Netanyahu va appeler Hollande après avoir rejeté les excuses d’Orange
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Netanyahu va appeler Hollande après avoir rejeté les excuses d’Orange

Le groupe israélien de téléphonie Partner rejette les excuses de Stéphane Richard, le PDG d'Orange

Le président français François Hollande et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l'Elysée, le 11 janvier 2011. (Crédit : Matthieu Alexandre/AFP)
Le président français François Hollande et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l'Elysée, le 11 janvier 2011. (Crédit : Matthieu Alexandre/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devrait s’entretenir dimanche avec le président français François Hollande, après le retrait annoncé d’Israël du géant de la télécommunication mobile bien que la compagnie française ait fait marche arrière.

Le président d’Orange a déclaré samedi que le groupe de télécommunications français est en Israël « pour rester », après qu’une dispute ait éclaté sur son intention à revoir ses liens commerciaux avec une firme israélienne qui loue son nom.

Stéphane Richard a déclaré à l’AFP qu’il « regrette sincèrement » avoir déclenché une fureur mercredi quand il a dit qu’Orange mettrait fin à son accord de franchise avec Partner, le deuxième opérateur mobile en Israël.

Netanyahu s’entretiendra dimanche avec Hollande sur le boycott implicite d’Israël, a rapporté la radio israélienne.

Dans une lettre envoyée à une conférence organisée par le milliardaire juif américain Sheldon Adelson à Las Vegas ce week-end, qui a accueilli des représentants de quelque 50 organisations juives et pro-israéliennes pour coordonner une stratégie afin de combattre les tentatives de boycott, Netanyahu a rejeté les platitudes de Richard qui, a-t-il dit, ne collent pas avec les propos qu’il avait tenus au Caire.

« Ses paroles d’admiration pour Israël ne concordent pas avec ses remarques sans équivoque et hostiles du Caire, » a souligné le Premier ministre.

Partner, deuxième plus gros opérateur du pays, a estimé que l’intention déclarée par le PDG d’Orange Stéphane Richard de mettre fin à l’accord de licence permettant à Partner d’utiliser la marque Orange, « continue de causer des torts énormes à la marque Orange en Israël et à heurter les citoyens israéliens ».

Richard est revenu à plusieurs reprises sur les propos qu’il avait tenus au Caire mercredi, déclarant notamment à un journal israélien « nous aimons Israël », et téléphonant au vice-Premier ministre Silvan Shalom pour s’excuser, selon les services de ce dernier.

Mais Partner demeure insatisfait.

« Les récentes déclarations […] ne sont qu’un écran de fumée, dont le but est de manipuler l’opinion publique en Israël et dans le monde », écrit l’entreprise dans son communiqué samedi. Elle critique les « communiqués choquants, les excuses et les expressions vagues et évasives » de Richard.

« Partner tient à souligner qu’à ce jour, nous n’avons pas reçu de communication officielle » de la part d’Orange, affirme le groupe. « Stéphane Richard a jusqu’ici évité de parler directement (à Partner), c’est un comportement inexplicable à nos yeux ».

Stéphane Richard a martelé depuis, et à nouveau samedi, qu’une telle décision était purement commerciale. Mais ses propos sur l’amendement de l’accord de licence étaient intervenus peu après la publication le 6 mai d’un rapport accusant le géant français de la téléphonie mobile de soutenir indirectement la présence juive en Cisjordanie via Partner.

Ce dernier fournit en effet ses services y compris dans les implantations juives, que la communauté internationale considère comme illégales.

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