Pour tout patient COVID confirmé, il peut y avoir dix malades de plus – Gamzu
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Pour tout patient COVID confirmé, il peut y avoir dix malades de plus – Gamzu

Au cours d'une visite au siège du suivi des contacts de l'armée, le responsable de la lutte sanitaire a vivement prôné le dépistage pour aider à rompre la chaîne d'infection

Le responsable du coronavirus  Ronni Gamzu s'exprime pendant une conférence de presse au sein de l'unité de suivi des contacts "Alon", le 3 novembre 2020. (Capture d'écran :  Twitter)
Le responsable du coronavirus Ronni Gamzu s'exprime pendant une conférence de presse au sein de l'unité de suivi des contacts "Alon", le 3 novembre 2020. (Capture d'écran : Twitter)

Le responsable sortant de la lutte contre le coronavirus en Israël, Ronni Gamzu, a fait savoir mardi que pour chaque personne dont la contamination au coronavirus est confirmée, dix autres pensent être elles aussi infectées, mais n’iront pas se faire dépister.

Gamzu s’est joint au ministre de la Défense, Benny Gantz, lors d’une visite du siège militaire accueillant les équipes de l’unité Alon, qui est chargée du suivi des cas contacts des Israéliens. Les deux hommes ont vivement recommandé à la population de coopérer aux efforts de lutte menée par le pays afin de briser la chaîne des infections.

« S’il y a eu 600 cas vérifiés ce matin, j’estime qu’il y a au moins dix fois ce chiffre en termes de personnes qui ne vont pas se faire dépister même si elles pensent être malades », a indiqué Gamzu. « Elles ne se mettent pas seulement en danger elles-mêmes ni leurs familles, mais toute l’opération qui vise à réduire l’ampleur de la maladie, en nous empêchant de faire baisser le coefficient des infections ».

Ceux qui évitent les tests entravent également l’allégement supplémentaire du confinement national qui permettrait d’ouvrir les entreprises ainsi que les classes allant du CM2 à la Terminale, a continué le haut responsable.

Gamzu a appelé les personnes atteintes par la COVID-19 à se montrer honnêtes sur les contacts qu’elles ont pu avoir.

« Si on ne révèle pas tous ses contacts, c’est un problème significatif », a-t-il souligné.

De gauche à droite : Le responsable sortant de la lutte contre le coronavirus en Israël, Ronni Gamzu ; le ministre de la Défense, Benny Gantz, le chef d’Etat major Aviv Kohavi et le chef du commandement intérieur, le général Uri Gordin, au sein du siège militaire 3alon », où s’effectue le suivi des contacts, le 3 novembre 2020. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)

S’exprimant avant lui, Gantz a salué l’opération de suivi du virus menée par l’armée, la qualifiant de « l’un des meilleurs systèmes de rupture de la chaîne d’infection du monde ».

Gantz a dit que l’unité Alon, depuis qu’elle est opérationnelle, avait pu enquêter sur 4 000 cas par jour.

La mission de suivi des contacts a été confiée à l’armée israélienne au mois d’août pour la première fois.

Il a toutefois averti que le système ne fonctionnerait véritablement qu’avec la coopération de la population.

Gantz a expliqué qu’il avait demandé à ce que les autorités locales puissent être informées des coordonnées des Israéliens revenant de l’étranger de manière à pouvoir suivre les individus qui doivent se placer en quarantaine. Le ministre de la Défense a aussi fait part de l’intention du gouvernement d’élargir les confinements appliqués dans les villes dites « rouges – qui présentent un taux d’infection élevé.

« De cette façon, nous pourrons agir dans les foyers d’infection, d’un côté, et de l’autre, ouvrir d’autres régions », a-t-il expliqué.

Gamzu avait alerté les ministres, lundi, que les taux de dépistage étaient en baisse, de nombreux Israéliens étant peu désireux de se faire tester.

Dans un échange survenu entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le responsable sanitaire pendant une réunion du cabinet dit « du coronavirus », il avait été noté qu’un certain nombre de localités n’avaient pas atteint les objectifs établis concernant le nombre de tests à réaliser quotidiennement.

Prenant la parole, mardi, Gamzu a indiqué que le gouvernement réfléchissait à des « incitations » pour que les municipalités procèdent à un grand nombre de tests, sans pour autant fournir de détails.

Un employé d’une équipe de Shaare Zedek, en habit de protection, fait un test de dépistage au coronavirus aux abords de l’unité COVID-19 à Jérusalem, le 12 octobre 2020. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Le ministère de la Santé avait rapporté une augmentation du nombre de nouveaux cas, lundi, signalant néanmoins que le taux de positivité des tests, pour sa part, avait décliné.

Le ministère a fait savoir, mardi, que sur les 34 128 résultats de tests qui étaient revenus la veille, 2,3 % étaient positifs.

Cette baisse a eu lieu au lendemain de la mise en garde d’un groupe de travail militaire, qui a fait savoir que le taux de positivité des tests avait grimpé. Les chiffres du ministère de la Santé avaient antérieurement montré que ce taux de positivité était passé d’environ 2 %, la semaine dernière, à 2,9 % samedi et à 3,1 % dimanche.

Les niveaux de dépistage sont également en hausse, avec 34 128 personnes qui ont été dépistées lundi. Gamzu a averti qu’il fallait que les tests atteignent le chiffre d’au moins 30 000 par jour pour que les responsables aient une vue d’ensemble crédible de la situation.

Israël avait fait nettement baisser ses taux d’infection quotidiens, lesquels sont passés d’environ 8 000 à la mi-septembre à plusieurs centaines fin octobre, par le biais d’un confinement national que le gouvernement a commencé à alléger il y a deux semaines.

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