Netanyahu appelle le Premier ministre éthiopien Ahmed suite à son Prix Nobel
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Netanyahu appelle le Premier ministre éthiopien Ahmed suite à son Prix Nobel

Le Bureau de Netanyahu a déclaré que son homologue éthiopien, lauréat 2019 du prix Nobel de la Paix, l'avait invité à Addis Abeba

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (droite) serre la main avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à Jérusalem le 1 septembre 2019. (Amos Ben Gershom / Bureau du Premier ministre)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (droite) serre la main avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à Jérusalem le 1 septembre 2019. (Amos Ben Gershom / Bureau du Premier ministre)

Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé son homologue éthiopien Abiy Ahmed pour le féliciter pour son Prix Nobel de la paix 2019.

Selon le communiqué du Bureau du Premier ministre, « le Premier ministre éthiopien a déclaré au Premier ministre Netanyahu qu’il avait été impressionné par sa visite en Israël [le mois dernier] et qu’il admire les évolutions qui ont eu lieu en Israël ces dernières années ».

En outre, « le Premier ministre éthiopien Ahmed a invité le Premier ministre Netanyahu à faire une visite officielle en Ethiopie », a déclaré le Bureau du Premier ministre.

Ahmed a reçu le Prix Nobel de la Paix vendredi en reconnaissance de ses efforts pour mettre un terme au conflit frontalier de longue date avec l’Erythrée.

L’Institut norvégien Nobel a également salué les « importantes réformes » qu’Abiy, le dirigeant éthiopien depuis 2018, a lancé chez lui.

La présidente du comité Berit Reiss-Andersen a déclaré que certaines personnes pouvaient penser qu’il était un peu trop tôt pour lui donner le prix, mais « c’est maintenant que les efforts d’Abiy Ahmed ont besoin de reconnaissance et méritent des encouragements ».

Sur cette photo prise le 15 septembre 2019, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed salue la foule après avoir reçu un cheval en cadeau de la part des anciens du groupe ethnique Kafficho lors d’une visite à Bonga, la principale ville dans la province de Jaffa, dans le sud-est de l’Ethiopie. (Michael Tewlede/AFP)

La semaine dernière, le président de Kakhol lavan Benny Gantz a tweeté son propre message de félicitations à Ahmed.

« Le Premier ministre Abiy a mis un terme à des années de guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée. Il a aussi renforcé la démocratie dans son pays. J’espère que ses décisions courageuses inspireront les dirigeants du monde entier à suivre son chemin », a écrit Gantz.

Abiy, âgé de 43 ans, a pris le pouvoir après que de très larges manifestations ont mis la pression sur une coalition au pouvoir depuis très longtemps et nuit à l’une des économies au plus fort développement mondial. Le plus jeune dirigeant africain a rapidement annoncé des réformes importantes et « l’Abiymania » a commencé.

Dans une décision qui a causé la surprise dans la Corne de cette région africaine agitée depuis longtemps, il a déclaré que l’Ethiopie allait accepter un accord de paix avec l’Erythrée, mettant un terme à l’un des plus longs conflits sur le continent africain.

En l’espace de quelques semaines, le chef de l’Erythrée, visiblement ému, s’est rendu en visite à Addis Abeba et les communications et les liaisons de transport ont été restaurées. Pour la première fois en vingt ans, des familles séparées depuis longtemps ont pu se réunir.

Les améliorations des relations ont permis une levée des sanctions des Nations unies imposées sur l’Erythrée, l’une des nations les plus isolées du monde. Mais les réformes de l’Ethiopie ne semblent pas en avoir inspirées en Erythrée, qui a depuis fermé ses postes frontières avec son voisin.

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