Naplouse : Un jeune émeutier palestinien tué pendant des heurts avec les soldats
Rechercher

Naplouse : Un jeune émeutier palestinien tué pendant des heurts avec les soldats

Le jeune aurait été en train de tenter de jeter un lourd objet d'un toit au cours d'échanges de coups de feu ; il n'y a pas de blessés du côté israélien

Photo d'illustration. La brigade Nachal 931 de l'armée israélienne pendant une patrouille au camp de réfugiés de Balata, près de Naplouse, le 18 juin 2014. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne/Flash90)
Photo d'illustration. La brigade Nachal 931 de l'armée israélienne pendant une patrouille au camp de réfugiés de Balata, près de Naplouse, le 18 juin 2014. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne/Flash90)

Un adolescent palestinien a été tué mardi matin dans le nord de la Cisjordanie, après avoir apparemment tenté de jeter un objet lourd depuis le toit d’un bâtiment sur un soldat qui se trouvait en dessous, a fait savoir l’armée.

Le suspect, qui s’appelait Imad Khaled Hashash, 17 ans, a été blessé par balle dans le camp de réfugiés de Balata, qui est adjacent à la ville palestinienne de Naplouse.

Il a été évacué à l’hôpital Rafidia de Naplouse, où les médecins ont officiellement prononcé sa mort, ont expliqué les médias palestiniens.

Le ministère palestinien de la Santé a expliqué que Hashash était mort après une blessure par balle à la tête.

Tsahal a fait savoir que pendant l’opération d’arrestations dans le camp de réfugiés, les militaires avaient été la cible de tirs et qu’ils avaient ouvert le feu en riposte.

De plus, l’armée a noté que les résidents avaient jeté des briques et d’autres objets depuis le toit des habitations sur les soldats.

« Pendant les affrontements, un certain nombre de soldats ont identifié un suspect sur le toit de l’immeuble qui tenait un gros objet entre ses mains et qui a essayé de le lancer en direction d’un militaire qui se tenait dessous », a noté l’armée.

L’un des soldats a ouvert le feu vers Hashash et il a confirmé qu’il avait été touché.

Il n’y a pas eu de blessé du côté israélien, a continué l’armée, qui a ajouté que le raid avait été une réussite et qu’un suspect impliqué dans des « activités terroristes » avait été placé en détention.

L’année dernière, un militaire israélien, Amit Ben-Ygal, avait été tué après avoir été blessé par une grosse pierre qui avait été jetée par un Palestinien qui se trouvait sur le toit d’un bâtiment, près de Jénine. Un incident similaire était survenu en 2018, quand un bloc de marbre avait été lancé depuis le troisième étage d’un immeuble dans un camp de réfugiés situé à proximité de Ramallah, tuant Ronen Lubarsky.

Le camp de réfugiés bondé de Balata, près de Naplouse. Balata est le plus grand camp de réfugiés en Cisjordanie et accueille environ 30 000 personnes. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Depuis le mois de mai, ce sont plus de 40 Palestiniens qui ont été tués par les forces israéliennes – soldats et membres de la police des frontières – dans des circonstances qui ont été parfois douteuses comme cela a été le cas, par exemple, d’un jeune garçon de 12 ans qui est mort, selon l’armée, suite à une méprise.

Les raids nocturnes d’arrestation dans les villes de Cisjordanie entraînent souvent une résistance féroce de la part des Palestiniens locaux – majoritairement sous la forme de jets de pierre et d’attaques au cocktail Molotov. L’usage d’armes à feu contre les soldats reste rare.

Au début du mois, le chef d’État-major, Aviv Kohavi, a indiqué que l’armée ne tolérerait plus le non-respect de la vie humaine dans un contexte de hausse du nombre de Palestiniens tués par les soldats en Cisjordanie.

Judah Ari Gross et l’AFP ont contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...