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Rashida Tlaib fustige ses collègues qui rencontrent Netanyahu, « un fou génocidaire »

La représentante palestino-américaine a déjà été censurée par le Congrès pour avoir accusé Joe Biden de soutenir un "génocide"

La représentante démocrate Rashida Tlaib se tenant devant son bureau après y avoir placé un drapeau palestinien, le 25 janvier 2023. (Crédit : Rashida Tlaib/Twitter)
La représentante démocrate Rashida Tlaib se tenant devant son bureau après y avoir placé un drapeau palestinien, le 25 janvier 2023. (Crédit : Rashida Tlaib/Twitter)

Dans un article publié sur son profil Instagram mercredi soir, la représentante démocrate du Michigan, Rashida Tlaib, a qualifié le Premier ministre Benjamin Netanyahu de « fou génocidaire« , fustigeant les membres du Congrès qui acceptent de le rencontrer.

« Chaque membre du Congrès qui s’assoit avec ce meurtrier soutient un criminel de guerre. Nous n’oublierons jamais », a écrit Tlaib.

Les propos de Tlaib surviennent moins d’une semaine après qu’un membre de son parti, le représentant démocrate du New Jersey Josh Gottheimer, a rencontré Netanyahu lors d’une visite en Israël dans le cadre d’un voyage officiel de la Commission spéciale sur le renseignement du Sénat des États-Unis, et deux mois après que le chef de la majorité du Sénat, le représentant démocrate de New York Chuck Schumer, a conduit un groupe bipartisan de sénateurs lors d’un voyage en Israël, où il a également rencontré Netanyahu.

Cependant, le 31 octobre, le ministre de la Défense Lloyd Austin a signé une note annonçant que le Pentagone ne soutiendrait pas les visites du Congrès en Israël, invoquant la nécessité de restreindre les mesures de sécurité non-essentielles dans la région.

La députée a ouvertement critiqué le président américain Joe Biden, membre de son parti, pour son soutien à Israël dans sa guerre contre le Hamas, déclenchée par l’attaque brutale du groupe terroriste palestinien du Hamas contre Israël le 7 octobre, au cours de laquelle les terroristes ont tué 1 200 personnes et pris en otage plus de 240 personnes de tous âges.

Elle a également accusé Biden de soutenir ce qu’elle a qualifié de « génocide » des Palestiniens en soutenant l’opération d’Israël contre le Hamas, qui prône ouvertement la destruction d’Israël.

« Joe Biden a soutenu le génocide du peuple palestinien. Le peuple américain ne l’oubliera pas. Biden, soutenez un cessez-le-feu maintenant. Sinon, ne comptez pas sur nous en 2024 », a-t-elle déclaré dans une vidéo postée le 3 novembre.

La représentante démocrate du Michigan, Rashida Tlaib, prenant la parole lors d’une manifestation pro-palestinienne, à Washington, le 20 octobre 2023. (Crédit : Jose Luis Magana/AP)

Dans sa vidéo, Tlaib menace le président d’un retour de bâton électoral.

La vidéo a conduit le Congrès à la censurer en raison de son utilisation du slogan « De la rivière à la mer, la Palestine sera libre », que beaucoup interprètent comme un appel à la destruction de l’État juif. Mais Tlaib assure qu’il s’agit plutôt « d’un appel aspirationnel à la liberté, aux droits de l’Homme et à la coexistence pacifique, et non à la mort, à la destruction ou à la haine ». Par le passé, Tlaib a exprimé son soutien à une solution à un seul État pour le conflit israélo-palestinien, ce qui mettrait de facto fin à l’État juif.

Tlaib est l’unique membre palestino-américain du Congrès, représentant le 13e district du Michigan, qui comprend Dearborn, où se trouve la plus grande population musulmane par habitant aux États-Unis, ainsi qu’une importante communauté palestino-américaine.

Alors que de nombreux démocrates se sont rangés derrière le soutien de Biden à Israël pendant la guerre, ceux de l’aile la plus progressiste du parti, tels que Tlaib, ont appelé à un cessez-le-feu et dénoncé les actions d’Israël.

Elle fait partie des neuf Démocrates qui ont voté contre une mesure de la Chambre des représentants condamnant les atrocités du Hamas fin octobre, notamment Ilhan Omar (Minnesota), Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Jamaal Bowman (New York), Cori Bush (Missouri), Al Green (Texas), Summer Lee (Pennsylvanie), Andre Carson (Indiana) et Delia Ramirez (Illinois).

La plupart des « non » démocrates provenaient de la Squad, un groupe de législateurs progressistes, très critiques à l’égard d’Israël depuis avant la guerre.

Bowman, Lee, Omar et Tlaib faisaient également partie des 17 parrains d’une résolution distincte, fin octobre, demandant à l’administration Biden d’appeler à un cessez-le-feu. Les détracteurs de cette résolution ont déclaré qu’elle ne mentionnait pas le massacre d’Israéliens par le Hamas le 7 octobre, les otages détenus par le Hamas ou le fait que les États-Unis considèrent le Hamas comme un groupe terroriste.

Le Hamas a quant à lui rejeté plusieurs offres de cessez-le-feu.

Tlaib a sévèrement critiqué Israël tout au long de son mandat de membre du Congrès.

En 2019, poussé par le président de l’époque Donald Trump, le gouvernement israélien avait refusé l’entrée à Tlaib et Omar, citant le soutien des progressistes au mouvement anti-Israël Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), dans un geste qui avait suscité de vives réprimandes de la part des dirigeants américains de gauche, ainsi que des critiques internes.

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