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Ormuz: l’agence maritime de l’ONU réclame des « mesures pratiques » sur la sécurité des navires

L'Iran orchestre notamment depuis le début du conflit au Moyen-Orient une quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, passage entre le Golfe et le golfe d'Oman crucial pour l'exportation des hydrocarbures de la région

Illustration : Cette photo prise le 11 mars 2026 et diffusée par la Marine royale thaïlandaise montre de la fumée s'élevant du vraquier thaïlandais « Mayuree Naree » près du détroit d'Ormuz après une attaque. (Crédit : MARINE ROYALE THAÏLANDAISE / AFP)
Illustration : Cette photo prise le 11 mars 2026 et diffusée par la Marine royale thaïlandaise montre de la fumée s'élevant du vraquier thaïlandais « Mayuree Naree » près du détroit d'Ormuz après une attaque. (Crédit : MARINE ROYALE THAÏLANDAISE / AFP)

L’Organisation maritime internationale (OMI) a ouvert mercredi à Londres une réunion de crise de deux jours et veut trouver des « mesures pratiques » pour assurer la sécurité dans le détroit d’Ormuz, où 20 000 marins sont actuellement bloqués sur 3 200 navires à cause de la guerre au Moyen-Orient.

« En vue de protéger les gens de mer innocents et sauvegarder la sécurité de la navigation et du milieu marin, je vous demande avec beaucoup d’insistance d’axer votre votre travail sur des mesures pratiques », a appelé Arsenio Dominguez, le secrétaire général de cette agence de l’ONU, en s’adressant aux délégués.

Cette réunion pourrait aboutir jeudi au vote de résolutions sur la sécurité des marins, leur réapprovisionnement ou la nécessité d’évacuer les bateaux bloqués, de la part des Etats membres de cette organisation chargée de la sécurité du secteur maritime.

Ces résolutions formellement votées par le conseil de l’OMI – son organe exécutif, composé de 40 Etats membres – ne seraient cependant pas contraignantes.

La session est ouverte à l’ensemble des pays membres ainsi qu’à des organisations de l’industrie maritime et des ONG.

Les Etats du Golfe blâment l’Iran

« L’activité sournoise de l’Iran est nocive au transport maritime international », ont affirmé les Emirats arabes unis qui ont pris en premier la parole mercredi à l’IMO.

Les autres pays du Golfe comme le Qatar et l’Arabie saoudite ont aussi répété mercredi leur condamnation des attaques de l’Iran sur ses voisins.

« Ces attaques constituent une grave atteinte à la souveraineté des États, une violation manifeste de la Charte des Nations Unies et du droit international, une menace directe pour la liberté de navigation et la sécurité des routes maritimes, ainsi qu’une tentative dangereuse de perturber le flux du commerce et de l’énergie à l’échelle mondiale », a martelé l’Arabie saoudite.

L’Iran orchestre notamment depuis le début du conflit au Moyen-Orient une quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, passage entre le Golfe et le golfe d’Oman crucial pour l’exportation des hydrocarbures de la région qui représentent environ un cinquième de la production de pétrole mondiale mais aussi du gaz naturel liquéfié.

Ce blocage a entraîné une forte hausse des prix du pétrole et du gaz avec un impact économique mondial, permettant à l’Iran de faire pression sur les Etats-Unis.

Une famille posant devant un chantier naval au large de la ville côtière de Fujaïrah, dans le détroit d’Ormuz, au nord des Émirats, le 25 février 2026. (Crédit : Giuseppe CACACE / AFP)

« Corridor maritime sûr »

L’Iran, qui est membre de l’OMI mais pas du conseil, impute de son côté la responsabilité de cette situation aux « récentes actions militaires menées par les Etats-Unis et le régime israélien », affirme un document transmis à l’organisation.

Selon un document déposé mardi à l’OMI par les Emirats arabes unis, « plus de 18 navires de commerce battant pavillon de différents Etats ont été touchés par des projectiles, des missiles, des drones sous-marins et des mines marines » dans la zone, provoquant « huit morts et quatre » portés disparus.

Par ailleurs, le Japon, le Panama, Singapour et les Emirats arabes unis exhortent le conseil de l’OMI à contribuer à établir « un corridor maritime sûr ».

Face aux inquiétudes croissantes sur la sécurité des marins et sur les réserves de nourriture et d’eau à bord des navires bloqués dans le Golfe, « toutes les parties doivent travailler en faveur d’une désescalade du conflit et permettre à ces équipages de quitter le Golfe et en toute sécurité à bord de leurs navires », a ajouté M. Dominguez.

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