ONU: le nombre d’enfants palestiniens tués par Israël en 2018 est très élevé
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ONU: le nombre d’enfants palestiniens tués par Israël en 2018 est très élevé

Le secrétaire général appelle Jérusalem à mettre fin à l'usage excessif de la force, demande aux groupes palestiniens d'arrêter d'encourager les enfants à participer à la violence

Des enfants de la bande de Gaza agitent un drapeau palestinien et brûle un drapeau à l'effigie de Donald Trump, le 30 mars 2018 (Crédit : Said Khatib/AFP)
Des enfants de la bande de Gaza agitent un drapeau palestinien et brûle un drapeau à l'effigie de Donald Trump, le 30 mars 2018 (Crédit : Said Khatib/AFP)

Un rapport des Nations unies publié vendredi a annoncé qu’en 2018, Israël a tué 56 enfants palestiniens – le chiffre le plus important depuis qu’Israël et le Hamas ont combattu une guerre dans la bande de Gaza en 2014.

Dans le rapport au Conseil de sécurité, le Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a déclaré que les soldats israéliens ont blessé près de 2 700 enfants « dans le contexte des manifestations, des affrontements et des opérations d’arrestation », selon Reuters.

Dans le même temps, six enfants israéliens ont été blessés dans des incidents liés au conflit.

Le chef des Nations unies a appelé Israël à « mettre immédiatement en place des mesures préventives et protectrices pour mettre un terme à l’usage excessif de la force » et « tous les acteurs palestiniens à éviter d’encourager la participation des enfants à la violence ».

Le rapport a également mentionné l’Afghanistan, avec 3 062 enfants tués ou blessés, la Syrie, où « des frappes aériennes, des bombes barils et des armes à sous-munitions ont entraîné 1 854 morts d’enfants », et le Yémen, où les combats entre les forces menées par l’Arabie saoudite et les rebelles Houthis soutenus par l’Iran ont entraîné le décès plus de 1 100 enfants.

Des Palestiniens durant une manifestation sur la plage près de la frontière maritime avec la bande de Gaza et Israël, le 8 octobre 2018 (Crédit : Said KHATIB / AFP)

La probable raison pour le nombre important de victimes enfants palestiniens en 2018 sont les émeutes hebdomadaires organisées à la frontière avec la bande de Gaza qui ont commencé en mars 2018 et continuent à ce jour, même s’il y a eu une certaine forme d’accalmie après un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

Israël affirme que le groupe terroriste du Hamas a utilisé la violence comme couverture pour ses attaques sur des soldats israéliens. Les manifestations, encouragées par le Hamas, ont toujours conduit à des émeutes violentes, avec des Palestiniens brûlant des pneus et attaquant des soldats israéliens à l’aide de pierres, de grenades à main et de bombes. Les manifestants tentent régulièrement de saboter et de traverser la barrière de sécurité.

Les émeutiers ont aussi adopté la tactique du lancer de ballons incendiaires vers Israël, brûlant des milliers d’hectares de forêt et de terres agricoles.

Le Hamas a formé des unités chargées de maintenir les tensions le long de la frontière avec des émeutes nocturnes et au petit matin.

Des manifestants palestiniens jettent des pierres en direction des forces de sécurité israéliennes au cours des manifestations le long de la frontière avec Israël, à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 juillet 2019. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Plus tôt cette année, l’armée israélienne a dit que des agents du Hamas avaient été entendus sur haut-parleur en train de promettre 300 shekels (76 euros) aux enfants à la frontière, s’ils étaient blessés lors des manifestations.

Les soldats israéliens répondent régulièrement à la violence avec des moyens non-mortels comme du gaz lacrymogène ou des balles en caoutchouc, mais ils utilisent bien des balles réelles dans certains cas. Environ 200 Palestiniens ont été tués depuis que le début des manifestations, et des milliers ont été blessés.

La communauté internationale a critiqué le Hamas pour avoir mis en danger des innocents lors des manifestations, mais a aussi accusé Israël d’usage disproportionné de la force contre des manifestants non-armés.

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