Israël en guerre - Jour 147

Rechercher

Retour de milliers d’employés palestiniens dans les implantations depuis le 7 octobre

Tsahal publie des directives de sécurité pour les sociétés israéliennes en Cisjordanie qui souhaitent réintégrer leurs ouvriers ; Ben Gvir demande que la décision soit annulée

Des travailleurs palestiniens faisant la queue à l'entrée de l'implantation juive de Maale Adumim, le 23 février 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
Des travailleurs palestiniens faisant la queue à l'entrée de l'implantation juive de Maale Adumim, le 23 février 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Entre 8 000 et 10 000 ouvriers palestiniens de Cisjordanie reprendront leur travail dans les implantations et les entreprises israéliennes de Cisjordanie dans les prochains jours, suite à une décision du Commandement du Centre de l’armée israélienne.

Mercredi, une demande présentée par des employeurs israéliens pour permettre aux Palestiniens de retourner travailler dans les implantations a été acceptée par Tsahal, bien qu’avec des conditions de sécurité plus strictes par rapport à celles qui étaient en vigueur avant le 7 octobre, ont rapporté les médias israéliens.

La décision d’autoriser des Palestiniens à reprendre le travail a été prise à la suite de pressions considérables exercées par les propriétaires d’usines et d’entreprises qui souffrent financièrement de la perte d’une grande partie de leur main-d’œuvre.

Depuis l’attaque dévastatrice du groupe terroriste palestinien du Hamas du 7 octobre – au cours de laquelle 1 200 personnes ont été tuées et plus de 240 ont été prises en otage alors que des milliers de terroristes affluaient de Gaza vers le sud d’Israël -, plus de 150 000 Palestiniens de Cisjordanie sont dans l’impossibilité d’entrer en Israël, ou dans les implantations israéliennes, pour y travailler.

Avant l’attaque du 7 octobre et la guerre qui a suivi à Gaza, quelque 150 000 Palestiniens de Cisjordanie et 17 000 autres de la bande de Gaza avaient le droit d’entrer légalement en Israël pour y travailler.

Ces dernières semaines, plusieurs milliers de Palestiniens auraient déjà été autorisés à reprendre leur travail dans diverses installations industrielles de Cisjordanie appartenant à Israël, bien que ceux qui sont employés dans des implantations juives n’aient pas encore été autorisés à revenir.

Des Palestiniens traversant le checkpoint israélien de Qalandia pour assister à la dernière prière du Ramadan à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem, près de la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 14 avril 2023. (Crédit : Flash90)

Pour les Palestiniens de Cisjordanie, le retour au travail ne sera approuvé que dans les cas où l’employeur dispose de conditions de sécurité adéquates sur le lieu de travail, a rapporté la chaîne publique israélienne Kan.

Les employés ne seront autorisés à se déplacer librement qu’à l’intérieur de zones désignées sur le lieu de travail et les employeurs devront veiller à ce qu’il y ait un agent de sécurité armé pour sept ouvriers, une dépense qui sera couverte par l’employeur et non par le gouvernement.

Dans une lettre publiée mercredi après-midi, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a fait appel au conseiller à la Sécurité nationale, Tzahi Hanegbi, en lui demandant d’annuler la décision.

« Ma position sur la question est connue de tous : l’introduction dans l’État d’Israël de travailleurs palestiniens de l’Autorité palestinienne, qui soutient le terrorisme, met en danger les citoyens du pays et ouvre la porte à une répétition des événements du 7 octobre », a souligné le ministre d’extrême-droite.

« Le sang des habitants de la [Cisjordanie] n’est pas moins rouge que celui du reste des citoyens israéliens. »

Alors que les Palestiniens pourront retourner travailler pour des employeurs israéliens en Cisjordanie, rien n’indique quand cette mesure sera étendue à ceux qui travaillent à l’intérieur de la Ligne verte, car cette décision ne peut être approuvée que par le gouvernement.

Au début du mois de décembre, le cabinet de sécurité avait examiné une proposition visant à permettre aux Palestiniens de Cisjordanie de retourner travailler en Israël, mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’avait pas soumis la question au vote en raison de désaccords signalés entre les ministres du cabinet de sécurité et de la crainte qu’il ne dispose pas d’une majorité.

Lorsque la question a été examinée par les 15 membres de la commission des Finances le 11 décembre, 13 ministres ont voté contre l’autorisation du retour des employés palestiniens, tandis que le ministre de l’Agriculture, Avi Dichter, et le ministre du Travail, Yoav Ben Tzur, se sont abstenus.

Au cours de la même réunion, le ministre des Finances Bezalel Smotrich s’est prononcé contre le projet d’autoriser les Palestiniens à revenir travailler en Cisjordanie, affirmant qu’une telle décision serait « discriminatoire » à l’égard des résidents d’implantations.

Jacob Magid a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.