédit : Yasuyoshi CHIBA/AFP)
Une antenne du système haut débit par satellite Starlink offerte par le milliardaire américain Elon Musk à la ville d’Izyum, dans la région de Kharkiv, suite à l'invasion russe de l'Ukraine. (Crédit : Yasuyoshi CHIBA/AFP)

Israël dit avoir autorisé l’utilisation des services Starlink dans un hôpital de campagne dans la bande de Gaza, mais aussi en Israël, une première.

« Les autorités israéliennes chargées de la sécurité ont approuvé la fourniture de services Starlink à l’hôpital de campagne des Émirats, situé à Rafah. Les connexions à haut débit et à faible latence de Starlink permettront des vidéoconférences avec d’autres hôpitaux et des diagnostics à distance en temps réel », a déclaré le ministère des Communications dans un communiqué.

Starlink sera également activé en Israël, a ajouté le ministère, précisant que « l’utilisation des services de la société sera limitée dans un premier temps, mais qu’une utilisation plus large est prévue ».

Netanyahu : Tant que le Hamas ne revoit pas ses exigences, aucun accord n’est possible

Des familles d'Israéliens enlevés par des terroristes du Hamas à Gaza manifestant devant le siège du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 6 février 2024. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Des familles d'Israéliens enlevés par des terroristes du Hamas à Gaza manifestant devant le siège du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 6 février 2024. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué dans un communiqué que, tant que le Hamas ne changerait pas sa position « délirante », il n’y aurait aucune percée possible dans les pourparlers du Caire.

« Au Caire, Israël n’a reçu aucune nouvelle proposition du Hamas en ce qui concerne la libération de nos otages », indique un communiqué du cabinet du Premier ministre, qui ajoute que le Premier ministre « insiste sur le fait qu’Israël ne se pliera pas aux exigences délirantes du Hamas ».

« Seul un changement dans les positions du Hamas permettra de faire avancer les négociations », précise le communiqué.

Selon la presse israélienne d’aujourd’hui, Netanyahu aurait refusé d’envoyer une délégation au Caire demain, arguant qu’il est inutile de le faire tant que le Hamas n’aura pas retiré ses demandes de libération d’un grand nombre de prisonniers palestiniens.

Le Forum des familles d’otages a réagi vivement à cette nouvelle, déclarant que cette décision signait l’arrêt de mort des otages restants.

Forum des familles d’otages : Ne pas retourner au Caire « condamne à mort » les otages restants

Des familles d'otages avant leur décollage pour La Haye, le 14 février 2024. (Crédit : Forum des familles d'otages et de disparus)
Des familles d'otages avant leur décollage pour La Haye, le 14 février 2024. (Crédit : Forum des familles d'otages et de disparus)

Le Forum des familles d’otages – qui représente les membres des familles de la plupart des otages encore détenus dans la bande de Gaza – a dénoncé la décision du Premier ministre Benjamin Netanyahu de ne pas renvoyer la délégation israélienne au Caire jeudi pour poursuivre les pourparlers visant à négocier une trêve et à obtenir la libération des otages.

Dans un communiqué, le Forum s’est dit « abasourdi » par la décision de « faire échouer » les pourparlers en cours, ajoutant que « certains membres du cabinet semblent avoir pris la décision de sacrifier la vie des otages sans pour autant l’admettre ».

Cette décision représente « une condamnation à mort » des otages encore captifs, a ajouté le Forum.

Le Forum a également souligné que, « pendant que l’équipe de négociation décidait de se contenter d’une écoute passive, les femmes otages étaient activement violées et les hommes soumis à des sévices ». Le groupe a annoncé qu’il formera dès demain une « barricade » devant le siège du ministère de la Défense à Tel Aviv pour protester jusqu’à ce que le Premier ministre et le cabinet de guerre acceptent de rencontrer les familles.

Tsahal indique la fin d’une « importante vague » de frappes aériennes sur des cibles du Hezbollah au Liban

Une colonne de fumée s'élève au-dessus du village d'El-Khiam, dans le sud Liban, lors d'un bombardement israélien, le 7 février 2024. (Crédit : Rabie Daher / AFP)
Une colonne de fumée s'élève au-dessus du village d'El-Khiam, dans le sud Liban, lors d'un bombardement israélien, le 7 février 2024. (Crédit : Rabie Daher / AFP)

L’armée israélienne a déclaré avoir parachevé une « importante vague » de frappes aériennes au Liban sur des sites du Hezbollah, dont certains appartenaient à la force Radwan de l’organisation terroriste.

Tsahal a revendiqué le bombardement de nombreuses cibles parmi lesquels des bâtiments, des centres de commandement et d’autres infrastructures appartenant au groupe terroriste à Jabal al-Braij, Kfar Houneh, Kafr Dunin, Aadchit et Souaneh.

