Opération Ratafia : quand la DGSE espionnait le Mossad
Rechercher

Opération Ratafia : quand la DGSE espionnait le Mossad

La série d'articles du Monde consacrée à l'opération laisse entrevoir la mécanique d'une opération d'espionnage, et les petits coups tordus que l'on se réserve entre camarades

Yaakov Nagel, conseiller à la sécurité nationale, à gauche, Yossi Cohen, directeur du Mossad, au centre, et Tamir Pardo, ancien directeur du Mossad, pendant une réunion du cabinet dans les bureaux du Premier ministre, à Jérusalem, le 10 janvier 2016. (Crédit : Alex Kolomoisky/Pool)
Yaakov Nagel, conseiller à la sécurité nationale, à gauche, Yossi Cohen, directeur du Mossad, au centre, et Tamir Pardo, ancien directeur du Mossad, pendant une réunion du cabinet dans les bureaux du Premier ministre, à Jérusalem, le 10 janvier 2016. (Crédit : Alex Kolomoisky/Pool)

La série d’articles du Monde consacrée à l’opération Ratafia, qui a vu plusieurs services de renseignements étrangers collaborer pour contrecarrer le programme d’armes chimiques syrien, laisse entrevoir la mécanique d’une opération d’espionnage et les petits coups tordus que l’on se réserve entre camarades. Même en cas de collaboration, le travail d’un agent reste d’accumuler des renseignements.

Si l’on apprenait dans un premier temps, par le biais du Monde, que cette opération avait vu la collaboration astucieuse autant qu’efficace, début 2010, des services secrets français et du Mossad (ainsi que des services allemands) dans un deuxième temps, était révélé la tentative de recrutement par Israël d’un espion français de manière pas tout à fait régulière.

Le shabbat du Mossad et de la DGSE

« L’un des agents français a ainsi vu fêtant le shabbat avec le chef de poste à Paris (…) puis a rejoint ses camarades du Mossad à Jérusalem ». La « ligne jaune » était franchie d’autant que des cadeaux et de l’argent auraient été échangés. La DCRI s’en est plainte à ses camarades du Mossad.

Mais selon les informations parvenues au quotidien du soir, « l’enquête de la DGSI se garde cependant de rappeler qu’un autre groupe de la DCRI, chargé de contre-espionnage, s’est arrangé pour prendre en photo, à leur insu, les agents du Mossad qui travaillaient avec les Français ».

Un remake digne du scénario des Barbouzes de Audiard où services français, allemand, soviétique, suisse, réunis sous le toit d’un grand physicien décédé, rivalisent d’ingéniosité pour récupérer les plans d’une arme atomique.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...