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Marine Le Pen quittera la présidence du RN pour se consacrer au groupe à l’Assemblée

La cheffe de file du RN a réaffirmé que son groupe allait se "positionner dès (son) arrivée à l'Assemblée nationale sur des sujets fondamentaux" comme "la lutte contre l'islamisme"

La candidate du Rassemblement national (RN), parti d'extrême droite français, Marine Le Pen, réagit au Pavillon d'Armenonville, à Paris, le 24 avril 2022, après l'annonce des premières projections des instituts de sondage sur les résultats du second tour de l'élection présidentielle française. (Crédit : Thomas SAMSON / AFP)
La candidate du Rassemblement national (RN), parti d'extrême droite français, Marine Le Pen, réagit au Pavillon d'Armenonville, à Paris, le 24 avril 2022, après l'annonce des premières projections des instituts de sondage sur les résultats du second tour de l'élection présidentielle française. (Crédit : Thomas SAMSON / AFP)

Marine Le Pen a annoncé lundi depuis son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) qu’elle ne « reprendrait pas la tête » de son parti, le Rassemblement national, pour se consacrer à la présidence du futur groupe RN à l’Assemblée nationale.

« Je ne reprendrai pas la tête du RN. Je me concentrerai sur la présidence de ce très grand groupe », a déclaré la finaliste d’extrême droite à la présidentielle, qui s’est dit « surprise » par le nombre de députés RN – 89, un record – élus dimanche soir au second tour des législatives, alors qu’elle en espérait environ 60.

« Nous espérions avoir un groupe et dans nos plus grands espoirs on espérait avoir 60 députés. C’est vrai qu’on a été surpris agréablement par la mobilisation de nos compatriotes et par ce souhait que l’immigration, que l’insécurité, que la lutte contre l’islamisme ne disparaissent pas de l’Assemblée nationale », a affirmé la députée du Pas-de-Calais.

Marine Le Pen a indiqué qu’elle avait appelé son père Jean-Marie Le Pen, qui fête ses 94 ans ce lundi, à l’occasion de la fête des pères dimanche, et rapporté qu’il était « très heureux de cette situation ». « Mon père est un patriote qui a combattu de nombreuses années », a-t-elle souligné alors que le parti d’extrême droite, autrefois appelé Front national (FN), doit célébrer ses 50 ans d’existence à l’automne.

Interrogée sur une éventuelle candidature à la présidentielle de 2027, elle a répondu « on verra bien », en faisant valoir que ça n’était « pas la priorité des Français ».

La cheffe de file du RN a précisé qu’elle « appellerait » ses 89 députés « à l’excellence ». « Nous devons être meilleurs, plus travailleurs, plus performants, plus efficaces », a-t-elle déclaré alors que les six députés RN qui siégeaient jusqu’à présent n’étaient pas très assidus à l’Assemblée.

Elle a précisé que son groupe ne serait « pas un groupe exclusivement RN » et qu’il aurait « vocation à accueillir » des députés élus « grâce aux électeurs du RN », et qui l’avaient soutenue au second tour de la présidentielle, en citant Emmanuelle Ménard dans l’Hérault ou Nicolas Dupont-Aignan, dans l’Essonne.

Elle a redit que son groupe allait se « positionner dès (son) arrivée à l’Assemblée nationale sur des sujets fondamentaux » comme « la lutte contre l’islamisme » et le référendum d’initiative citoyenne (RIC), en prévenant qu’elle entendait « mettre en œuvre le blocage de toutes les réformes (…) nocives, au premier rang desquelles la retraite à 65 ans ».

Alors que plusieurs cadres du parti, comme son attachée de presse Caroline Parmentier ou son directeur adjoint de campagne à la présidentielle Jean-Philippe Tanguy, ont été élus dimanche soir, elle a assuré que Jordan Bardella, président par intérim du RN jusqu’en septembre, « n’aura aucune difficulté pour remplacer ceux qui aujourd’hui ont été élus et qui peuvent conserver des responsabilités dans le mouvement ». « Je l’ai moi-même fait pendant des années », a-t-elle dit.

Elle a enfin évoqué la réunion « d’ici quelques semaines » d’un congrès du parti, qui élira son successeur à la tête du RN. Ce dernier ne portera donc plus le nom Le Pen pour la première fois de son histoire.

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