Opération Bouclier du nord : une délégation de l’armée israélienne à Moscou
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Opération Bouclier du nord : une délégation de l’armée israélienne à Moscou

La délégation, "dirigée par le chef des opérations de l'armée", informera les militaires russes "des avancées de l'opération" près du Liban visant à détruire les tunnels d'attaque

L'armée israélienne perce le sol au sud de la frontière libanaise pour tenter de localiser et de détruire les tunnels d'attaque du Hezbollah qui, selon elle, ont pénétré en territoire israélien, le 5 décembre 2018. (Armée israélienne)
L'armée israélienne perce le sol au sud de la frontière libanaise pour tenter de localiser et de détruire les tunnels d'attaque du Hezbollah qui, selon elle, ont pénétré en territoire israélien, le 5 décembre 2018. (Armée israélienne)

Une délégation de l’armée israélienne se rend mardi en Russie pour évoquer l’opération militaire à la frontière israélo-libanaise contre des « tunnels d’attaque » du groupe terroriste chiite du Hezbollah libanais, a indiqué lundi l’armée.

Celle-ci a lancé le 5 décembre une opération pour détruire des tunnels souterrains du Hezbollah chiite pro-iranien détectés du côté israélien de la frontière avec le Liban. Le Hezbollah et l’Iran sont des ennemis d’Israël.

Lors de sa visite d’un jour à Moscou, la délégation, « composée d’officiers supérieurs et dirigée par le chef des opérations de l’armée, le général Aharon Haliva », informera notamment les militaires russes « des avancées de l’opération » près du Liban, selon un communiqué de l’armée.

La force de l’ONU au Liban avait confirmé l’existence d’un tunnel en Israël près de la frontière du Liban, mais sans mentionner le Hezbollah.

Israël et le Liban demeurent techniquement en état de guerre mais la frontière est restée relativement calme ces dernières années.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé le président russe Vladimir Poutine pour discuter de ces tunnels.

Le président russe Vladimir Poutine (à droite) avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au Kremlin à Moscou, le 9 mai 2018. (Crédit : SERGEI ILNITSKY/AFP)

M. Poutine a « souligné la nécessité d’assurer la stabilité le long » de la frontière israélo-libanaise, selon l’ambassade russe en Israël.

Et M. Netanyahu a réaffirmé « la politique d’Israël consistant à empêcher l’établissement d’une présence iranienne en Syrie et à agir contre les agressions de l’Iran et du Hezbollah ».

Les relations entre la Russie, alliée du régime syrien, et Israël se sont compliquées depuis un incident en septembre au cours duquel la défense anti-aérienne syrienne a abattu par erreur un avion russe en tentant d’intercepter des missiles israéliens.

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