Pape à Noël : « Personne ne doit sentir qu’il n’a pas sa place sur cette Terre »
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Pape à Noël : « Personne ne doit sentir qu’il n’a pas sa place sur cette Terre »

François Ier, petit-fils de migrants italiens, plaide pour l'hospitalité des migrants ; Près de 100 000 agents des forces de sécurité sont mobilisés en France pour les fêtes

Le pape François célèbre la messe à la veille de Noël marquant la naissance de Jésus-Christ le 24 décembre 2017 à la basilique Saint-Pierre au Vatican. (Crédit : AFP / Andreas SOLARO
Le pape François célèbre la messe à la veille de Noël marquant la naissance de Jésus-Christ le 24 décembre 2017 à la basilique Saint-Pierre au Vatican. (Crédit : AFP / Andreas SOLARO

Le pape a demandé dimanche aux 1,3 milliard de catholiques de la planète de ne pas ignorer le drame des migrants souvent « expulsés de leurs terres » par des dirigeants prêts à « verser du sang innocent », dans une homélie de Noël appelant à « l’hospitalité ».

L’Argentin Jorge Bergoglio, petit-fils de migrants italiens, a fait du sort des réfugiés l’un des thèmes fondamentaux de son pontificat entamé voici près de cinq ans.

« Personne ne doit sentir qu’il n’a pas sa place sur cette Terre », a-t-il estimé dans sa traditionnelle homélie de la veillée de Noël, la célébration pour les chrétiens de la nuit de naissance de Jésus de Nazareth.

Le pape adressera aussi lundi son cinquième message de Noël « Urbi et orbi » (« à la ville et au monde »), à la tonalité plus politique.

Noël de retour à Mossoul

En Syrie et en Irak, deux pays d’où le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a été chassé en 2017 de la très grande majorité des territoires qu’il avait conquis il y a trois ans, des minorités chrétiennes renouent en revanche cette année avec les célébrations de Noël.

C’est le cas notamment à Mossoul, la deuxième ville d’Irak, reprise en juillet par les forces gouvernementales avec l’aide d’une coalition internationale anti-jihadistes.

Même si seule une petite partie des chrétiens de cette cité est revenue, des chants de Noël ont de nouveau résonné dimanche dans l’église Saint-Paul où des tentures rouges et blanches cachaient en partie les stigmates de la guerre.

Le patriarche chaldéen Mgr Louis Sako a appelé les dizaines de fidèles présents à prier pour « la paix et la stabilité à Mossoul, en Irak et dans le monde ».

En Syrie, dans l’autre ex-bastion de l’EI, Raqa, repris en octobre par une coalition de forces kurdes et arabes, il faudra encore attendre avant de retrouver l’esprit de Noël : même si deux églises historiques ont été déminées, les habitants ne sont pas encore revenus.

A Homs (centre), en revanche, la communauté chrétienne a célébré Noël pour la première fois depuis la reprise totale de cette ville par le régime de Bachar al-Assad et la fin des combats, avec des récitals, une procession et des spectacles pour enfants.

Illustration. Les dômes de l’église copte Saint-Marc au Caire, Égypte (Crédit : CC BY Bakar_88, Flickr)

A Damas, les rues des quartiers en majorité chrétiens, tels Bab Touma, ont été décorées de sapins miniatures ornés de paillettes dorées ou argentées.

La situation des chrétiens d’Orient demeure toutefois précaire, comme en Egypte, où les Coptes, qui fêteront Noël le 6 janvier, sont régulièrement victimes d’agressions de la part d’extrémistes.

Vendredi, une église du sud du Caire a été attaquée par des centaines de personnes qui ont détruit le mobilier et s’en sont pris aux fidèles avant l’intervention des forces de sécurité, selon l’archevêché d’Atfih.

Près de 100 000 membres des forces de sécurité sont mobilisés dimanche et lundi en France à l’occasion des fêtes de Noël, notamment autour des lieux touristiques et des églises, d’après une source officielle.

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