Netanyahu : les tentatives de Rouhani pour éviter les sanctions US échoueront
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Netanyahu : les tentatives de Rouhani pour éviter les sanctions US échoueront

Le Premier ministre dit que l'Iran fait preuve d'un "incroyable culot" en demandant des garanties économiques à l'Europe, alors même qu'il planifie des attaques sur le continent

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors de la célébration du Jour de l'indépendance américaine à Airport City, le 3 juillet 2018. (Miriam Alster/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors de la célébration du Jour de l'indépendance américaine à Airport City, le 3 juillet 2018. (Miriam Alster/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi que le président iranien Hassan Rouhani échouera dans sa tentative d’éviter les sanctions américaines lors de son voyage de lobbying en Europe pour sauver l’accord nucléaire de 2015.

M. Rouhani est arrivé mardi soir à Vienne dans l’espoir de stimuler la coopération économique afin de compenser le retour des sanctions américaines à la suite du retrait de Washington de l’accord historique. Sa visite a eu lieu après l’arrestation d’un diplomate iranien, avec cinq autres personnes, au sujet d’un présumé attentat à la bombe contre des opposants exilés à Paris.

Le Premier ministre a accusé l’Iran d’“hypocrisie” dans sa quête d’un soutien européen, alors même que son diplomate était impliqué dans la planification d’un présumé attentat à la bombe.

« Cette semaine, nous avons eu une illustration de l’hypocrisie et du culot sans bornes de l’Iran », a déclaré M. Netanyahu, lors d’une allocution au Musée des prisonniers clandestins à Acre. « Cette semaine, le président de l’Iran a rencontré les dirigeants européens pour tenter de contourner le régime de sanctions du président Trump – et je vous dis que cette tentative échouera – de même que l’Iran avait planifié une attaque terroriste sur le sol français en Europe ».

« Ce n’est pas un hasard si cette attaque a été déjouée », a ajouté le Premier ministre de manière énigmatique, faisant peut-être allusion à une relation entre Israël et l’attaque déjouée.

Le président iranien Hassan Rouhani assiste à une conférence de presse à Berne le 3 juillet 2018. (AFP Photo/Ruben Sprich)

En mai, le Premier ministre a déclaré que les services de sécurité et de renseignement israéliens avaient empêché des attentats terroristes dans plus de 30 pays, et en janvier, qu’Israël a empêché que des avions soient détournés et s’écrasent sur des villes européennes.

Mardi, après la découverte du complot, Netanyahu avait exhorté les pays européens à annuler les pourparlers prévus avec l’Iran au sujet de la préservation de l’accord sur le nucléaire.

Mercredi, le Premier ministre a appelé l’Europe à cesser de financer l’Iran.

« Cessez de financer le régime terroriste qui finance le terrorisme contre vous sur votre sol, a-t-il déclaré. « Assez avec la politique d’apaisement et de faiblesse à l’égard de l’Iran. »

Netanyahu a déclaré qu’Israël continuerait d’agir pour se protéger.

« Nous prendrons des mesures énergiques contre ceux qui menacent de détruire Israël pour garantir l’avenir d’Israël », a-t-il précisé. « Même si nous sommes le petit nombre contre le grand nombre et que nous devons faire face au monde entier, nous le ferons ici, dans notre région ; nous le ferons dans l’arène internationale, nous abattrons mur après mur, et il faut parfois abattre les murs de l’hypocrisie ».

L’ayatollah Ali Khamenei prononce un discours lors de la fête du travail lors d’une réunion des travailleurs, le 30 avril 2018. (Photo AFP / Site Internet du chef suprême iranien / HO)

Dans une démarche résolument soutenue par Israël, le président américain Donald Trump s’est retiré unilatéralement de l’accord sur le nucléaire il y a près de deux mois et a rétabli les sanctions, au grand dam des autres signataires – Chine, France, Allemagne, Grande-Bretagne et Russie – qui, avec l’Union européenne, continuent de soutenir l’accord.

L’accord sur le nucléaire a été la pierre angulaire de la politique d’ouverture de Rouhani avec l’Occident, et le départ des Etats-Unis a été sévèrement critiqué par les ultra-conservateurs dans son pays.

Le Guide suprême de l’Iran, Ali Khamenei, a demandé à l’Europe de fournir un certain nombre de garanties économiques pour que Téhéran respecte ses engagements.

Augmentant la pression sur les partenaires européens de l’Iran, il a ordonné que des dispositions soient prises pour relancer rapidement les activités nucléaires en cas d’échec des pourparlers.

L’AFP a contribué à cet article.

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