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Mobilisation en France après le viol d’une fille juive de 12 ans à Courbevoie

Emmanuel Macron a publié un message sur X dans lequel il mentionnait le rassemblement et disait "(penser) à cette enfant agressée, frappée parce que juive, violée par d'autres enfants"

Une manifestante brandit une pancarte indiquant « solidarité avec toutes les victimes du sexisme, de l'antisémitisme et de toutes les formes de racisme » lors d'une manifestation convoquée par des associations dont SOS Racisme et la Fondation des Femmes pour dénoncer l'antisémitisme, à Paris le 20 juin 2024, après le viol collectif antisémite d'une jeune fille de 12 ans à Courbevoie, en banlieue parisienne. (Crédit : Zakaria Abdel kafi/AFP)
Une manifestante brandit une pancarte indiquant « solidarité avec toutes les victimes du sexisme, de l'antisémitisme et de toutes les formes de racisme » lors d'une manifestation convoquée par des associations dont SOS Racisme et la Fondation des Femmes pour dénoncer l'antisémitisme, à Paris le 20 juin 2024, après le viol collectif antisémite d'une jeune fille de 12 ans à Courbevoie, en banlieue parisienne. (Crédit : Zakaria Abdel kafi/AFP)

Un rassemblement contre l’antisémitisme a mobilisé environ 350 personnes dimanche soir à Strasbourg, huit jours après le viol à caractère antisémite d’une fille de 12 ans à Courbevoie (Hauts-de-Seine).

« Nous avons pris l’initiative de ce rassemblement face à l’absence de réaction de la société civile dans les rues de notre ville après ce drame tragique », a déclaré Alexandre Levy, du collectif « Nous vivrons ».

« L’antisémitisme n’est pas que l’affaire des juifs. Il est indispensable qu’un front républicain se lève pour lutter tous ensemble », a-t-il ajouté, appelant les responsables politiques à « s’engager, et pas juste en période électorale ».

Plusieurs personnalités politiques locales étaient présentes, dont la maire écologiste de la ville Jeanne Barseghian, et des représentants des formations d’opposition, la députée de Strasbourg Sandra Régol ou encore la député européenne Fabienne Keller. « Juive violée, République en danger », proclamaient plusieurs pancartes.

« Nous souhaitions condamner fermement et manifester notre soutien à la jeune fille qui a été violée », a déclaré Jeanne Barseghian à l’AFP, dénonçant un « acte effroyable ».

« Et ce n’est pas un fait isolé, il y a une recrudescence des actes antisémites dans le pays, y compris dans notre ville, depuis le 7 octobre, ce que nous condamnons fermement », a-t-elle ajouté alors qu’elle souhaite la victoire d’une union des gauches très controversée et largement accusée de flirter avec l’antisémitisme. « Il est important de défendre les valeurs de la République à un moment où la population est inquiète avant les prochaines élections législatives ».

« Ne vous trompez pas. L’antisémitisme est aussi présent au sein de l’extrême gauche que de l’extrême droite », a déclaré à la tribune l’avocat Jérôme Caen. « Aucune des manœuvres destinées à dédiaboliser le RN ne peut faire oublier ses racines antisémites et ses obsessions raciales, dont le nouveau prétendu philosémitisme n’est que le paravent de sa haine envers les musulmans ».

À Courbevoie, entre 1.200 et 1.500 personnes ont répondu dimanche à l’appel de ce troisième rassemblement après les faits, selon l’un des organisateurs, Frank Tapiro, publicitaire et proche de l’opposition municipale.

« Le message de ce rassemblement, (c’est que) la République entière doit se lever contre la haine des juifs », a déclaré M. Tapiro à l’AFP.

« Quand les juifs sont attaqués, c’est la République toute entière qui est attaquée », a-t-il poursuivi, traçant un parallèle entre les sévices sordides dénoncés par la jeune fille de 12 ans et les « méthodologies du Hamas ».

Peu avant le rassemblement, Emmanuel Macron a publié un message sur X dans lequel il mentionnait le rassemblement et disait « (penser) à cette enfant agressée, frappée parce que juive, violée par d’autres enfants ».

« Eduquons, ne cédons rien, punissons », a poursuivi le chef de l’Etat avant de déclarer que « l’antisémitisme, le racisme et toutes les haines abîment chacun de nous ».

Présente sur place, Me Muriel Ouaknine-Melki, présidente de l’Organisation Juive Européenne (OJE), en charge de la défense de la jeune fille, a déclaré : “Elle va mal, ça ne peut pas aller autrement. C’est un corps d’enfant qui a été abîmé, c’est un corps d’enfant qui a été profané, c’est un corps d’enfant qui a été violé.”

Le 15 juin dernier, la fillette a été victime d’un viol à caractère antisémite. Ses agresseurs qui l’ont frappé, lui ont imposé des pénétrations vaginales et annales ainsi que des fellations, l’ont aussi traité de “sale juive.” Deux d’entre eux, des adolescents de treize ans ont été mis en examen pour viol en réunion, menaces de mort, injures et violences à caractère antisémite. Un troisième mineur, âgé lui de douze ans, a été placé sous le statut de témoin assisté pour viol et mis en examen pour les autres infractions visées par l’enquête et fait l’objet d’une mesure éducative provisoire, selon le parquet de Nanterre.

Les faits sordides dénoncés par la victime ont remis l’antisémitisme au centre de la campagne des législatives.

Député Les Républicains (LR) sortant de la 3e circonscription des Hauts-de-Seine, Philippe Juvin était également présent. « Je suis ici pour dire à tous les juifs de France qu’ils ne sont pas seuls », a déclaré le candidat à l’AFP.

Comme plusieurs personnes interrogées par l’AFP, il a fustigé « une gauche dont il faut avoir honte » en raison de son « antisémitisme réel », en référence aux accusations d’antisémitisme régulièrement adressées notamment au chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Ce dernier avait évoqué un antisémitisme « résiduel en France » dans un billet de blog début juin.

M. Juvin a ensuite jugé que l’antisémitisme était « peut-être une histoire (…) ancienne » côté Rassemblement national, parti en quête de dédiabolisation qui a multiplié les appels du pied à la communauté juive depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre.

Interrogées par l’AFP fin mai au sujet du parti d’extrême-droite, les institutions juives avaient elles fustigé « un parti populiste ».

À Nice, le maire Christian Estrosi a organisé vendredi un rassemblement pour dire « stop à l’antisémitisme ».

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