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Pays-Bas: Un cours sur la Shoah annulé dû aux pressions pro-palestiniennes est rétabli

Face au tollé soulevé par les politiciens et la communauté juive, l'université des sciences appliquées d'Utrecht a annoncé que le cours commencerait le mois prochain, comme prévu

Des manifestants devant la Cour internationale de justice, à La Haye, aux Pays-Bas, le 12 janvier 2024. Illustration (Crédit : Patrick Post/AP Photo)
Des manifestants devant la Cour internationale de justice, à La Haye, aux Pays-Bas, le 12 janvier 2024. Illustration (Crédit : Patrick Post/AP Photo)

Une université néerlandaise, qui avait récemment annulé une série de conférences sur la Shoah sous la pression d’un lobby pro-palestinien, a rétabli le cours après les protestations de politiciens et de la communauté juive.

Revenant sur sa décision, l’université HU des sciences appliquées d’Utrecht a décidé de maintenir la série de huit conférences à partir du 7 février, comme cela avait été prévu, a rapporté lundi le quotidien local De Telegraaf.

Cette décision a été prise après plusieurs jours de fortes tensions, provoquées par l’annonce faite dimanche par l’université d’annuler les cours, puis de les reporter indéfiniment, en invoquant l’incapacité de l’institut à « assurer la sécurité des conférenciers, des étudiants, des enseignants et des visiteurs ». L’université a également lié le contenu des cours à la guerre en cours entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza, qui a éclaté avec l’assaut meurtrier lancé par le groupe terroriste le 7 octobre.

Le Telegraaf a rapporté dimanche les propos d’un porte-parole de l’université déclarant que cette dernière souhaitait « engager un dialogue sur la question et qu’elle avait besoin de plus de temps pour placer les événements du 7 octobre et d’autres événements dans une ‘perspective plus large’, avec un espace pour d’autres points de vue et croyances ».

Un groupe pro-palestinien d’Utrecht, New Neighbors, a affirmé avoir exercé des pressions pour l’annulation du cours.

L’annulation et les justifications fournies par l’université ont immédiatement fait l’objet de critiques.

« L’histoire devrait donc être réécrite ? », a indiqué Naomi Mestrum, directrice du Centre d’information et de documentation d’Israël, qui a contribué à l’organisation du cours, selon le quotidien. « Que diable veulent-ils dire par ‘perspectives différentes’ ? Que cela n’a pas eu lieu ? »

Le quotidien local, le NL Times, a rapporté que Lotte Bergen, l’une des conférencières du cours, a déclaré : « Cela me semble même antisémite. Si vous acceptez de laisser les événements actuels dicter les leçons d’histoire, c’est un signe qu’il y a un gros problème. »

Chanan Hertzberger, président de la Jewish Central Consultation, a jugé l’annulation de l’université « honteuse et profondément offensante ».

Le ministre néerlandais de la Justice, Dilan Yesilgöz-Zegerius, a publié sur X : « Sérieusement ? Un ‘dialogue diversifié et équilibré’ sur la persécution des Juifs ! Six millions de Juifs ont été assassinés parce qu’ils étaient Juifs. Six millions de vies ont été brutalement détruites par pure haine des Juifs. Quiconque souhaite nuancer ces propos a besoin d’une leçon d’histoire. »

Le ministre intérimaire de l’Éducation Robbert Dijkgraaf a déclaré qu’il était impératif d’aborder de manière proactive « les horreurs de la Shoah » et a appelé le personnel de l’université à remplir cette obligation « même lorsque c’est difficile », selon le NL Times.

Le quotidien a également rapporté dimanche, que le bureau du maire d’Utrecht avait indiqué être en pourparlers avec l’université pour voir comment reprogrammer les cours, toujours selon.

Lundi, l’université a annoncé qu’elle avait rétabli le cours, mais avec quelques modifications dans l’ordre, invoquant toujours des questions de sécurité. Le quotidien De Telegraaf n’a pas précisé la nature de ces changements.

Le 7 octobre, des terroristes du Hamas ont déferlé sur Israël depuis la frontière de la bande de Gaza et lancé une attaque au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes dans le sud d’Israël, dont la plupart étaient des civils. Ils ont également enlevé 253 personnes de tous âges, pour la plupart des civils, et les ont emmenés de force dans la bande de Gaza. Israël a répondu à cette attaque par une campagne militaire dont l’objectif est de chasser le Hamas du pouvoir à Gaza et de libérer les otages.

La guerre a entraîné de nombreux rassemblements et une mobilisation intense des partisans des deux camps dans le monde entier. Les campus universitaires sont devenus une arène de premier plan où s’affrontent les deux camps. De nombreux rassemblements anti-israéliens ont donné lieu à des manifestations d’antisémitisme. Les actes de harcèlement et les agressions antisémites se sont multipliés dans le monde entier.

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