Netanyahu : la réconciliation palestinienne se fait “aux dépens de notre existence”
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Netanyahu : la réconciliation palestinienne se fait “aux dépens de notre existence”

Sissi salue la réconciliation entre le Fatah et le Hamas ; Mladenov, à Gaza, est “encouragé” par la volonté de l’AP de prendre le contrôle du territoire

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant à la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux de Jérusalem, le 1er octobre 2017. (Crédit : Sebastian Scheiner/Pool/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant à la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux de Jérusalem, le 1er octobre 2017. (Crédit : Sebastian Scheiner/Pool/AFP)

En visite dans l’implantation israélienne de Maale Adumim, en Cisjordanie, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé mardi que les récentes tentatives d’unité palestinienne se faisaient aux dépens de la sécurité d’Israël.

« Nous attendons que tous ceux qui parlent de processus de paix reconnaissent Israël et, bien sûr, reconnaissent l’Etat juif, et nous n’accepterons pas de fausses réconciliations permettant aux Palestiniens de se réconcilier aux dépens de notre existence », a-t-il déclaré.

« Nous avons une attitude très claire envers quiconque veut effectuer une telle réconciliation : reconnaître l’Etat d’Israël, démanteler la branche armée du Hamas, rompre les relations avec l’Iran, qui appelle à notre destruction, etc. »

Lundi, dans un discours prononcé dans la bande de Gaza, le Premier ministre de l’Autorité palestinienne Rami Hamdallah avait affirmé que la mésentente entre le Hamas et le Fatah ne bénéficiait qu’à Israël.

Rami Hamdallah, Premier ministre de l'Autorité palestinienne, à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, le 2 octobre 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Rami Hamdallah, Premier ministre de l’Autorité palestinienne, à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, le 2 octobre 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a estimé mardi que l’entreprise de réconciliation palestinienne constituait une « opportunité » pour une paix régionale plus large.

« Si les puissances mondiales voient l’unité des parties palestiniennes, cela permettra de réaliser la paix complète dans la région », a dit Sissi dans un message vidéo délivré par son chef des renseignements, Khaled Fawzy, au gouvernement de l’AP qui se réunit mardi dans la bande de Gaza.

« Il existe une chance de parvenir à la paix dans la région grâce à des efforts concertés de toutes les parties », a ajouté Sissi.

Il a précisé avoir envoyé Fawzy à Gaza pour montrer l’engagement de l’Egypte à l’accomplissement de la « mission » de l’unité palestinienne.

« Nous n’avons pas de temps à perdre, et l’histoire tiendra pour responsables ceux qui ont gâché l’opportunité de parvenir à la paix », a dit Sissi.

« Le monde entier attend vos efforts pour parvenir à une réconciliation (…) et apprécie votre détermination à faire face à tous les obstacles », a affirmé le président Sissi dans un discours pré-enregistré diffusé par des télévisions palestiniennes.

« Je suis confiant dans le fait que les grandes puissances, lorsqu’elles constateront que les parties palestiniennes sont parfaitement conscientes de l’importance (…) de parvenir à la paix, aideront à réaliser cette paix », a-t-il dit.

Un garde de sécurité du Hamas devant un portrait du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, près des bureaux gouvernementaux de Gaza Ville, le 3 octobre 2017. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)
Un garde de sécurité du Hamas devant un portrait du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, près des bureaux gouvernementaux de Gaza Ville, le 3 octobre 2017. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Nickolay Mladenov, l’envoyé pour la paix des Nations unies, a rencontré Hamdallah mardi à Gaza, et a affirmé qu’il était « encouragé » par la volonté de son gouvernement pour réaffirmer son contrôle dans la bande de Gaza.

« J’ai été encouragé par le ferme engagement du président [Mahmoud] Abbas et du gouvernement à revenir à Gaza avec le plein contrôle de l’Autorité palestinienne légitime », a-t-il dit dans un communiqué.

« C’est essentiel pour résoudre la situation humanitaire dès que possible, notamment les crises handicapantes de l’électricité et de la santé, et cela devrait faciliter la levée des restrictions de mouvement et d’accès à Gaza », a-t-il dit.

« Gaza est et doit être partie intégrante du futur état palestinien », a ajouté Mladenov.

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