Moshe Feiglin annonce que son parti Zehut ne se présentera pas en mars
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Moshe Feiglin annonce que son parti Zehut ne se présentera pas en mars

Le parti nationaliste et libertaire ne sera pas candidat aux prochaines élections de mars et attend que la société israélienne soit "mature pour le changement", a indiqué son n°1

Le chef du parti Zehut, Moshe Feiglin, soumet la liste des candidats de son parti à la commission centrale électorale de la Knesset, le 31 juillet 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef du parti Zehut, Moshe Feiglin, soumet la liste des candidats de son parti à la commission centrale électorale de la Knesset, le 31 juillet 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Moshe Feiglin a annoncé vendredi que son parti Zehut ne sera pas en lice lors des prochaines élections de mars, lui qui était perçu comme une probable surprise lors du scrutin d’avril, mais n’avait finalement pas franchi le seuil d’éligibilité, puis s’était retiré des élections de septembre.

Il a cependant promis que son parti reviendrait en politique lorsque la société israélienne sera « mature pour le changement » et continuera à défendre ses idées, mais en dehors de l’arène politique.

Zehut défend une politique nationaliste de droite combinée à une dose de libertarisme et s’attire le soutien d’un électorat varié, allant des étudiants en yeshiva des implantations d’extrême droite aux partisans de la légalisation du cannabis présents à Tel Aviv – ville qui penche à gauche.

Il est en faveur de l’annexion de la Cisjordanie et de la reconquête de la bande de Gaza, ainsi que le démantèlement du rabbinat d’État et d’autres services religieux publics contrôlés par les orthodoxes. Il appelle également à la légalisation totale du cannabis, y compris à usage récréatif.

Bien que plusieurs à droite espéraient que Zehut s’associe à un parti religieux de droite pour agrandir l’électorat du camp politique en vue des élections du 2 mars, Moshe Feiglin a fait savoir dans un long message publié sur Facebook vendredi que son parti ne se présenterait au scrutin sous aucune forme.

« Le climat politique actuel empêche qu’une attention soit portée au message de Zehut », a-t-il commenté au sujet de la tentative du parti en avril de brouiller les lignes entre droite et gauche et de ne s’engager pour aucun camp. La formation, a-t-il expliqué, se concentrait sur une recentralisation du discours sur les questions d’identité (« Zehut » signifie identité en hébreu) et sur l’Israélité contre le judaïsme.

Il a rappelé l’époque ayant précédé le vote d’avril où les sondages d’opinion prédisait huit sièges au parti et reconnu qu’il avait développé un excès de confiance et commis des erreurs qui ont empêché Zehut de franchir le seuil d’éligibilité.

Moshe Feiglin a qualifié de « grosse erreur » son suivi des recommandations de ses partisans en vue du scrutin de septembre de soutenir Benjamin Netanyahu.

« Nous avons perdu la place à part et libre que nous avions créé pour notre message et sommes devenus une partie superflue, étrange et floue de la droite sans vision. Nous nous sommes complètement perdus dans le paysage gauche/droite dépassé et insipide, qui reste sourd au message qui ne soit pas pro- ou anti-Netanyahu », a-t-il dénoncé.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et le chef du parti Zehut Moshe Feiglin lors d’une conférence de presse conjointe à Kfar Hamacabiah, à Ramat Gan, annonçant le retrait de Zehut des élections de septembre, le 29 août 2019 (Crédit : Flash90)

Feiglin avait en effet fini par se retirer de la course de septembre pour accorder son soutien à Benjamin Netanyahu en échange de la promesse d’un portefeuille ministériel — un accord désormais obsolète puisque le Premier ministre n’est pas parvenu à former un gouvernement.

L’ancien du Likud a indiqué que Zehut ne pourra jamais faire partie d’une alliance avec un autre parti, puisque même si cela pourrait le faire élire à la Knesset, le « message de Zehut serait englouti ».

Si le parti ne peut pas se présenter seul aux législatives, « il doit attendre, agir comme un mouvement idéologique, renouveler l’attention pour ses idées et rebâtir l’espace approprié pour son message ».

La formation se concentrera maintenant sur le remboursement de la dette considérable contractée à la suite de ces deux campagnes électorales ratées, a annoncé Feiglin.

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