Mea Shearim : un agent inculpé pour avoir agressé un passant lors de heurts
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Mea Shearim : un agent inculpé pour avoir agressé un passant lors de heurts

Cette agression par un membre de la police des frontières avait eu lieu pendant des affrontements dans le quartier ultra-orthodoxe ; la victime revenait de chez son père, malade

Un agent de la police des frontières pousse un homme au sol dans le quartier ultra-orthodoxe de Mea Sharim, le 4 avril 2020. (Capture d'écran)
Un agent de la police des frontières pousse un homme au sol dans le quartier ultra-orthodoxe de Mea Sharim, le 4 avril 2020. (Capture d'écran)

Un agent de la police des frontières a été mis en examen, mercredi, pour l’agression d’un homme dans le quartier ultra-orthodoxe Mea Shearim de Jérusalem au mois d’avril.

Cet incident avait eu lieu durant d’importants affrontements dans ce quartier haredi radical, provoqués par la mise en œuvre des règles de distanciation sociale et autres restrictions qui avaient été imposées pour réduire la propagation du coronavirus.

Des images filmées par les caméras de surveillance montraient Meron Elia faire tomber Dov Frankel sans raison apparente, avant que l’agent ne continue sa route en compagnie d’autres policiers.

La victime avait été légèrement blessée, présentant des égratignures et des hématomes.

Le département des enquêtes internes du ministère de la Justice s’était saisi de l’affaire et a porté plainte mercredi auprès de la cour des magistrats de Jérusalem.

Selon l’acte d’inculpation, le policier commandait les agents déployés dans le quartier ultra-orthodoxe pour contenir les émeutes liées à l’application du confinement.

Il était en train de quitter le secteur quand il a croisé la route de Frankel, qui avait expliqué au quotidien Haaretz qu’il revenait de chez ses parents, son père étant très malade.

Le département des enquêtes internes a indiqué que lorsque Frankel s’est retrouvé nez-à-nez avec le groupe d’agents, l’un d’entre eux lui avait demandé de rentrer chez lui. Il s’était alors exécuté.

À ce moment-là, un autre policier, « sans aucune justification, l’a repoussé avec ses bras tendus vers la partie supérieure de son corps et l’a projeté sur la route, à une distance de plusieurs mètres », précise l’acte de mise en examen.

« Il est malheureux que l’agent se soit conduit ainsi, mais je trouve une consolation dans le fait qu’il ait été décidé de le traduire en justice, comme cela devait être le cas », a confié Frankel au quotidien Haaretz.

« Les preuves ont montré que l’agent qui était en charge des forces de l’ordre a couru vers un civil qui marchait dans la rue et qui, à cet instant, ne constituait aucun trouble à l’ordre public et, de manière arbitraire, l’a poussé de ses deux mains », a commenté Liat Union, avocate du département des enquêtes internes de la police.

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