« Certaines de ces cibles appartenaient à la Force Radwan », a précisé l’armée.

Les frappes sur des villes plus éloignées, au Liban – notamment à Kfar Houneh –, sont rares depuis le début des combats à la frontière, il y a de cela plus de quatre mois.

Halevi : Encore un long chemin à parcourir pour assurer la tranquillité au nord

Le chef d'état-major Herzi Halevi et des responsables de Tsahal rencontrent des maires du nord d'Israël, le 14 février 2024. (Crédit : armée israélienne)
Le chef d'état-major Herzi Halevi et des responsables de Tsahal rencontrent des maires du nord d'Israël, le 14 février 2024. (Crédit : armée israélienne)

Durant une réunion avec les maires et les dirigeants des autorités locales dans le nord d’Israël, le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, a déclaré qu' »il y a encore un long chemin à parcourir » pour changer la situation de la sécurité à la frontière du Liban, au milieu des attaques quotidiennes du Hezbollah.

« Grâce à vous, les forces israéliennes peuvent agir de manière décisive pour changer la situation en matière de sécurité dans le nord. Nous avons obtenu de très bons résultats en frappant le Hezbollah au Liban, mais nous continuons à agir. Ce n’est pas le moment de s’arrêter. Il reste encore un long chemin à parcourir et nous le parcourrons ensemble », a-t-il déclaré.

Halevi explique aux maires qu’il a approuvé des plans d’action à la suite d’un tir de roquette meurtrier sur Safed plus tôt dans la journée.

Il affirme que les forces israéliennes intensifient leurs frappes sur le Hezbollah et que le groupe terroriste paie « un prix de plus en plus élevé ».

Halevi prévient également qu’en cas de guerre dans le nord, Tsahal « utilisera tous les outils et toutes les capacités » dont il dispose.

Des vidéos montrent des frappes dans le sud du Liban

Des images du Liban diffusées en ligne montrent une série de bombardements israéliens dans plusieurs villes du sud du pays, y compris dans des zones du gouvernorat de Nabatiyeh, plus profondément à l’intérieur du pays que la plupart des frappes précédentes.

Parmi les villes touchées figurent Adchit, Chehabiyah, Bouslaiya, Kfar Dunin et Souneh.

Adchit se trouve à environ 15 kilomètres de la frontière israélienne et Bouslaiya à environ 25 kilomètres.

L’aviation israélienne effectue des frappes généralisées au Liban

L’armée israélienne déclare que les avions de combat effectuent actuellement une vague « généralisée » de frappes aériennes au Liban.

Elle indique qu’elle fournira bientôt de plus amples informations sur les grèves.

Ces frappes aériennes interviennent après que des roquettes ont été tirées sur le nord d’Israël, notamment sur une base militaire à Safed, tuant une Israélienne et blessant huit autres personnes.

 

Abbas appelle le Hamas à « conclure rapidement » un accord

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a exhorté mercredi le Hamas à « conclure rapidement » un accord, pour protéger le peuple palestinien des « répercussions d’une nouvelle catastrophe », après quatre mois de guerre entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien dans la bande de Gaza.

« Nous appelons le mouvement Hamas à conclure rapidement l’accord sur les prisonniers pour épargner à notre peuple palestinien une autre catastrophe, non moins dangereuse que la Nakba de 1948 », a-t-il dit, cité par l’agence de presse palestinienne Wafa.Une source du Hamas a déclaré à l’AFP qu’une délégation se rendait dans la capitale égyptienne pour rencontrer les médiateurs égyptiens et qataris, après que les négociateurs israéliens ont eu des entretiens avec les médiateurs mardi.

 

Le communiqué de Wafa ajoute qu’Abbas « a appelé l’administration américaine et les frères arabes à travailler avec diligence pour conclure un accord sur les prisonniers le plus rapidement possible, afin d’épargner au peuple palestinien le fléau de cette guerre dévastatrice », en faisant référence aux médiateurs qatari et égyptien.

Il espère qu’un accord permettra de sauver la ville gazaouie de Rafah d’une offensive israélienne imminente.

Safed ne prévoit pas d’évacuer ses habitants, même après le « déluge de roquette »

Une vue de la ville septentrionale de Safed (Crédit: Alana Perino/Flash90)
Une vue de la ville septentrionale de Safed (Crédit: Alana Perino/Flash90)

Le chef du conseil régional de Mateh Asher, dans le nord d’Israël, appelle le gouvernement à se « réveiller » et à faire face à la menace que représente la force d’élite Radwan du Hezbollah à la frontière nord.

« Le nord a été soumis à un déluge de roquettes ce matin », déclare Moshe Davidovich, selon Walla. « Le chef de la force Radwan ne cesse de nous cracher dessus et nous pensons qu’il pleut. Je le répète, il n’y a pas de nord sans sécurité ».

