Menaces de mort à l’encontre de Liat Ben-Ari: Un suspect au cœur de l’enquête
Rechercher

Menaces de mort à l’encontre de Liat Ben-Ari: Un suspect au cœur de l’enquête

Un homme a été identifié à l'aide de prélèvements ADN réalisés sur un courrier adressé à la procuureure du procès Netanyahu, au mois d'août 2020 ; il nie les faits

Liat Ben-Ari, la procureure dans le procès pour corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu, arrive à la cour de district de Jérusalem, le 7 avril 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)
Liat Ben-Ari, la procureure dans le procès pour corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu, arrive à la cour de district de Jérusalem, le 7 avril 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)

La police israélienne enquête actuellement sur un homme soupçonné d’avoir menacé de causer la mort de Liat Ben-Ari, la principale procureure dans le procès pour corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le suspect a été identifié après analyse de prélèvements ADN sur un courrier qu’il aurait envoyé.

Ben-Ari a fait l’objet de critiques féroces, de pressions et de menaces depuis le début du procès, l’année dernière. L’équipe chargée d’assurer sa sécurité a été renforcée l’été dernier après des renseignements reçus par la police attestant de la gravité du danger encouru par la procureure.

Les défenseurs du Premier ministre ont âprement critiqué Ben-Ari et d’autres membres du système judiciaire qu’ils accusent sans preuve de tenter d’écarter Netanyahu du pouvoir pour des raisons politiques.

Par exemple, au mois d’août, un courriel avait été notamment envoyé à Ben-Ari, qui menaçait de la pousser au suicide en lui rendant la vie insupportable – un mail dont l’existence a été révélée dimanche par Zman Yisrael, le site en hébreu du Times of Israel.

Liat Ben-Ari (Capture d’écran : YouTube)

La lettre, écrite en hébreu et bourrée de fautes d’orthographe, disait pour sa part : « Vermine de la terre, Liat Ben-Ari, sale corrompue, on est avec Bibi et on va te rendre la vie tellement insupportable que tu vas te suicider », « On va te regarder droit dans les yeux, tous les jours, enf..rée ».

Le courrier était signé Orly Lev et Itzik Zarka, deux activistes du Likud qui avaient pris la tête de manifestations dénonçant Ben-Ari et d’autres responsables judiciaires et de la police.

Mais tous les deux avaient nié être à l’origine de ces écrits, et la police estime dorénavant qu’ils ont été rédigés par un homme répondant au nom de Moshe Alon.

Le cyber-département de l’unité spéciale du Lahav 433, au sein de la police israélienne, a récemment fait savoir aux juges de la cour des magistrats de Rishon Lezion que pendant l’enquête, « des échantillons ADN avaient été collectés pour être comparés à la lettre de menaces qui avait été saisie ».

Il a ajouté que « le suspect a été interrogé après lecture de ses droits, soupçonné d’avoir été l’auteur de la lettre, il nous a donné sa version ».

L’avocate d’Alon, Susie Ozsinay Aranya, a indiqué à Zman que son client niait les faits et que l’enquête étant encore en cours, aucune conclusion n’avait été tirée.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...