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L’officier tué en Cisjordanie est le major Bar Falah, âgé de 30 ans

Le commandant-adjoint de l'unité d'élite Nahal s'apprêtait, à la tête de ses soldats, à arrêter deux terroristes présumés lorsque les suspects ont ouvert le feu

Le major Bar Falah, 30 ans, commandant-adjoint de l'unité d'élite , Nahal, tué dans un échange de coups de feu avec deux terroristes à proximité de la barrière de sécurité en Cisjordanie, le 14 septembre 2022. (Autorisation)
Le major Bar Falah, 30 ans, commandant-adjoint de l'unité d'élite , Nahal, tué dans un échange de coups de feu avec deux terroristes à proximité de la barrière de sécurité en Cisjordanie, le 14 septembre 2022. (Autorisation)

L’officier qui a été tué alors qu’il s’apprêtait, à la tête de ses soldats, à arrêter deux terroristes présumés a été identifié. Il s’appelait Bar Falah, il était le commandant adjoint de l’unité de reconnaissance d’élite Nahal et il était âgé de 30 ans, a fait savoir Tsahal.

Les deux tireurs – l’un d’entre eux était un agent des services de sécurité de l’Autorité palestinienne – sont morts dans l’échange de coups de feu avec les militaires qui a suivi.

Le major Falah, qui était originaire de la ville côtière de Netanya, a été salué pour sa bravoure.

« C’était un guerrier dans tout son être, il a combattu le terrorisme et il a été à la tête de ses soldats jusqu’à sa dernière heure. L’opération qui lui a coûté la vie a permis de déjouer un attentat terroriste majeur et de sauver de nombreuses vies », a commenté le Premier ministre Yair Lapid.

« Aucun mot ne saura consoler sa famille, sa partenaire et ses amis face à cette perte immense », a-t-il ajouté.

« Bar a perdu la vie en menant à bien sa mission, qui était de protéger et de garantir la sécurité des citoyens d’Israël. Je présente mes condoléances à sa famille, à sa conjointe et à ceux qu’il aimait », a dit de son côté le président Isaac Herzog.

Pour sa part, le leader du Likud Benjamin Netanyahu a rendu hommage à « un héros dans la vie et dans la mort ».

Au domicile familial où ses proches, sous le choc, se sont réunis, l’oncle du défunt, Eli Hasson, a salué un soldat dévoué.

« Il avait été envoyé dans un détachement pour l’armée aux États-Unis mais, malgré les bonnes conditions qu’il y avait là-bas, il était revenu sur le terrain pour reprendre son poste », a déclaré Hasson au site d’information Walla.

« Il m’avait dit : ‘Je défendrai mes soldats de mon corps’ et c’est ce qu’il a fait », a-t-il ajouté.

Les soldats de Tsahal sur les lieux d’un échange de coups de feu qui a fait trois morts, un officier de l’armée israélienne et les deux Palestiniens qui avaient ouvert le feu sur lui, à proximité de la clôture de sécurité de Cisjordanie, le 14 septembre 2022. (Crédit : Israel Defense Forces)

Selon Tsahal, les soldats chargés de suivre les caméras de surveillance avaient repéré deux suspects dans la zone dite « de jointure » qui se trouve entre la Cisjordanie et Israël, à proximité du village palestinien de Jalamah, aux premières heures de la matinée de mercredi. Les militaires envoyés sur le terrain avaient alors encadré les deux suspects et lancé la procédure d’arrestation.

À ce moment-là, « les suspects ont ouvert le feu sur les soldats », a déclaré l’armée dans un communiqué. « Les troupes de Tsahal se sont mises à l’abri et elles ont tiré sur les suspects, les neutralisant. »

Les deux suspects ont été identifiés par les médias palestiniens comme étant Ahmed Abed et Abdul Rahman Abed, originaires du village de Kafr Dan près de Jénine. Ahmed Abed était un officier des services de sécurité de l’Autorité palestinienne.

Le commandant de la division de l’armée israélienne en Cisjordanie, le général de brigade Avi Blot, a déclaré aux journalistes que les tireurs avaient été identifiés plus de deux heures avant la fusillade.

Ahmed Abed (à droite) et Abdul Rahman Abed, qui ont ouvert le feu sur les soldats israéliens, faisant un mort, avant d’être tués dans un échange de coups de feu consécutif en Cisjordanie, le 14 septembre 2022. (Image composite : Twitter)

Il a confirmé la mort des deux hommes qui étaient armés d’une mitraillette artisanale Carlo et d’une autre arme semi-automatique.

Blot a déclaré que les militaires les soupçonnaient d’avoir voulu tendre une embuscade aux troupes dans la région. Un drone armé avait été envoyé sur les lieux, mais il n’avait pas été utilisé dans la mesure où les militaires n’avaient pas tout de suite remarqué que les deux suspects avaient des armes, a-t-il expliqué.

« Malheureusement, ce n’est pas un bon début de journée. La nuit dernière, nous avons perdu un officier. Je présente mes condoléances à sa famille et à sa conjointe », a commenté le chef d’État-major Aviv Kohavi lors d’une conférence de presse militaire qui était organisée mercredi matin.

Les soldats inspectent une arme utilisée par un terroriste sur la scène d’un échange de coups de feu meurtrier avec les militaires, le 14 septembre 2022. (Crédit : Armée israélienne)

L’échange de tirs s’est produit alors que les tensions sont montées en flèche dans la région ces dernières semaines, les forces israéliennes ayant multiplié les raids d’arrestation et autres efforts de lutte contre le terrorisme, ce qui, selon les Palestiniens, a attisé leur colère.

Cette attaque meurtrière est survenue à proximité des lieux où un véhicule du génie militaire du ministère de la Défense travaillant le long de la barrière de sécurité dans la même zone a été la cible de tirs, il y a moins de vingt-quatre heures. Il n’y a pas eu de blessés, mais le véhicule a été endommagé.

Un haut-responsable israélien a déclaré lundi aux journalistes qui accompagnaient le Premier ministre Yair Lapid en Allemagne qu’Israël « renforçait les opérations de Tsahal dans des endroits comme Jénine et Naplouse ».

Un véhicule d’ingénierie appartenant au ministère de la Défense endommagé par des tirs le long de la barrière de sécurité dans le nord de la Cisjordanie, le 13 septembre 2022. (Crédit : Autorisation)

La zone de jointure, une bande de terre de Cisjordanie située du côté israélien de la barrière, fait l’objet d’une grande attention. Ces derniers mois, l’armée israélienne a envoyé des milliers de soldats dans cette zone pour empêcher les Palestiniens de passer illégalement en Israël.

Jalamah est une localité adjacente à la barrière de sécurité, juste au nord de Jénine, d’où sont partis un certain nombre d’attentats du début de l’année et où les forces israéliennes ont concentré une grande partie de leur campagne antiterroriste.

Les troupes israéliennes ont été la cible de tirs répétés lors de raids nocturnes en Cisjordanie. L’armée a lancé cette opération après une série d’attentats meurtriers qui ont fait 19 morts entre la mi-mars et le début du mois de mai.

Plus de 2 000 suspects ont été arrêtés depuis le début de l’année, selon l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet.

Lors de raids menés en Cisjordanie à l’aube de mercredi, les troupes ont arrêté sept Palestiniens recherchés, saisi plusieurs armes, et des violences ont éclaté certaines zones, a déclaré l’armée israélienne.

L’équipe du Times of Israel a contribué à la rédaction de cet article.

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