Le maire de Safed, Shuki Ohana, a déclaré au site d’information Ynet que la plus grande ville de Haute Galilée était prête si les tensions continuaient à faire boule de neige. « Nous avons des abris… nous ferons une évaluation et nous verrons où cela nous mènera. »

Au micro de la radio de l’armée, il explique que la ville manque d’abris, mais qu’une évacuation n’est pas envisagée pour l’instant.

« Nous avons tous les plans nécessaires, mais il n’en est pas question pour l’instant », précise-t-il. « Si nécessaire, nous mettrons le plan en œuvre. »

Amit Sofer, qui dirige le conseil régional de Marom Galil, affirme que les habitants déjà évacués ne reviendront pas tant qu’Israël n’aura pas répondu à chaque violation par le Hezbollah de la résolution 1701 des Nations unies, qui est censée maintenir le groupe terroriste à des dizaines de kilomètres de la frontière.

« La force Radwan ne restera pas à la frontière nord. La fin des combats dans le nord ne peut intervenir qu’une fois que les capacités du Hezbollah auront été sérieusement mises à mal », explique-t-il à Walla.

 

Un blessé de Safed héliporté vers Rambam avec des éclats d’obus dans le crane

Des blessés arrivent au centre hospitaliser Ziv à Safed après une attaque à la roquette le 14 février 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)
Des blessés arrivent au centre hospitaliser Ziv à Safed après une attaque à la roquette le 14 février 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Un patient grièvement blessé lors d’une attaque à la roquette à Safed a été transporté par hélicoptère à l’unité de traumatologie du centre médical Rambam à Haïfa, indique l’hôpital.

Selon Solomon Zarka, directeur de l’hôpital Ziv de Safed où le patient, un homme d’une trentaine d’années, a d’abord été amené, il s’est avéré qu’il avait été gravement blessé par des éclats d’obus qui avaient pénétré dans son crâne, ce qui a nécessité son transport vers un hôpital doté d’une unité de neurochirurgie.

Zarka précise qu’aucun autre patient n’est en danger de mort.

« C’est une déclaration de guerre », dit Ben Gvir après une attaque mortelle à la roquette depuis le Liban

Avec son bellicisme légendaire, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir déclare que l’attaque à la roquette sur Safed est une déclaration de guerre, appelant à un changement radical dans la manière dont Israël gère l’équilibre des forces à la frontière libanaise.

« Ce n’est pas un filet [de roquettes], c’est la guerre. Il est temps de laisser derrière nous la ‘conception’ dans le nord également », écrit l’homme d’extrême droite sur X.

Ben Gvir et d’autres partisans de la ligne dure ont reproché à Israël d’avoir considéré que le Hamas était une force stabilisatrice à Gaza désintéressée par la guerre, une erreur fatale qui a conduit au massacre du 7 octobre. Si ces massacres ont modifié l’opinion d’Israël sur le Hamas, les critiques affirment qu’à la frontière nord, Jérusalem a largement continué à traiter le Hezbollah comme un ennemi rationnel qui n’entrera pas en guerre à moins d’être provoqué à l’excès.

Si personne n’a revendiqué les attaques de ce matin, la plupart des observateurs ont blâmé le Hezbollah, considéré comme le seul groupe terroriste du Liban capable d’effectuer des tirs de barrage sur Safed.

Avigdor Liberman, membre de l’opposition aux positions bellicistes, semble également appeler à une réponse sévère, tweetant qu’Israël se laisse marcher sur les pieds par le Hezbollah.

« La ligne rouge s’est transformée en drapeau blanc », écrit-il. « Le cabinet de guerre a cédé au Hezbollah et a perdu le nord. »

S’adressant à la chaîne publique Kan, l’ancien conseiller à la Sécurité nationale Yaakov Amidror a déclaré que le nord d’Israël est pris dans ce qui semble être un jeu de « un prêté pour un rendu » avec le groupe terroriste soutenu par l’Iran.

La guerre avec le Hezbollah est une conversation par le feu, dans laquelle chaque partie dit à l’autre ‘attention, vous avez franchi une ligne’. Si nous faisons quelque chose et qu’ils veulent nous faire signe d’arrêter, c’est une chose. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’ils essaient de nous faire réagir », a-t-il déclaré à Kan.

Huit blessés dont, une personne dans un état grave, selon l’hôpital de Safed

L’hôpital Ziv de Safed indique que huit blessés ont été amenés aux urgences à la suite d’attaques à la roquette dans la ville, dont une personne dans un état grave.

L’hôpital indique qu’une autre personne se trouve dans un état modéré, tandis que six autres sont soignées pour des blessures légères.

