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Regev-Yochay: « Les experts ont peur de parler des vaccins en raison de menaces »

"Les menaces proférées à l'encontre de Sharon Alroy-Preis sont préoccupantes", a déclaré la directrice de l'unité d'épidémiologie des maladies infectieuses de l'hôpital Sheba

La professeure Gili Regev-Yochai, directr ice de l'unité d'épidémiologie des maladies infectieuses du centre médical Sheba. (Crédit : capture d'écran YouTube)
La professeure Gili Regev-Yochai, directr ice de l'unité d'épidémiologie des maladies infectieuses du centre médical Sheba. (Crédit : capture d'écran YouTube)

De nombreux experts de la santé ont peur de donner des interviews aux médias au sujet des vaccins COVID-19 en raison des menaces concrètes posées par les militants antivaccin, a déclaré dimanche une responsable du plus grand hôpital d’Israël.

Les commentaires de la professeure Gili Regev-Yochay, directrice de l’unité d’épidémiologie des maladies infectieuses de l’hôpital Sheba, intervenaient après que la directrice des services de santé publique du ministère de la Santé, Sharon Alroy-Preis, a reçu une protection rapprochée en raison de multiples menaces de mort.

« Les menaces proférées à l’encontre de Sharon Alroy-Preis sont préoccupantes », a déclaré Mme Regev-Yochay au site d’information Ynet.

« Cela commence par de l’incitation et ça se termine bien pire. Nous avons déjà eu un Premier ministre qui a été assassiné », dit-elle, en faisant référence à l’assassinat d’Yitzhak Rabin en 1995 par un extrémiste de droite.

Le Dr Sharon Alroy-Preis, directrice du service de la santé publique au ministère de la Santé, s’exprime lors d’une conférence de presse à Jérusalem le 23 juin 2021. (Yonatan Sindel / Flash90)

« Il y a des gens qui ne veulent pas aller parler aux médias de la vaccination des enfants ou en général, par peur », dit-elle, alors que le pays va commencer à vacciner les enfants âgés de 5 à 11 ans dans les prochaines semaines. « Il y a des gens qui n’expriment pas leurs opinions, et c’est une honte ».

Regev-Yochay dit qu’elle aussi a reçu « des malédictions et des moqueries ».

« On me traite de nazie, d’empoisonneuse d’enfants, ce genre de choses, principalement autour des vaccins. Ce n’est pas comparable à ce que vit Sharon. Je pense que c’est choquant et que cela ne peut pas rester sans réponse ».

Par ailleurs, le tribunal de première instance de Tel Aviv a rejeté une plainte pour diffamation déposée par un groupe de médecins contre un haut fonctionnaire du ministère de la Santé qui les avait traités de « négationnistes du coronavirus ».

La plainte portait sur un commentaire de Sharon Alroy-Preis à l’encontre d’un groupe de médecins appelé le Conseil d’urgence public israélien pour la crise du Covid-19, qui a dénoncé avec véhémence la politique d’imposition de restrictions et dont les publications ont gagné la faveur des militants anti-vaccination.

Le tribunal a rejeté l’action en justice d’un montant de 150 000 shekels, mais a exprimé l’espoir que « le discours entre les professionnels chargés de lutter contre la pandémie de COVID-19 sera professionnel, respectueux et pertinent ».

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