Quatzenheim : Netanyahu dénonce l’acte « choquant » de « sauvages antisémites »
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Quatzenheim : Netanyahu dénonce l’acte « choquant » de « sauvages antisémites »

"C'est un fléau qui met tout le monde en danger, pas seulement nous, et il doit être condamné où et quand il lève la tête," a déclaré le Premier ministre de l'État juif

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé mardi la profanation d’un cimetière juif dans le nord-est de la France comme un acte « choquant » commis par de « sauvages antisémites ».

« Aujourd’hui, quelque chose de choquant s’est passé en France. Quatre-vingts [le chiffre a été revu à la hausse – 96] tombes juives ont été profanées avec des symboles nazis par des antisémites sauvages », a-t-il déclaré dans une vidéo en hébreu publiée sur les réseaux sociaux.

« J’appelle les dirigeants français et européens à prendre fermement position contre l’antisémitisme. C’est un fléau qui met tout le monde en danger, pas seulement nous, et il doit être condamné où et quand il lève la tête. »

Le ministre israélien de l’Immigration, Yoav Galant, avait appelé plus tôt mardi les juifs à émigrer pour l’Etat hébreu.

« Je condamne vigoureusement l’antisémitisme en France et en appelle aux juifs : rentrez à la maison, immigrez en Israël », a dit M. Galant sur Twitter.

Le parquet de Strasbourg, compétent dans cette affaire, a indiqué à l’AFP ouvrir une « enquête de flagrance » confiée à la section de recherches (SR) de la gendarmerie de la capitale alsacienne.

Selon un photographe de l’AFP, les tombes ont été marquées à la bombe de croix gammées bleues et jaunes. Une sépulture porte également l’inscription « Elsassisches Schwarzen Wolfe » (« Les loups noirs alsaciens »), possible référence à un groupe autonomiste alsacien actif dans les années 70.

« La profanation (de ce) cimetière réveille les images de périodes sombres dans l’histoire du peuple juif », a dit M. Galant. Il a indiqué qu’il avait rendu visite la semaine passée à la communauté juive de Paris. Celle-ci fait face à une « offensive antisémite et au processus d’assimilation », a-t-il dit.

« L’assimilation » – sociale ou culturelle à travers le mariage par exemple – de leurs coreligionnaires à leur milieu environnant est une préoccupation d’un certain nombre de juifs inquiets de la préservation de leur identité.

Une photo prise le 20 février 2019 à Quatzenheim montre des svastikas peintes sur des tombes dans un cimetière juif, le jour d’une marche nationale contre une recrudescence des attaques antisémites. – Environ 80 tombes ont été vandalisées dans un cimetière du village de Quatzenheim, près de la frontière avec l’Allemagne, dans la région Alsace. (Crédit : Frederick FLORIN / AFP)

D’autres croix gammées ont été marquées à la bombe sur le portail d’une maison, en lisière du cimetière, et sur le mur d’enceinte. L’accès au cimetière a été rapidement bouclé par la gendarmerie, les journalistes, photographes et caméramen étant tenus à distance.

Cité dans le communiqué de la préfecture, Jean-Luc Marx, préfet du Bas-Rhin, a condamné « avec la plus grande fermeté cet acte antisémite odieux et exprime son soutien le plus total à la communauté juive qui a une nouvelle fois été prise pour cible ». « L’antisémitisme porte atteinte aux valeurs de la République que tous les Français ont en partage. Aucune violence, aucune manifestation de haine ou d’intolérance ne doit mettre en péril le vivre ensemble », a-t-il ajouté.

« Ça ne s’arrête plus, c’est secousse après secousse. Je ne sais combien de temps on va tenir (…) J’ai envie de vomir », a indiqué à l’AFP Maurice Dahan, président du consistoire israélite du Bas-Rhin.

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