Tsahal confirme que des roquettes ont visé le quartier général du Commandement Nord

L’armée israélienne confirme que des roquettes ont été tirées depuis le Liban sur la base du quartier général du commandement du Nord à Safed.

« De nombreux tirs ont été identifiés depuis le Liban vers les régions de Netua et de Manara, ainsi que vers une base de Tsahal dans le nord d’Israël », a déclaré Tsahal, ajoutant qu’elle frappait les sites de lancement.

Une personne a été tuée et sept autres ont été blessées dans cette salve de roquettes.

 

Une femme a été tuée par les tirs de roquettes – MDA

Le directeur général du Magen David Adom, Eli Bin, déclare qu’une personne a été tuée dans l’attaque à la roquette en provenance du Liban.

Il a indiqué à Kan qu’alors que les secouristes examinaient les bâtiments touchés par les tirs de roquettes, le corps d’une femme a été découvert.

Sept autres personnes ont été blessées dans cette salve, vraisemblablement perpétrée par le groupe terroriste Hezbollah.

Plusieurs membres du Hamas tués dans des batailles à travers Gaza

L’armée israélienne déclare que les troupes continuent de tuer des terroristes du Hamas dans le sud de Gaza, à Khan Younès, ainsi que dans la partie centrale de la bande.

Les troupes de la 646e brigade de parachutistes de réserve opérant à Khan Younès ont repéré un Hamas armé de RPG dans un bâtiment et un autre terroriste avec lui, et ont appelé à une attaque aérienne, selon Tsahal.

Dans l’ouest de Khan Younès, Tsahal déclare que les soldats de la Brigade Commando ont localisé plusieurs entrées de tunnel, tué plusieurs hommes armés du Hamas et effectué des raids sur des sites « importants » appartenant au groupe terroriste.

Tsahal indique que des frappes ont également été menées contre une cellule de quatre hommes du Hamas qui prévoyait de tendre une embuscade aux troupes à Khan Younès.

Par ailleurs, dans le centre de Gaza, Tsahal déclare que la Brigade Nahal a tué plus de 10 hommes armés du Hamas au cours de la journée écoulée au cours d’un certain nombre d’affrontements, y compris en faisant appel à des frappes aériennes.

 

Sept blessés dans l’attaque à la roquette à Safed

Le service d’urgence du Magen David Adom porte à sept le nombre de blessés dans le bombardement à la roquette de Safed ce matin.

Trois des blessés sont dans un état modéré et les autres sont légèrement blessés, indique le communiqué, qui précise que les sept personnes sont pleinement conscientes.

Alerte à la roquette dans une ville frontalière du nord

Une sirène d’alerte aux roquettes retentit à Manara, une petite communauté située à la frontière du Liban, à l’ouest de Kiryat Shmona.

Une vidéo montre l’atterrissage d’une roquette à Safed

La vidéo montre l’impact d’une roquette dans ce qui semble être une zone habitée de Safed, suivi d’un dégagement de fumée.

Le service de secours Magen David Adom indique maintenant que deux des blessés sont dans un état modéré et que trois sont légèrement blessés.

Le centre hospitalier Ziv de la ville indique avoir admis des patients souffrant de traumatismes.

Des coupures d’électricité ont été signalées dans certains quartiers de Safed, une ville de montagne qui compte près de 40 000 habitants.

 

Cinq blessés dans une attaque à la roquette

Le service de secours Magen David Adom déclare qu’il transporte à l’hôpital cinq personnes de la région de Safed qui ont été blessées dans des attaques à la roquette.

Une personne est dans un état modéré et les quatre autres sont légèrement blessées, indique MDA.

Les sirènes retentissent à Safed et en Galilée pour la troisième fois consécutive

Les sirènes de fusées retentissent en Galilée pour la troisième fois en moins de 15 minutes, ce qui semble marquer l’un des barrages les plus violents sur le nord d’Israël depuis le début des combats.

Les sirènes sont à nouveau entendues dans la ville de Safed et dans plusieurs zones proches du Mont Meron, où se trouve une installation de contrôle aérien prise pour cible dans le passé.

 

Les sirènes retentissent à nouveau dans le nord ; un impact est signalé

Les sirènes d’alerte à la roquette retentissent pour la deuxième fois à Safed et dans plusieurs autres régions du nord d’Israël.

Les premières informations suggèrent qu’au moins une roquette a causé un impact après le lancement précédent.

Alerte à la roquette à Safed

Les sirènes d’alerte à la roquette retentissent dans la ville de Safed, la communauté de Dalton et plusieurs autres régions de la Haute Galilée.

Les alertes sont un peu plus à l’intérieur du nord d’Israël que la plupart des attaques quotidiennes contre les villes frontalières, Safed se trouvant à quelque 13 kilomètres de la frontière libanaise.

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