L’UE et la Jordanie « ne renoncent pas » à la création d’un état palestinien
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L’UE et la Jordanie « ne renoncent pas » à la création d’un état palestinien

"Il est essentiel, non seulement pour le peuple palestinien, que nous continuions de soutenir la direction palestinienne, mais c'est aussi essentiel pour la sécurité d'Israël", a plaidé Federica Mogherini

Federica Mogherini,  Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Bruxelles, le 22 juin 2016. (Crédit : AFP/Thierry Charlier)
Federica Mogherini, Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Bruxelles, le 22 juin 2016. (Crédit : AFP/Thierry Charlier)

La cheffe de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini et son homologue jordanien Aymane Safadi ont assuré vendredi qu’ils « n’abandonnaient pas » le processus de paix israélo-palestinien ni l’objectif d’un Etat palestinien.

« Nous n’avons certainement pas abandonné la partie », a déclaré Mme Mogherini aux côtés du chef de la diplomatie jordanienne, après l’avoir reçu à Bruxelles pour discuter de la crise ouverte par la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme la capitale d’Israël.

« La solution est claire, c’est la solution des deux Etats » israélien et palestinien, vivant en paix côte à côte et partageant Jérusalem comme capitale, a martelé M. Safadi. « Nous ne pouvons y renoncer ! ».

Le processus de paix est au point mort depuis 2014, et la décision de M. Trump fait craindre que les Etats-Unis entérinent désormais la colonisation et l’annexion par Israël de territoires palestiniens, ce qui de fait rendrait impossible la création d’un Etat palestinien viable.

« Peut-être (…) devons nous avoir un cadre régional et international différent pour faire avancer » le processus, a estimé Mme Mogherini, redisant son projet de négociations de paix directes, mais dans un cadre plus large que le Quartet pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, UE et ONU).

La Haute représentante de l’Union souhaite élargir ces négociations avec l’implication de la Jordanie, de l’Egypte, de l’Arabie saoudite et de la Norvège comme parrains.

« Il est essentiel, non seulement pour le peuple palestinien, que nous continuions de soutenir la direction palestinienne, mais c’est aussi essentiel pour la sécurité d’Israël », a-t-elle argué.

« Ne pas avoir la perspective d’un Etat palestinien, avec des autorités, un contrôle du territoire, un Etat normal et indépendant, avec une capitale et des institutions qui fonctionnent est, à mes yeux, une menace majeure pour la sécurité des citoyens israéliens d’Israël, particulièrement au vu de la situation dans la région », a plaidé Mme Mogherini.

Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, pendant une conférence de presse au complexe présidentiel d’Ankara, en Turquie, le 14 septembre 2017. (Crédit : Adem Altan/AFP)

« Les Etats-Unis, qui jusqu’à présent avaient pu avoir un rôle de médiation dans ce conflit israélo-palestinien, aujourd’hui s’en sont un peu exclus », a regretté vendredi le chef de la diplomatie françaises Jean-Yves Le Drian.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sera reçu dimanche par le président français Emmanuel Macron à Paris. Il doit ensuite rencontrer lundi matin les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l’UE à Bruxelles, pour un petit-déjeuner « informel ».

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