L’union de gauche, pas opposée à un gouvernement soutenu par les partis arabes
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L’union de gauche, pas opposée à un gouvernement soutenu par les partis arabes

Le n°1 de la liste travailliste-Gesher-Meretz n'exclut pas de siéger avec les partis arabes ou ultra-orthodoxes, la question clé étant les positions de la nouvelle coalition

Le dirigeant du Parti travailliste Amir Peretz s'exprime à Tel Aviv, le 20 janvier 2020. (Flash90)
Le dirigeant du Parti travailliste Amir Peretz s'exprime à Tel Aviv, le 20 janvier 2020. (Flash90)

Le député Amir Peretz, chef de l’alliance Parti travailliste-Gesher-Meretz, a déclaré lundi ne pas exclure de rejoindre un gouvernement de centre-gauche soutenu de l’extérieur par la Liste arabe unie.

« Nous n’excluons personne – ni les ultra-orthodoxes, ni les Arabes », a déclaré M. Peretz lors d’une réunion de faction à la Knesset. « Notre parti [Parti travailliste-Gesher-Meretz] fera partie du prochain gouvernement même s’il est soutenu par les partis arabes. Nous n’avons aucune raison d’exclure des populations en Israël. »

Le député a fait savoir que la considération clé qui guiderait ses décisions politiques serait les politiques adoptées par le nouveau gouvernement, en disant que le Premier ministre Benjamin Netanyahu « a créé tant de problèmes sociétaux qu’il y a donc de la place pour tout le monde [pour tenter] de les rectifier ».

Ces remarques surviennent après que le chef de Kakhol lavan, Benny Gantz, a juré ce week-end qu’il ne convierait pas la Liste arabe unie dans une coalition qu’il formerait, s’il remportait les élections du 2 mars.

L’union Parti travailliste-Gesher-Meretz est un partenaire naturel de Gantz, qui dirige un bloc de centre-gauche de partis d’opposition.

Le dirigeant de Kakhol lavan, Benny Gantz, donne une interview à la télévision, le 15 février 2020. (Capture d’écran / Douzième chaîne)

« Je ne siégerai pas avec la Liste arabe unie et je n’ai pas besoin de leur soutien », a indiqué M. Gantz samedi à la Douzième chaîne.

Ayman Odeh, le leader de la Liste arabe unie, avait estimé plus tôt dans la journée que ce dernier ne pourrait pas former de coalition au pouvoir sans sa liste. Il a fait savoir que si la Liste arabe unie, au lendemain des précédentes élections de septembre, avait recommandé au président Reuven Rivlin que Gantz forme une coalition, elle ne le recommanderait pas cette fois-ci s’il ne se prononce pas contre certains segments du plan de paix de l’administration Trump. Gantz a publiquement approuvé la proposition américaine.

Sans ce soutien, il est peu probable que Gantz ait suffisamment de députés derrière lui pour obtenir le feu vert de former une coalition après le vote du 2 mars prochain. Les sondages ont montré que Netanyahu continue de compter un bloc de députés de droite et religieux plus important que celui que Gantz peut rassembler sans la Liste arabe unie. Aucun des deux blocs n’a encore obtenu la majorité de 61 sièges dont il a besoin à la Knesset, qui en compte 120, lors des deux précédents scrutins.

Odeh a également exclu de rejoindre tout gouvernement incluant le député Avidgor Liberman et son parti Yisrael Beytenu.

Le dirigeant de Kakhol lavan, Benny Gantz, donne une interview à la télévision, le 15 février 2020. (Capture d’écran / Douzième chaîne)

Samedi, Liberman a affirmé qu’il était prêt à rejoindre une coalition dirigée par Gantz et que le parti de gauche Meretz « n’existe plus » comme entité propre maintenant qu’il a fusionné avec le Parti travailliste et Gesher. « Cela rend les choses beaucoup plus faciles », a-t-il dit.

Israël organise sa troisième élection en un an après que deux votes précédents n’ont pas permis de sortir de l’impasse politique entre les blocs dirigés par Netanyahu et Gantz. Les tentatives du chef du Likud et de celui de Kakhol lavan de former un gouvernement d’union des deux plus grands partis ont également échoué.

Dimanche, les partis de droite et religieux ont renouvelé leur engagement à soutenir Benjamin Netanyahu en tant que Premier ministre, ce qui fait craindre que le prochain vote pourrait ne pas mettre fin à l’impasse, à moins que certains députés de l’un ou l’autre bloc ne rompent les rangs.

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