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« Plus jamais ça », jurent survivants de la Shoah et familles d’otages à Yom HaShoah

"La douleur est la douleur, peu importe si je l'expérimente en Pologne ou aujourd'hui, le 7 octobre", a dit une survivante du génocide juif devant une foule émue aux larmes sur la place des Otages de Tel Aviv

Une foule rassemblée sur la place des otages de Tel Aviv pour entendre les témoignages des survivants de la Shoah et des familles d'otages à la veille de Yom HaShoah, le 5 mai 2024. (Crédit :Charlie Summers/Times of Israel)
Une foule rassemblée sur la place des otages de Tel Aviv pour entendre les témoignages des survivants de la Shoah et des familles d'otages à la veille de Yom HaShoah, le 5 mai 2024. (Crédit :Charlie Summers/Times of Israel)

Environ 2 000 personnes se sont réunies sur la Place des Otages de Tel Aviv à l’occasion d’un rassemblement initié par Zikaron Basalon (ce qui signifie littéralement en hébreu « Souvenir dans le Salon ») dans la soirée de dimanche. Elles ont écouté les membres des familles des captifs retenus en détention à Gaza et les survivants de la Shoah qui ont partagé tous leurs histoires à la veille de Yom YaShoah.

Si la tradition de Zikaron Basalon consiste habituellement à réunir de manière intime des citoyens israéliens dans un domicile privé pour qu’ils puissent écouter le témoignage des survivants du génocide juif, le Forum des Familles d’otages et de portés-disparus a finalement attiré une foule massive sur cette place en plein air, dans la soirée de dimanche.

« La douleur est la douleur, peu importe si je l’expérimente en Pologne ou aujourd’hui, le 7 octobre », a dit une survivante du génocide juif, Hannah Gofrit. Elle avait immigré en Israël en 1949.

Gofrit a commencé sa prise de parole de manière volontairement positive, en disant aux personnes présentes qu’elle rejetait l’étiquette de « survivante », lui préférant celle de « victorieuse ».

« J’ai eu le privilège d’immigrer dans l’État d’Israël, d’y faire ma vie, d’y redonner un sens, d’établir un foyer en Israël et je suis victorieuse », a-t-elle déclaré. Cette infirmière de 88 ans a commencé à partager son histoire avec les jeunes survivants du 7 octobre après le massacre qui a été commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre.

Sur un écran placé au-dessus de la tribune où les intervenants prenaient la parole, une vidéo montrait Gofrit avec de jeunes enfants évacués du kibboutz Mefalsim, l’une des communautés dévastées par les hommes armés, le 7 octobre. Dans la séquence, la survivante leur fait une
promesse : « Il y a une vie après ».

Gofrit, qui a écrit des mémoires consacrées à son enfance, un livre intitulé « Je voulais voler comme un papillon », a chanté devant la foule une chanson basée sur le titre de son ouvrage, qui a été composée par Eliana Tidhat et Lee Biran, deux musiciens.

Hannah Gofrit, survivante de la Shoah de 88 ans, s’exprime devant la foule réunie pour un événement de commémoration de la Shoah sur la place des Otages de Tel Aviv, à la veille de Yom HaShoah, le 5 mai 2024. (Crédit : Hostages and Missing Families Forum/Paulina Patimer)

Omri Shtivi, le frère d’Idan Shtivi qui avait été enlevé par les hommes armés du Hamas pendant le massacre survenu au festival de musique électronique Supernova, a indiqué que les survivants de la Shoah, des deux côtés de sa famille, seraient fiers de lui aujourd’hui – ajoutant toutefois que « la situation difficile que nous sommes en train de traverser les fait très certainement se retourner dans leurs tombes ».

Il a déclaré que sa vie, comme celle de sa famille, était devenue « un cauchemar permanent » depuis la disparition de son frère, kidnappé par les terroristes et emmené dans la bande de Gaza, et il a comparé ce qu’il vit actuellement à ce que sa grand-mère lui racontait sur son enfance passée sous le règne meurtrier des nazis.

« Elle m’a dit qu’un jour, les soldats nazis étaient venus chez eux et qu’ils avaient tenté d’enlever son frère mais que son père leur avait fait face et qu’il avait réussi à les empêcher de le faire. Mais personne n’était là, le 7 octobre, pour sauver Idan », a-t-il indiqué.

Même si le sujet n’était pas au cœur de l’événement, les intervenants ont parlé à mots voilés de la nécessité de conclure un accord avec le Hamas pour garantir la remise en liberté des otages. Shtivi a affirmé que la situation critique qui est celle des captifs actuellement n’était pas une question politique ou humanitaire, mais qu’elle était d’ordre moral.

Il a indiqué que « pour gagner, nous devons abandonner le tout militaire en faveur de l’action morale ». Il a estimé qu’un « réel leader » serait celui qui choisirait l’option morale – œuvrer à rapatrier les otages auprès de leurs proches.

Tzipi Ohel, la grand-mère d’Alon Ohel, 22 ans, qui avait été enlevé à la rave-party Supernova, lui aussi, a approuvé ce qu’avait dit Shtivi lorsque le rabbin Benny Lau, qui animait la soirée, l’a interrogée sur les mots « Plus Jamais ça » qui étaient écrits sur l’écran, au-dessus des intervenants.

« Je suis née à Berlin et en 1949, j’ai embarqué à bord du navire ‘L’Indépendance’ avec ma famille en partance pour Israël », a dit Ohel, dont les parents avaient survécu à la Shoah. « Mes parents m’ont toujours dit – et c’est moi aujourd’hui qui le dis à mes enfants : « Plus jamais ça ». C’est ainsi que je les ai élevés ».

Tzipi Ohel et Omri Shtivi, membres des familles d’otages, avec le rabbin Benny Lau, qui a animé la soirée de commémoration de la Shoah sur le place des Otages de Tel Aviv, le 5 mai 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)

« Cela fait sept mois maintenant que je me dis qu’il va y avoir un miracle mais ce miracle n’arrive jamais », a continué Ohel.

Vers la fin de la soirée, les organisateurs ont montré au public une vidéo mise au point par le Forum des Familles, avec des survivants de la Shoah qui ont voulu transmettre un message aux otages qui se trouvent encore en captivité dans la bande de Gaza.

« Cela dépend de vous de rester des personnes, de rester des êtres humains », a dit Batya Rapaport, qui a survécu au ghetto de Varsovie, dans la séquence – entre autres nombreux messages de survivants qui ont ému aux larmes le public recueilli qui était rassemblé sur la Place des Otages.

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