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Otages israéliens aux mains du Hamas: le président colombien répond à une demande de Netanyahu

Gustavo Petro accuse par ailleurs Israël de commettre actuellement un "génocide" dans la bande de Gaza

Le président colombien Gustavo Petro s'adressant à ses partisans lors d'un rassemblement, à Bogota, en Colombie, le 7 juin 2023. (Crédit : Fernando Vergara/AP)
Le président colombien Gustavo Petro s'adressant à ses partisans lors d'un rassemblement, à Bogota, en Colombie, le 7 juin 2023. (Crédit : Fernando Vergara/AP)

Le président colombien Gustavo Petro a proposé mercredi de négocier la libération des otages israéliens détenus par le groupe terroriste islamiste du Hamas à Gaza par le biais d’une « commission de paix », en réponse à une demande du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Avec l’objectif clair de nous conduire vers un consensus (…) je considère qu’il est prioritaire d’avancer rapidement vers une cessation des hostilités et d’entamer des pourparlers pour la libération de tous les otages », a affirmé dans une lettre le dirigeant colombien.

M. Petro, premier président de gauche de l’histoire de la Colombie, soutient ouvertement la cause palestinienne et accuse Israël de commettre actuellement un « génocide » dans la bande de Gaza.

« Je propose que nous allions de l’avant en créant une commission de paix composée de différents pays pour garantir ces libérations et atteindre l’objectif plus large de mettre fin à la violence déclenchée entre Israël et la Palestine », a ajouté M. Petro, en réponse à une lettre privée de M. Netanyahu, datée du 11 janvier.

Dans ce courrier, diffusé par la presse colombienne et confirmé par l’ambassade israélienne, le Premier ministre israélien lui demandait de faire « tout son possible » pour intercéder en faveur des otages détenus par le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas depuis son attaque sans précédent du 7 octobre sur le sol israélien, qui a entraîné la mort de 1 140 personnes, majoritairement des civils dont la plus jeune avait 10 mois.

Quelque 253 personnes, dont le plus jeune a aujourd’hui un an, ont été enlevées et emmenées dans la bande de Gaza, dont une centaine ont été libérées fin novembre à la faveur d’une trêve, en échange de prisonniers palestiniens.

Des gens assistent à un rassemblement appelant à la libération des Israéliens retenus en otages par le Hamas et ses alliés à Gaza sur la Place des Otages à Tel Aviv, le 27 janvier 2024. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

On estime que 132 otages enlevés par le Hamas et ses complices le 7 octobre sont encore à Gaza, mais certains ne sont plus en vie. 105 civils ont été libérés lors d’une trêve d’une semaine fin novembre. Quatre otages avaient été libérées avant cela et une soldate avait été secourue. Les corps de huit otages ont également été récupérés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée lors d’un incident tragique le mois dernier.

Une autre personne est portée disparue depuis le 7 octobre.

L’armée israélienne a confirmé la mort de 29 des personnes toujours détenues par le Hamas et ses complices, sur la base de nouvelles informations et des découvertes obtenues par les troupes opérant à Gaza. Le Hamas détient par ailleurs les corps des soldats de Tsahal Oron Shaul et Hadar Goldin depuis 2014, ainsi que deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui sont tous deux censés être en vie après être entrés dans la bande de Gaza de leur propre chef en 2014 et 2015 respectivement.

Dans sa proposition de médiation, le président colombien évoque le processus de paix dans son pays dont il a été l’un des protagonistes lorsque lui et d’autres guérilleros du M-19 (une rébellion d’extrême-gauche) ont déposé les armes en 1990.

« Ce fut un exemple réussi de réconciliation et de construction civilisée », estime M. Petro, ajoutant que « ce même effort et cet engagement » l’avaient conduit aux Nations unies lorsqu’il avait proposé une conférence de paix sur la Palestine et une autre sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

La Colombie soutient la plainte déposée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour violation présumée de la convention sur le génocide de 1948.

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